Is there life on mars à la Saison culturelle
Une grande partie du spectacle consiste à faire ressentir directement au public les choses comme elles pourraient être vécues par une personne avec autisme. Le spectacle est construit autour d’interviews effectuées pendant deux ans par la metteure en scène avec des personnes avec autisme et leur entourage. Sur scène, les acteurs entendent dans leurs écouteurs des montages de ces interviews qu’ils retransmettent instantanément et le plus fidèlement possible aux spectateurs. Le procédé est totalement visible, on voit les acteurs avec des casques et des micros, et la représentation commence par une retranscription verbatim d’une question posée directement aux spectateurs lorsqu’ils entrent en salle, afin que le principe soit immédiatement identifié et compris. Parallèlement à ces séquences de retransmission d’interviews, des scènes plus oniriques ponctuent, accentuent ou contrastent avec cette parole, en créant une dimension visuelle et sonore décalée. Ces moments prennent la forme d’installations, de propositions visuelles, de détournements d’objets et de sons, de vidéos, de chorégraphies, et font ressentir ce que pourrait être l’autisme autrement que par des mots. L’accompagnement musical propose des interprétations particulières, comme celle de La marche turque de Mozart par Fazil Say, qui nous plonge dans un monde étrange où ce célèbre classique devient par l’interprétation une sorte de rag-time un peu dingue et fascinant.
Pubblicato / aggiornato
il 05/04/2018 alle 12:00
Categoria:
Cultura
