Entre Mairie et Clocher – Gignod
1.268 habitants, une altitude de 998 mètres, un passé agricole mais aujourd’hui la découverte d’une vocation touristique dans le respect du milieu et de ses traditions.
C’est Gignod.
Le nom des habitants est Gignolins
La position géographique : Gignod se trouve dans la Vallée du Grand-Saint-Bernard, à 9 km d’Aoste.
La fête patronale est le 13 janvier, patron de Saint Hilaire
Le curé s’appelle Ugo Busso
Le syndic s’appelle Claudio Brédy
Sur la rive droite de la basse vallée du Grand Saint-Bernard, proche de la confluence du torrent Artavanaz avec le Buthier, s’étend une terrasse surmontée par la Pointe Chaligne. Au centre de cette terrasse, voici Gignod. C’est le village le plus peuplé de la Communauté de montagne du Grand Combin. Grâce à sa position centrale, il est devenu le siège d’importants services : collège, bureaux de la communauté de montagne, service sanitaire local, crèche et piscine couverte.
Son territoire se développe entre les 785 mètres d’altitude de Variney, aux portes d’Aoste, et les 1.424 mètres de Clemensey.
De nombreux hameaux s’insèrent tout autour du chef-lieu, dans un paysage naturel harmonieux, qui conserve de nombreuses forêts peuplés de cerfs et chevreuils.
Le village de Gignod est traversé par la route nationale 27 du Grand-Saint-Bernard. Autrefois, il constituait un lieu stratégique de passage vers le Valais. L’importance de ce passé est attesté par la tour médiévale qui domine le chef-lieu.
Des fouilles récentes ont mis à jour des restes qui font penser à un site protohistorique situé à Chatellair. Un bracelet pré-romain en pierre ollaire et une tombe mégalithique en ciste, retrouvés sur le territoire, donnent à croire que la zone était déjà habitée quelques siècles avant Jésus-Christ.
Au Moyen-Age, un grand nombre de familles nobles dominèrent le village à tour de rôle. Rappelons, tout d’abord, les nobles De Avisio, qui cédèrent le fief aux seigneurs De Gignio à la fin du Xième siècle. Ils furent supplantés par les nobles De La Porte, qui demeuraient dans une tour de l’enceinte romaine d’Aoste et qui partageaient leur domaine avec la famille de Dossan. En 1252, tous ces seigneurs perdirent leur domination sur Gignod, la Maison de Savoie ayant attribué ce fief aux seigneurs de Quart.
En 1378, la plupart de la vallée du Grand Saint-Bernard revint aux mains des Savoie, et resta sous son emprise directe jusqu’en 1584. C’était l’époque de la naissance de la baronnie de Gignod, qui comprenait les deux quartiers d’Aoste (Saint-Étienne et Saint-Martin de Corléans) et les villages d’Etroubles, Saint-Oyen, Saint-Rhémy et une partie d’Allein.
Quant à la paroisse de Gignod, elle existe depuis 1176, année où elle apparaît sur une bulle papale d’Alexandre III.
L’un des plus anciens hospices de la vallée se trouve à la Clusaz, le long de la route nationale qui relie Gignod et Etroubles. Transformé aujourd’hui en hôtel-restaurant, il apparaît pour la première fois dans les documents en 1234. Cet édifice, bâti dans le but de secourir et d’aider les voyageurs, était géré par des recteurs appartenant au chapitre de la cathédrale.
Le ru Neuf est lui aussi un important témoignage du passé. Il s’agit d’un canal d’irrigation alimenté par les eaux du torrent Artavanaz, qui traverse la colline d’Aoste sur 15 kilomètres.
Une tour qui semble remonter aux XIIème et XIIIème siècles se dresse sur une hauteur au lieu-dit Château et, dans une petite vallée sur son côté sud, se trouve une autre maison forte, propriété d’une autre famille noble, la famille Archiery, qui partageait son pouvoir avec les De Gignio. Il s’agit d’une tour carrée située au sud du chef-lieu. On peut y arriver par un sentier qui part de la route nationale 27 au niveau du croisement avec l’ancienne route nationale.
L’église, dont les origines remontent à 1450, fut construite près de l’ancien château de Gignod. Le clocher date de 1481. À l’intérieur, un petit musée d’art sacré recueille et conserve les objets de valeurs venant également de nombreuses autres chapelles.
Le Carnaval de Gignod est un important rendez-vous pour la communauté ainsi que pour les touristes. Les costumes, appelés « lanzette », sont une reconstitution ironique des uniformes napoléoniens. Les masques portent des chapeaux avec rubans colorés et cocardes, fleurs et miroirs. Pour chasser les esprits malins ils ont des clarines et des cravaches de queues de cheval.
Depuis 1976, tous les ans, vers la mi-août, se tient la fête du « teteun ». Cette manifestation, consacrée à la tétine de vache bouillie et accompagnée de charcuterie, est organisée par la Pro Loco et commence le vendredi par une soirée en l’honneur des hôtes de la commune ; elle continue le samedi avec une compétition de pétanque (un ancien jeu populaire que cette communauté partage avec le midi de la France), pour se conclure le dernier jour, dédié à la dégustation du teteun.
Chez Roncoz, situé dans le chef leu, est un important centre de services du territoire : on y trouve le siège de la Communauté de Montagne Grand-Combin, la maison de retraite, le dispensaire polyvalent du service sanitaire local, la direction des écoles élémentaires, le collège, la piscine et l’auditorium.
Les associations oeuvrant sur le territoire sont nombreuses et très actives.
L’économie locale se base essentiellement sur le tertiaire (administration publique, services…), tandis que l’activité agricole est en baisse. Il y a toutefois encore des jeunes qui, e marge de leur activité principale, s’occupent également de cultures de pommes, de l’élevage de bovins, ovins et chèvres, de la production de produits laitiers et de l’apiculture.
L’offre touristique de Gignod est destinée à ceux qui cherchent le calme et le repos, les promenades à pied ou la possibilité de jouer au golf. L’industrie des vacances de Gignod, cherche à se développer, tout en tenant compte de ses traditions agro-silvo-pastorales, qui représentent un atout touristique pour la valorisation du territoire. Dans ce contexte d’économie touristique, le vaste réseau de sentiers, qui relie villages et alpages jusqu’aux 2608 mètres de la Pointe Chaligne, a acquis une bonne importance
En 1964, l’ouverture du tunnel routier du Grand-Saint-Bernard a relancé le rôle de Gignod, mais l’année suivante, par l’inauguration du tunnel du Mont-Blanc, le passage italo-suisse a perdu son importance au profit de flux touristiques plus légers, qui préfèrent le passage à travers une vallée plus tranquille.
Très proche d’Aoste, immergé dans le vert, cette petite commune vit son présent avec un tourisme qui démarre et une culture liée à son histoire et aux traditions. Quel futur pour Gignod ?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens.
Pubblicato / aggiornato
il 11/01/2021 alle 11:56
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Cultura / Video