Vois-ci,Vois-là les faits de la Vallée d’Aoste liés au 18 avril
Notre protagoniste d’aujourd’hui est l’anniversaire de l’inauguration, survenue le 18 avril 1996, de la première centrale opérative « Valle d’Aosta Soccorso », bien mieux connue sous le nom du numéro qu’il faut appeler pour recevoir l’aide médicale : le 118. L’urgence sanitaire est, dans notre région, structurée de façon à englober sous un même label des instances différentes : en font partie le secours et le médecine d’urgence, la traumatologie et la continuité des soins.
Cette continuité des soins, c’est quoi ? Si nous utilisons la définition de garde médicale nous avons déjà une idée plus claire, mais le mieux c’est encore de rencontrer le responsable du service, Carlo Poti.
Le service de Continuité des soins en Vallée d’Aoste
Par Simona Madeo
Quand les médecins de famille ne sont pas en service (la nuit, les pré-fériés et les jours de fête) et nous avons besoin d’une aide médicale, le système sanitaire garantit une continuité des soins. C’est au 118 qu’il faut téléphoner.
Carlo Poti – Directeur du service de Continuité des soins de la Vallée d’Aoste – La demande arrive ici. C’est aussi très important de connaître et appliquer les techniques de communication avec les usagers qui demandent et de conformer aux pratiques médicales adaptées aux situations particulières, selon le contexte et les circonstances.
Le personnel de service dans la centrale opérative – médecins entraînés aux situations d’urgence, infirmiers professionnels et assistants techniques – recueille toutes les informations nécessaires afin de gérer les appels selon leur degré de gravité.
Carlo Poti – Il implique l’utilisation d’un protocole qui classe l’appel en trois critères de gravité : le premier est l’appel urgent, qui nécessite l’intervention sans délai des moyens de l’aide médical urgent ; en deuxième l’appel qui nécessite d’une consultation médicale, disons, dans la demie journée et enfin l’appel qui nécessite, tout simplement d’un conseil téléphonique.
L’intervention médicale s’appuie donc sur des procédures validées par un consensus national et partagées entre tous ceux qui travaillent dans la centrale opérative.
Carlo Poti – Ça garantit une réponse homogène et la régulation médicale qui est basée sur ces critères médicaux est dans l’intérêt du patient, pour la meilleure réponse à la demande de soin non programmé (c’est-à-dire la DSNP).
Les thérapeutes qui garantissent la « continuité des soins », qu’on appelait garde médicale, interviennent dans les situations qui requièrent une prompte consultation médicale, mais ne sont pas graves. Cela, en fonction du fait que…
Carlo Poti – « Pas toutes les urgences ont besoin de l’hôpital ». Selon cette phrase, de manière générale, la permanence aux soins englobe tout ce qui peut attendre au moins 12 heures. La continuité d’assistance, la permanence de soin à travers la garde médicale c’est une situation qui peut se comparer aux ambulatoires médicaux des médecins de famille. (…) Il y a ici en Vallée d’Aoste environ 30 médecins qui ont la fonction de continuité de permanence de soin, c’est-à-dire pour les situations destinées aux cas survenus, des maladies survenues et ils n’ont pas la résolution ni de problèmes d’urgence ni de situations de longue durée, chroniques.
La continuité des soins est un service gratuit et présent dans toute la région.
Carlo Poti – Ici en Vallée d’Aoste, il y a plusieurs sièges de continuité d’assistance, de garde médicale (…) Saint-Pierre, Cogne, Aoste, Antey, Chatillon, Brusson, Verrès, Gaby…
Le médecin de continuité peut prescrire des traitements – pour un cycle de thérapie de trois jours au maximum – et il peut également délivrer des certificats de maladie ou, si c’est le cas, proposer l’hospitalisation du patient.
Carlo Poti – L’intervention du service de garde médicale est le même que le médecin de famille : le conseil téléphonique (le plus simple) ou l’accueil dans l’ambulatoire ou aller à la maison de ceux qui demandent l’intervention et soigner, faire des prescriptions ou conseils.
Les appels de secours destinés à la centrale opérationnelle du 118, au cours de la dernière année, ont été, au total, vingt mille. Quatre mille personnes se sont adressées au service de continuité des soins.
Continuons maintenant notre discours concernant le 118. Nous avons vu que le cœur de tout fonctionnement est la centrale opérative où les appels téléphoniques arrivent et d’où les indications opérationnelles partent. La centrale travaille 24 heures sur 24, chaque appel est gratuit et enregistré et les opérateurs sont également chargés de fournir un support psychologique aux personnes qui appellent, dans l’attente que les secours arrivent.
Quand ce service a démarré, en 1996, le responsable en était Carlo Vettorato. Aujourd’hui, ce dernier n’a guère abandonné sa passion pour le secours, mais il a assumé de nouvelles fonctions.
Santé et Protection civile : une collaboration qui est un atout
Par Simona Madeo
La présence des organismes de la Protection Civile dans la région est capillaire. Sapeurs-pompiers, Croix Rouge, Secours Alpin, Corps Forestier, hélisecours et organisations bénévoles, tous participent aux activités de protection civile sur le territoire valdôtain. Une coordination efficace de ces forces se rend alors nécessaire, surtout sous l’aspect sanitaire. Carlo Vettorato, ancien médecin-chef du 118, en est le responsable.
Carlo Vettorato – Référent sanitaire de la Protection Civile Valdôtaine – Le but c’est d’arriver à une meilleure intégration entre les services de la Protection Civile et les services d’urgence, disons, de l’Unité Sanitaire Locale. L’idée c’est d’améliorer l’activité de la composante sanitaire à l’intérieur des projets qui sont gérés, contrôlés par la Protection Civile. C’est-à-dire : l’idée est celle-ci de réussir à faire face aux situations d’urgence avec des plans qui intéressent toutes les composantes de la Protection Civile, donc le secteur sanitaire a un rôle important mais il n’est pas le seul, évidemment.
La gestion des interventions sous le profil sanitaire est confiée aux médecins du secours d’urgence – une vingtaine à peu près – et à douze spécialistes engagés dans l’hélisecours.
Un service comme celui-ci, évidemment, impose que le personnel soit préparé à maîtriser les situations d’urgence. Pour atteindre cet objectif, les simulations sont un entraînement fondamental.
Carlo Vettorato – On en a fait, on en prévoit pour le 2007. Il y a beaucoup de simulations qui sont faites à différent niveau. Disons, il y a surtout des simulations à niveau régional sur lesquelles on est en train de travailler.
La formation des équipes a, nous venons de le dire, un rôle essentiel ; mais, les activités de la Protection Civile nécessitent de ressources techniques aussi.
Carlo Vettorato – Référent sanitaire de la Protection Civile Valdôtaine – Dans le territoire de la Vallée d’Aoste y il a un réseau déjà solide qui est formé par les ambulances qui sont distribuées sur l’axe de la Vallée.
Et puis il y a les ressources de l’hélisecours, alors l’administration régionale a mis un appel d’offres grâce auquel on dispose de deux hélico (deux bimoteurs de grande puissance, qui sont actuellement…on a la possibilité, disons, de gérer toutes les situations qui se vérifient en Vallée d’Aoste) sur le profil technique.
Ce ne sont toutefois pas que des professionnels qui oeuvrent dans ce domaine : l’apport des volontaires du secours est également important.
Carlo Vettorato – Il y a des volontaires de la Protection Civile qui, selon leur disponibilité, donnent leur disponibilité pour participer aux actions qui peuvent être requises par la Protection Civile, c’est-à-dire soit les simulations, soit les exercices, soit, malheureusement si ça doit arriver, de participer avec d’autres régions d’Italie, dans le colonnes mobile de secours. Dans ce domaine, on est en train de vérifier, de contrôler aussi les achats des matériels qui doivent être disponibles pour cette tâche.
Face aux risques qui intéressent le territoire valdôtain (liés aux menaces hydrogéologiques en particulier), chaque commune de la Vallée a élaboré son « Plan d’intervention ».
Carlo Vettorato – La Protection Civile a donné des lignes pour que les communes puissent construire leur plan de protection civile à l’intérieur de leur communauté et de leur territoire. Tous ces plans sont connus ici. L’autre secteur important, c’est la construction de la prochaine Centrale Unique du Secours, dans les locaux qui sont à côté de ce bureau, et dans le 2008, il y aura, si tout va comme il est prévu, un seul lieu où tous les appels des sapeurs-pompiers, du secours sanitaire, du secours alpin et de la Protection Civile sont réunis ensemble.
Ce sera le premier exemple, en Italie, de centrale unique d’appel pour le secours.
Quand on parle de Protection Civile, notre imagination nous amène immédiatement à l’image d’un hélicoptère. La flottille qui œuvre en Vallée d’Aoste est nombreuse et, surtout, performante, puisque le secours en montagne (qui rentre dans ses fonctions) demande une préparation de haut niveau des opérateurs.
L’Unité Sanitaire Locale de la Vallée d’Aoste met à la disposition les médecins qui oeuvrent sur les hélicoptères et, actuellement, une expérience formative intéressante et inédite est en cours. C’est Carlo Visetti, le coordonnateur, qui nous en parle.
Hélisecours en montagne
Par Isabelle Godecharles
Le secours en montagne par hélicoptère existe depuis près de vingt ans, en Vallée d’Aoste. Une centaine d’opérations de secours sont effectuées, chaque année, au départ de l’aéroport Corrado Gex. Un hélicoptère, deux en période d’afflux touristique, avec à son bord un médecin et deux guides spécialisés pour le secours en montagne sont disponibles pendant les heures de jour.
Enrico Visetti – Coordonnateur du stage – il est commencé avec le secours en montagne du secours alpin… pas seulement national.
Cette année, un cours de spécialisation est organisé pour les médecins qui opèrent dans ce secteur et qui doivent conjuguer plusieurs caractéristiques : les capacités médicales, bien sûr, mais également l’aptitude au travail dans des situations extrêmes.
Cette année nous sommes en train de faire un cours expérimental … pour le personnel sanitaire. Ce cours est organisé par l’Assessorat à la Santé … pour faire une opération si importante.
Ce cours s’adresse donc aux médecins qui pratiquent déjà le secours en montagne : il s’agit d’un cours expérimental de perfectionnement.
Enrico Visetti – il ne s’agit pas d’enseigner des techniques … pour l’assurance du personnel mais aussi des blessés.
Le cours devrait aboutir à la réalisation d’un manuel établissant des procédures standard d’intervention pour le secours en montagne. Ce document sera non seulement imprimé, mais également réalisé sous forme de dvd, afin d’en faciliter la diffusion non seulement en Vallée d’Aoste. En effet, les problèmes sont semblables pour toutes les opérations effectuées dans des conditions difficiles et sur tout territoire.
Ce problème est un problème très senti dans les Alpes…. Ou Mont Rose, nous sommes en train maintenant de bâtir un projet interreg… qui peuvent être utile pour les Français
Revenons au 118, pour dire qu’il est bien évident que la traumatologie en fait partie de droit : non seulement sous le profil quantitatif, les traumatismes sont en effet la cause la plus fréquente d’appel, mais ils sont également parmi les pathologies qui nécessitent d’une intervention la plus rapide possible, la bonne issue en dépend.
Afin de garantir un service efficace, l’Unité Sanitaire Locale de la Vallée d’Aoste a institué un service de neurotraumatologie, grâce à des accords avec d’autres centres italiens. C’est Edoardo Bottacchi qui nous en parle.
Le service de neurotraumatologie de l’hôpital d’Aoste
Par Simona Madeo
L’augmentation des pathologies liées aux traumatismes crâniens, enregistrée tout récemment en Vallée d’Aoste, a produit l’institution du service de neurotraumatologie au sein du pavillon de neurologie de l’hôpital régional. Son inauguration est assez récente.
Edo Bottacchi – Médecin-chef du pavillon de Neurologie de l’Hôpital Régional – La necessità di dare un servizio diverso ai pazienti traumatizzati cranici ha portato nell’estate del 2005 all’istituzione di questo servizio di neurotraumatologia, che ha alcune peculiarità, direi caratteristiche proprio insite anche nel nostro tipo di bacino d’utenza. Noi non avremmo mai avuto un numero sufficiente di pazienti e di patologie per pensare a una struttura di tipo neurochirurgico convenzionale (quindi installata in sede) con un numero di medici (non so, che dico, 8/10 medici per poter tenere aperto un servizio di questo genere. Ma invece è stata studiata questo tipo di struttura, quindi con una consulenza esterna, con un’équipe esterna a tutti gli effetti però facente parte del nostro ospedale, che è in grado di garantirci le urgenze traumatologiche – craniche, e anche della colonna – (…) in modo tale che si possa intervenire in modo rapido ed efficace nei pazienti con gravi traumatismi cranici e con emorragie cerebrali.
La valeur de ce service réside surtout dans sa capacité de réduire au minimum le temps qui s’écoule entre la manifestation du traumatisme et l’intervention thérapeutique. Dans le secteur neurologique, cela signifie avoir de meilleures garanties de survie du patient et un meilleur stade de guérison.
Edo Bottacchi – Il servizio funziona così: durante la giornata è presente un neurochirurgo quotidianamente per circa 8/10 ore e svolge la sua attività quotidiana che consiste nell’attività diagnostica, di laboratorio e di consulenza durante la giornata. Dopo una certa ora, quindi la sera, scatta il servizio di reperibilità. Quando il neurologo, il rianimatore, il medico di pronto soccorso ravvisano l’indicazione di un possibile intervento di tipo neurotraumatologico a un paziente appena giunto in pronto soccorso scatta l’attivazione del reperibile , gli si trasmettono le immagini in modo che anche lui possa rendersi conto di che tipo di problema si tratti e quindi, in tempo reale praticamente, viene allestita la sala operatoria e il reperibile e l’équipe di intervento è già in sede per poter effettuare l’intervento.
Le service dispose d’une salle d’opération complètement équipée et peut compter sur la coopération du pavillon de radiologie – indispensable pour les examens en vue d’un diagnostic – et sur la réanimation postopératoire. Des lits sub-intensifs sont en outre disponibles dans le pavillon de neurologie.
Les interventions les plus communes concernent les hémorragies cérébrales post-traumatiques : les hématomes en particulier.
Edo Bottacchi – Per esempio, abbiamo questo caso recente che vi mostro di un paziente che, accidentalmente è scivolato a casa, ha riportato un trauma cranico anche non banalissimo e dopo una decina-quindicina di giorni ha cominciato a presentare violente cefalee. Giunto in Pronto Soccorso, faceva la TAC che qui potete vedere e nella TAC abbiamo potuto subito rilevare questo voluminoso ematoma (10 centimetri per 5 di spessore, quasi una semiluna e quindi molto grosso). Attivata immediatamente la consulenza, il neurochirurgo è giunto da noi e nel giro di un’ora il paziente era in sala operatoria. Operato, l’ematoma svuotato, il paziente è a casa, e sta bene.
L’autre pathologie sur laquelle on peut maintenant intervenir dans la nouvelle salle d’opération est l’anévrisme cérébral, traumatisme grave qui nécessite un traitement chirurgical immédiat.
Edo Bottacchi – Questo, solo due anni fa, sarebbe stato un evento drammatico, una chiamata in urgenza dell’elicottero – e magari, di notte, non si sarebbe potuto alzare per la neve, per la situazione climatica – una chiamata d’urgenza in una neurochirurgia spesso intasata, come tutte le neurochirurgie ma per necessità contingenti, una chiamata in rianimazione per il posto operatorio che avrebbe detto: “non mandarlo, non lo prendo, non posso”, col paziente che intanto era qui. E queste erano situazioni abituali, non per nostra colpa, naturalmente.
Le travail d’équipe et un bon dialogue entre les opérateurs sanitaires est le principe à l’origine d’un travail précis et efficace.
Edo Bottacchi – L’obiettivo si è raggiunto con un lavoro sostanzialmente di equipe. Io credo che ormai la medicina non sia più una medicina a compartimenti stagni, separati, ma il neurologo deve parlare col neuroradiologo, il radiologo col rianimatore, il rianimatore col neurologo e con il neurochirurgo. Questa, secondo me, è la forza di questo servizio. Piccoli numeri, ma persone affiatate, altamente qualificate e soprattutto molto motivate nella loro attività.
Pubblicato / aggiornato
il 18/04/2020 alle 20:30
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Salute / Video