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2003 – Rien qu’une vache – L’importance des Batailles de reines pour les journaux locaux

La 46e édition du Concours régional Batailles de Reines s’est achevée par la finale régionale qui, comme d’habitude, a été un moment de grande émotion pour les participants et pour le public des passionnés.

Vingt concours éliminatoires ont selectionné les reines qui se sont données en spectacle à la Croix Noire pour conquérir les bosquets de premier, second et troisième poids.

Tous ces rendez-vous, qui ont débuté à la fin du mois de mars, ont été suivis avec attention par la presse locale.

Cette attention réservée aux Batailles de Reines doit avoir des raisons.

Pour un hebdomadaire en particulier, Le Peuple Valdôtain, qui est l’organe de presse d’un mouvement politique et qui ne suit la chronique que de manière limitée, quelles sont les raisons qui poussent à consacrer de l’espace aux Batailles de Reines ?

Les pages valdôtaines de La Stampa ne paraissent pas le lundi. Il n’est pas trop tard pour publier les résultats des combats, en considération du fait qu’ils ont déjà été diffusés par d’autres journaux ?

Quel genre d’engagement demande, pour une rédaction, le fait de suivre les 20 éliminatoires ?

Les organisateurs de la manifestation, c’est-à-dire l’Association régionale Amis des Batailles de Reines, bénéficient d’une contribution de la part de l’Administration régionale qui a atteint, pour 2003, les 250 mille euros. Ils sont donc à même d’offrir un support d’informations pour faciliter le travail des rédactions. Cela s’avère utile surtout à l’occasion des éliminatoires, tandis que l’engagement de journalistes et photographes augmente lors de la finale régionale, où leur présence sur le terrain est fondamentale.

Donc avant et après la finale régionale des Batailles de Reines, les journaux publient des suppléments consacrés à la manifestation.

Est-ce que cette initiative des suppléments est appréciée par les lecteurs ?

Le numéro spécial consacré au combat final des reines par Le Cursif n’est que l’un des suppléments que ce périodique propose à son public.

Ce sont les lecteurs qui désignent le succès des articles et des suppléments consacrés à la Bataille de Reines. Les investisseurs publicitaires ne peuvent évidemment pas ne pas prendre en compte les préférences de leurs destinataires.

Mais ce sont seulement les magasins ou les industries du secteur agricole qui choisissent de lier leur image aux Batailles de Reines, ou d’autres secteurs économiques font-ils eux aussi appel à cette corrélation?

Il semble alors presque indispensable, pour la presse écrite valdôtaine, de consacrer de l’espace aux combats des reines.

Il y a tout de même qui ne peut pas profiter de cette occasion de faire des affaires.

Un autre éditeur ne partage pas cet enthousiasme.

Les revenus publicitaires augmentent donc grâce à la Bataille. Et les kiosques à journaux, ont-ils aussi enregistré une augmentation sensible de leur vente?

La Stampa est un quotidien national. Est-ce que la rédaction centrale demande et publie des articles sur les batailles ?

Incroyablement, cet intérêt extra-régional pour les batailles de reines ne correspond pas à une expansion des investisseurs publicitaires qui exercent leur activité en dehors de la Vallée d’Aoste.

Il est à ce point indiscutable que les éditeurs et les publicitaires tirent des avantages de l’attention qu’ils consacrent à cette manifestation. Quels sont alors les profits pour les organisateurs?

Nous continuerons à parler de la finale régionale des Batailles de Reines lundi prochain, lorsque nous entrerons dans la Croix Noire d’Aoste pour voir comment le public et les protagonistes ont vécu la manifestation.

Pubblicato / aggiornato il 10/08/2020 alle 20:30
Categoria: Cultura / Video