Café littéraire d’automne 2020 d’Alliance française
Vendredi 23 octobre 2020, à 17h30, auprès de l’Alliance Française de la Vallée d’Aoste, a eu lieu la première rencontre des rendez-vous Café littéraire.
A cette occasion ont été présentées deux oeuvres littéraires :
- Marx et la poupée de Maryam Madjidi. Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris. À travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l’abandon du pays, l’éloignement de sa famille, la perte de ses jouets – donnés aux enfants de Téhéran sous l’injonction de ses parents communistes -, l’effacement progressif du persan au profit du français, qu’elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement. Dans ce récit, qui peut être lu comme une fable ou un journal, Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines en tant que fardeau, rempart, moyen de socialisation, et même arme de séduction massive.
- Le quatrième mur de Sorj Chalandon. L’idée de Samuel était belle et folle: monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé. Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m’a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l’a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m’offre brutalement la sienne.
Le deuxième rencontre a eu lieu vendredi 20 novembre 2020, à 17h30, en ligne sur Meet.
A cette occasion ont été présentées deux oeuvres littéraires :
- Janet de Michèle Fitoussi. L’histoire de Janet Flanner est indissociable de celle du New Yorker, dont elle fut la correspondante à Paris pendant un demi-siècle. Feministe, pacifiste, gay, séductrice, brillante styliste à l’humour mordant, cette Américaine fut unje figure du paris intellectuel et artistique d’après-guerre. Dès les annés trente, elle perçut la menace totalitaire. Chroniqueuse de la vie parisienne, elle s’improvisa alors journaliste politique et enquêtrice et parcourut l’Europe pour témoigner de son temps-Hitler, Pétain, Nuremberg, le maccarthysme, Matisse, Braque, Malraux, De Gaulle comptent parmi ses reportage et portraits les plus marquants.
- Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas de Paul Veyne. «Né en 1930 dans le Midi de la France, dans un milieu presque populaire, je suis professeur honoraire d’histoire romaine au Collège de France. je me suis marié trois fois, comme Cicéron, César et Ovide. J’ai été membre du Parti communiste dans ma jeunesse et j’ai écrit des livres sur des sujets divers. Je vis depuis longtemps dans un village de Provence, au pied du mont Ventoux.» Souvenirs d’une traversée du siècle, promenade dans l’Antiquité, réflexions profondes et anecdotes savoureuses, souvent émouvantes, récits d’expériences personnelles parfois douloureuses émaillent ce beau livre qui est comme l’aboutissement d’une vie hors norme.
Le troisième rencontre aura lieu vendredi 18 décembre 2020, à 17h30, en ligne sur Meet.
A cette occasion sera présentée l’oeuvre littéraire, gagnante de l’édition 2019 du Prix du Livre romantique: Le Bruit des pages de Livia Meinzolt.
2016, Paris. La jeune Eva hérite d’une vieille librairie dans le quartier de la Butte aux Cailles. Les seules exigences du propriétaire avec lequel elle s’était liée d’amitié quelques mois plus tôt ? Que la librairie ne soit jamais revendue et qu’Eva y conserve un exemplaire d’un vieux roman russe et un tableau représentant une jeune femme, penchée sur un carnet aux pieds d’un acacia majestueux. Bientôt, Eva se prend à imaginer la vie de la jeune femme du tableau. Polina Ivanovna Lubiova, une jeune aristocrate russe, pleine de rêves et d’idéaux au cœur de l’hiver 1916. Mais très vite, fiction et réalité semblent se mêler et Eva est réveillée par ses rêves de plus en plus étranges…et si le seul moyen de démêler les fils était de se rendre en Russie, sur les traces de Polina, pour comprendre le lien étrange qui l’unit à cette jeune femme qu’elle pensait pourtant tirée de son imagination?
Pubblicato / aggiornato
il 10/12/2020 alle 18:00
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Categoria:
Cultura