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Le sentier de Quart à Roisan, sur le Ru Pompillard

Nous voilà retrouvés avec La Vallée d’Aoste à pieds, les yeux ouverts, l’émission d’itinéraires valdôtains qui, à partir d’aujourd’hui, vous proposera des parcours à voir mais surtout à vivre !

Nous allons découvrir le Ru Prévôt et le Ru Pompillard : de Quart, en passant par Saint-Christophe, ils conduisent à Roisan, aux pieds de la Valpelline, où nous allons visiter la petite église médiévale.

Le sentier, véritablement accessible à tous, exige à peu près trois heures de marche ; très large, il est caractérisé par des montées douces, ce qui le rend accessible même en hiver (s’il n’y a pas trop de neige).

Notre point de départ est le Monastère Màter Miséricordiæ. Pour le rejoindre, il faut laisser la route nationale en direction du Villair de Quart. Ici il faut encore monter un peu, en suivant le balisage touristique. Face au Monastère il y a un parking où quitter la voiture.
Le Monastère est né en 1987, grâce à la volonté d’un groupe de prêtres qui ont jugé indispensable la création d’un lieux de vie contemplative en Vallée d’Aoste. En 1989, il a été bénit par le Pape Jean-Paul II, à l’occasion de son séjour d’été en Vallée d’Aoste. Ensuite on a posé la clausure, avec huit religieuses du monastère des “Carmélites Déchaussées” de Vàlmadonna, au Piémont, qui se sont transférées et ont commencé leur vie claustrale. Le Pape a visité le monastère deux autres fois, en 1999 et en 2004, cette dernière quelques mois avant de mourir. En 2006, le Pape Benedict XVI a rendu lui même visite aux religieuses, en les encourageant à vivre radicalement leur vocation. Une partie de la structure est ouverte au public, avec une église et une structure d’accueil et de séjour. À l’intérieur il faut noter un relief remarquable qui orne l’autel principal, représentant la Crucifixion, sculpté à partir d’un tilleul.

La halte contemplative au monastère terminée, le moment est venu de marcher. À coté du parking, il y a une petite monté qui conduit au Ru Prévôt. Sur la droite, on rencontre un panneaux qui nous explique que, dans la direction opposée à la notre, on pourrait rejoindre le Château de Quart, ancien manoir du XIème siècle, que nous avons visité au cours d’une précédente émission.

À gauche, la signalisation jaune des sentiers indique l’itinéraire à parcourir, ou mieux son numéro, de difficulté E (excursionniste), qui après 30 minutes environ nous conduira à Sorreley, hameau de Saint-Christophe.
Nous allons parcourir un trait de la Rue Francigienne, le chemin qui conduisait les Pèlerins de Canterbury à Rome. Toutefois il s’agit également du Chemins des Vignobles. Le Ru est un canal d’arrosage qui remonte au Moyen Age et qui est utilisé aujourd’hui encore. Il représente un petit miracle de technique d’hydraulique et d’ingénierie, capable d’assurer l’approvisionnement en eau nécessaire à la survie économique des gens de l’époque, fondée principalement sur l’agriculture et l’élevage.

Le Ru Prévôt prend sont nom d’Henri de Quart, prévôt de la Cathédrale d’Aoste et Seigneur de Quart, qui voulut le construire en 1300 environ. Les difficultés à surmonter furent nombreuses, mais on trouva des solutions fort ingénieuses : des murs de soutènement furent érigés et le lit du canal fut pavé afin d’en favoriser l’entretien et d’éliminer plus facilement le sable et les débris. Le canal, long 12 km environ, dont la plupart est maintenant enterrée, prends les eaux du torrent Buthier dans la partie haute du Valpelline et, avec un débit de 8.400 litres par seconde, permet d’irriguer environ 25 hectares de terrain dans les Communes de Quart, Saint-Christophe, Roisan et même Aoste.

Pendant notre marche nous voyons, sur notre gauche, les plus hauts sommets des Alpes Pennines et Grées : le Mont Zerbion, du massif du Mont Rose; le Mont Avic et le Mont Barbeston ; le Mont Glacier, entre la vallée de Champorcher, le vallon de Champdepraz e celui de Clavait ; la Pointe Tersiva ; le Mont Émilius; le glacier du Rutor.

La végétation, le long du sentier, se compose en grande partie d’arbres de chênes et frênes et également d’abris à fruits, principalement des pommiers et cerisiers. De vastes surfaces arborées et herbacées spontanées son présentes, typiques de la région montagneuse. Nous trouvons l’absinthe (artemisia absinthium) et le fraisier des bois (fràgaria vésca). Dans la prairies ils est impossible de ne pas admirer, du mois d’avril au mois de septembre, de splendides floraisons d’espèces typiques de la flore de montagne. Les fleurs les plus communes sont les marguerites, les girofles, les clochettes, les campanules, les renoncules, les narcisses, les iris sauvages, également connues avec le nom Castagnole.

On peut admirer les vignes éparpillées sur le Chemin des Vignobles, un grand itinéraire d’excursion qui traverse le Valais et la Vallée d’Aoste et qui il permet aux visiteurs d’apprécier la production du vin, grâce à la découverte directe du territoire et de ses valeurs naturelles et culturelles. La route traverse toute la vallée centrale, jusqu’à Pont-Saint-Martin.
On arrive ainsi a Sorreley, joli et ensoleillé hameau de Saint-Christophe. Nous allons traverser le petit village, où nous rencontrons la chapelle dédiée à Saint-Gottard, l’ancien four où on cuissait le pain, pour arriver à la chapelle de Saint-Roch, à Veynes. Sur sa porte, nous pouvons lire la date 1635. La chapelle est munie d’une chantrerie. L’autel est orné d’une statue de Saint-Joseph, achetée en 1905. Les peintures, tant à l’intérieur que sur la façade de la chapelle, sont du peintre Jean-Laurent Grange et ont été exécutées en 1860. L’ancienne cloche, refondue en 1914, a été bénie le 24 août de la même année. Juste plus en haut nous allons reprendre le parcours sur le Ru Pompillard, qui nous conduira à Roisan, après deux heures à peu près.

Récemment le sentier a été adapté à piste cyclable pour VTT et même a parcours de Nordic walking, une nouvelle discipline toujours plus en vogue en Europe.

On arrive, à un certain moment, à une gallérie, peu éclairé mais facilement franchissable.

Après une heure de marche, nous arrivons à Roisan, village qui dépasse à peine les mille âmes et très peu connu. Situé sur la gauche orographique de la zone de confluence entre les vallées du Grand Saint-Bernard et de la Valpelline, à 866 mètres d’altitude, il touche les 2.855 mètres avec la Bèkka di Viou et il couvre une surface d’environ 15 km carrés.

Terminé le premier trait du Ru Pompillard, nous allons descendre au centre du pays, pour rendre visite à l’église paroissiale.

L’église est consacrée à Saint-Victor, martyr de la légion thébaine. D’après la légende, ayant depuis peu quitté l’armée, il put échapper au massacre d’Agaune, mais fut plus tard mis à mort après avoir avoué sa foi. Ses reliques, sont vénérées à Soleure et à Genève, en Suisse.

C’est l’abbé Ivàno Reboulaz, curé de Roisan, Bionaz et Valpelline, qui nous explique l’histoire de l’église, nous guidant dans le petit musée d’art sacrée et à l’orgue du début du XIXème siècle, restauré grâce à un project co-financé par le Fonds européen agricole pour le développement rural, par la Tcèi, la Mairie et la Paroisse de Roisan.

Pubblicato / aggiornato il 11/07/2020 alle 20:30
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