Vai al contenuto

2005 – Rien qu’une vache – Agriculteur par passion

Ils sont jeunes, ils ont suivi des études, parfois quittant leur propre région. Leurs jeans sont griffés et souvent ils portent des piercings. Comme tous leurs camarades, ils pensent à s’amuser et à sortir le soir mais, au contraire des autres, le matin leur réveil sonne très tôt. Les jeunes agriculteurs commencent une longue journée de travail, dans les champs, dans les vignobles, dans les étables.

En Vallée d’Aoste, les jeunes avec une tradition agricole ancestrale sont nombreux, et ils sont en quelque sorte obligés à contribuer au travail de leurs pères, parfois avec enthousiasme, parfois non. Il s’agit d’un métier aux rythmes serrés, difficile, souvent considéré pas très en vogue parmi les jeunes, et pourtant quelqu’un a décidé de faire de la terre sa propre raison de vie, contre toute attente des amis et des parents.

C’est le cas de Davide Ramires : âgé de 21 ans, il travaille comme éleveur depuis une année, après avoir relevé une étable au Villair de Quart. Il possède trente vaches, une belle exploitation et beaucoup d’enthousiasme. Dans sa famille aucun éleveur ni aucun agriculteur.

Une surprise pour ses parents ? Pas tout à fait : Davide, depuis son enfance, nourrissait  une vive passion pour les vaches, et sa mère s’en souvient bien, et pas seulement elle…

Son rêve et une grande détermination ont porté Davide à orienter son premier choix vers l’agriculture à l’âge de 14 ans, en s’inscrivant à l’Institut Agricole Régional d’Aoste. Cinq ans de formation, de confrontation avec les autres et sa passion éclate. A’ la sortie de l’école, aucun doute : son avenir sera dédié à l’élevage. Mais les rêves doivent se confronter avec la réalité.

Sa mère, ne cache pas ses préoccupations mais, comme toutes les mamans, elle se rend disponible pour son enfant et – en courant derrière les veaux – quelques fois on lui entend dire que seulement pour un fils on peut faire tout cela. Pour ce fils qui, avec l’inconscience de ses 20 ans et la détermination d’un homme, a décidé de suivre  sa passion, sans avoir rien dans ses mains : ni un terrain, ni une étable…

L’entourage des éleveurs n’est pas toujours si facile à conquérir. Si on ne vient pas d’une famille du milieu et on n’a pas d’expérience, parfois les anciens du métier ne sont pas très accommodants avec les jeunes et, comme pour miner toute sa détermination, Davide souvent a reçu le conseil de quitter son activité.

Les moments de découragement n’ont pas manqué, mais Davide n’a jamais pensé à abandonner, et les récompenses sont arrivées.

Par son travail, son engagement et son esprit, Davide pourrait sembler avoir plus que son âge mais à 21 ans, comme tous les jeunes, il pense aussi à sortir avec les copains et à avoir une vie sociale. Les amis qu’il fréquentait d’habitude n’avaient ni restrictions, ni problèmes d’horaires, ni soucis du lendemain, mais depuis que son activité a démarré,  Davide doit faire coexister amis et travail.

Davide continue sa vie d’éleveur, en se gardant bien de raconter les doutes qui, parfois, assaillent son cœur, pour ne pas faire perdre l’enthousiasme à ses parents, qui ont soutenu ses aspirations.

Parmi les jeunes qui ont décidé d’ignorer la tradition du travail de la famille en faisant le choix anticonformiste de l’agriculture, il y a aussi quelqu’un qui a commencé en cachette. C’est le cas de Denis et de Mathieu : deux amis de Verrayes, passionnés d’agriculture depuis toujours, fils de commerçants et employés, ils partagent leurs rêves sur les bancs de l’Institut Agricole Régional. La passion pour l’agriculture et la formation acquise à l’école, portent les deux camarades à inventer leur projet et dans les couloirs, pendant les heures à disposition, et l’après midi dans leurs chambres, comme une chanson qui naît d’une idée et se déroule frénétiquement dans la tête, le projet des deux élèves se développe. Et si tout garçon de 15 ans rêve un concert, un voyage ou la moto dernier modèle, Denis et Mathieu rêvent un champ de pommes de terre, leur champ de pomme de terre

Mathieu a décidé son orientation pour le futur, mais il n’a pas quitté ses études, en poursuivant sa formation dans le domaine agricole

Les parents de Mathieu sont commençants depuis longtemps et Mathieu a développé sa passion depuis son enfance. Déterminant, pour le choix du futur, a été l’Institut Agricole Régional, qui lui a donné non seulement une formation dans le secteur, mais même une passion venant de ses camarades

Les obstacles initiaux ont été affrontés, par Mathieu, avec l’enthousiasme de son âge, et les résultat obtenus depuis la première récolte ont conforté ses parents, qui ont apprécié l’esprit  de leur enfant. Aujourd’hui  même collègues et amis le soutiennent

Ami et camarade d’école, Denis est aussi le copain de travail de Mathieu, âgé de 20 ans, après avoir passé 5 ans à étudier à l’Institut Agricole Régional, il a fréquenté un cours à Lodi, dans une école pour techniciens laitiers. Les examens passés avec des notes remarquables et le diplôme obtenu, Denis doit participer à  un stage de deux mois auprès de l’institut agricole, en matière de microbiologie.

Ses parents ne travaillent pas dans le secteur de l’agriculture : son père est retraité et sa mère est employée à la Commune de Verrayes, mais ils n’ont pas discuté les choix de leur fils.

Après avoir terminé l’école moyenne, Denis a commencé à projeter son futur en cherchent avant tout une bonne formation scolaire

Comme son ami Mathieu, Denis s’est engagé dans le projet des pommes de terre. Son apport a été indispensable, car sa famille  était propriétaire d’un pré, utilisé alors pour planter les tubercules,

Les difficultés sont bientôt apparues : peu d’argent à disposition, les familles ignares et sans un permis de conduire, à un certain moment le projet semblait être trop difficile à réaliser, surtout parce que sans une famille d’agriculteur derrière soi c’est encore plus difficile de récupérer les engins pour les travaux. C’est alors que Nadir fait son entrée dans le groupe

Après avoir commencé en cachette, en assumant la responsabilité pour tout éventuel insuccès, Denis et Mathieu ont gagné leur pari : le champ a produit de très bonnes pommes de terre qui ont été appréciées par amis, parents et voisins. Tous leurs efforts leur ont valu de belles satisfactions.

En se déplaçant vers le fond de la Vallée, dans le cœur de Pont-Saint-Martin, une petite étable témoigne de l’histoire d’un autre éleveur par passion. Raymond Millesi est né en 1976 et, dès sa prime jeunesse, il fréquente une famille d’amis qui possèdent des vaches. Petit à petit, il se rend compte que l’élevage le passionne  beaucoup. N’oubliant pas l’importance des études, il devient technicien agraire  dans une école de l’ordre des Salésiens, à Lombriasco, et ses parents assistent à la construction de son futur, non sans quelques perplexités, car eux n’ont jamais travaillé dans ce secteur

L’histoire de Raymond cache un chapitre très triste : deux décès ont déchiré  la famille d’éleveurs auprès de laquelle il travaillait pendant l’été ; d’un côté un événement très triste pour le jeune garçon, mais d’un autre la possibilité d’acheter l’étable qui l’avait vu longtemps travailler. La décision a été alors vite prise et Raymond décide de relever l’exploitation.

Maintenant Raymond a son activité définitive…

Dès le commencement, tout le monde a soutenu Raymond, qui est maintenant heureux de pouvoir affirmer que jamais personne n’a cherché à le décourager : ni amis, ni collègues plus âgés, même si les difficultés étaient nombreuses

Son père, quand il n’est pas sur le bus pour son travail, passe tout son temps dans l’étable du fils, en l’aidant beaucoup dans toutes les tâches nécessaires. Maman s’occupe du ménage. Dès le début, ils n’ont fait aucun obstacle au projet de leur enfant.

Comme Denis, Davide et Mathieu, à seulement 29 ans Raymond a besoin de sortir le soir, mais le temps manque quelque fois …

En levant le regard au-dessus de l’étable de Raymond, on aperçoit les vignobles de Donnas, cœur de l’activité agricole de Alessandro Jans.

Après avoir fréquenté le lycée scientifique de Pont-Saint-Martin, Alessandro a commencé à déclarer à ses parents son intention de s’orienter  vers l’agriculture, ses parents l’ont alors convaincu à s’inscrire à l’université et, en 1999, arrive la maîtrise d’ingénieur forestier, jusqu’au Master en viticulture et oenologie obtenu cette année.

La passion pour la viticulture commence pour Alessandro à l’âge de 14 ans, au début plus par une prise de conscience que pour une véritable passion : les grands-parents vieillissaient et leur petite vigne en plaine risquait d’être abandonnée. Mais la famille de Alessandro n’a pas une véritable tradition agricole

Soutenu par ses parent, convaincus de son choix, Alessandro a toujours pensé que la formation est indispensable pour aboutir à un bon aménagement de la viticulture, surtout si on commence sans expérience et on doit se confronter avec des points de vue différents

Entre formation et expérience pratique, parfois naissent des conflits…

Le père d’Alessandro est souvent pris dans les travaux de la vigne. Amis et familles sont très orgueilleux de ses succès dans le domaine de la viticulture et de la formation, mais quelques fois …

Alessandro, Davide, Denis, Mathieu et Raymond sont cinq jeunes qui on su poursuivre leur rêve en déchirant les stéréotypes qui veulent l’agriculture comme une activité héréditaire. Les problèmes n’ont pas manqué, les difficultés aussi, et la fatigue quelques fois a été dure à supporter, mais à la question « comment tu vois ton futur » les réponses se ressemblent

Pubblicato / aggiornato il 14/12/2020 alle 20:00
Visualizzato volte
Categoria: Cultura / Video