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2004 – Rien qu’une vache – La bataille des chèvres en expansion (2ème partie)

Les vaches et les chèvres valdôtaines partagent le même instinct pour la suprématie du troupeau, nous l’avons vu au cours de notre dernier rendez-vous hebdomadaire. Une attitude naturelle qui a séduit les humains, portant à l’organisation de batailles entre élevages avoisinants, au début, et de manifestations spécialement consacrées aux combats, par la suite.

De cette façon ont été fondées l’Association régionale Amis des Batailles de Reines et l’Association Comité régional Batailles de Chèvres. Pour leur activité, elles reçoivent de la part de l’Administration régionale une contribution qui couvre le 90% des frais d’organisation des manifestations. Mais tandis que les Batailles des Reines touchent environ 250.000 euros chaque année, les chèvres doivent se contenter de 31.000 euros. La première association est plus ancienne, puisqu’elle a organisé en 2004 la 47ème édition de son concours, alors que pour les chèvres on en n’est qu’à la 7ème.

Les similitudes entre combats de vaches et de chèvres sont nombreuses : chaque finale est précédée par des concours éliminatoires organisés par les comités locaux. En 2004 ils ont été au nombre de 6 pour les chèvres : ils ont débuté au mois d’avril et se sont terminés début octobre, en parcourant la Vallée d’Aoste et en touchant les communes de Valgrisenche, Charvensod, Verrayes, Issogne, Donnas et Perloz.

Seules les femelles peuvent participer aux combats

Les vaches doivent être pleines pour combattre, tandis que les chèvres doivent avoir mis bas

En vue de la participation, les animaux sont divisés en catégories. Les génisses ont un concours réservé à elles seules (la « Bataille de Modzon »), tandis que les chèvres de moins de deux ans, les « bimes », ont leur catégorie dans le contexte du concours général. Les adultes sont divisées selon leur poids.

Un tirage au sort définit les accouplements pour les phases de qualification et les animaux doivent porter leurs sonnailles dans l’arène.

Les couples ne partagent pas une même surface dans l’arène

Au cours des combats, des arbitres veillent à ce que le combat soit régulier et respectueux du règlement et désignent la gagnante. Si pour les vaches il s’agit une décision souvent évidente, puisque la concurrente plus faible abandonne le terrain, un arbitre des batailles de chèvres a une tâche plus délicate

En effet, les contestations ne manquent pas…

Les prix sont des sonnailles

Les ressemblances entre les deux compétitions animales s’arrêtent là, puisque l’attitude des vaches et celle des chèvres face à l’adversaire sont différentes et le combat l’est aussi.

Les éleveurs passionnés de combats réservent une grande attention à la généalogie pour s’assurer de bonnes concurrentes

Il n’existe pas d’entraînement forcé 

La durée de chaque combat est variable

Le spectacle qui en dérive est passionnant à voir et les curieux se mêlent au public des connaisseurs

En 2004, 12 éleveurs ont participé aux combats pour la première fois et 1.377 chèvres ont participé aux concours éliminatoires. 168 se sont classées pour la finale, auxquelles s’ajoutent les quatres gagnantes de l’édition précédente.

L’émotion qu’on éprouve pour une victoire est toujours grande

Comparable, même si différente, la joie des organisateurs

L’espoir est que tout ce bagage d’émotions, d’efforts, d’engagement et de passion ne se perde pas dans l’avenir.

Pubblicato / aggiornato il 09/11/2020 alle 20:30
Categoria: Cultura / Video