Entre Mairie et Clocher – Cogne
1.500 habitants, une altitude de 1.534 mètres, une économie fondée principalement sur le tourisme et une culture liée à la tradition, avec une collocation géographique dans un milieu naturel protégé.
C’est Cogne.
Le nom des habitants est Cogneins.
La position géographique le situe dans la Vallée de Cogne à 28 Km d’Aoste
La fête patronale est le 1er février, patron de Saint-Ours
Le curé s’appelle Corrado Bagnod
Le syndic s’appelle Bruno Zanivan
Dominé par le vert de la vaste prairie de Saint-Ours, le territoire de Cogne se présente comme un environnement totalement alpin. Rochers et glaciers encadrent le paysage et les cimes les plus hautes du massif du Grand-Paradis atteignent les 4.000 mètres d’altitude. Le fond de la vallée est sillonné de forêts composées essentiellement de mélèzes, auxquels viennent se mêler quelques épicéas, des pins et – plus rarement – des sapins blancs. Au fur et à mesure que l’on gravit les versants, les arbres cèdent le terrain à de vastes pâturages alpins.
La collocation dans le contexte du Parc National du Grand Paradis, universellement connu pour la richesse de sa flore et de sa faune, fait de Cogne une commune caractérisée par un vaste domaine naturel où l’on trouve d’anciens chemins muletiers royaux, des alpages, des petits lacs et des panoramas sur les montagnes de la chaîne. Les rencontres avec la faune sont fréquentes, notamment quand les chamois et les bouquetins descendent des hauteurs à la recherche de nourriture.
Ancien territoire des Salasses et centre minier important pour l’extraction du fer, Cogne revendique un passé riche d’histoire, de culture et de traditions. L’histoire du Parc national du Grand Paradis est étroitement liée à celle de Cogne. En 1856, le roi Victor-Emmanuel II avait déclaré Réserve Royale de Chasse ses montagnes, en sauvant ainsi de l’extinction le bouquetin dont la population, durant ces années, s’était appauvrie de façon alarmante. Le roi avait ensuite formé un corps de garde spécialisé et fait construire des sentiers et des chemins muletiers qui, aujourd’hui encore, constituent la meilleure ossature viable pour la protection de la faune et forment un réseau de sentiers d’excursion. En 1919, le roi Victor-Emmanuel III s’est déclaré prêt à offrir à l’état italien les 2100 hectares de la réserve de chasse, à condition de créer un parc national.
Le Parc Nationaldu Grand Paradis, le premier parc national italien, fut ainsi inauguré le 3 décembre 1922. La zone protégée fut gérée jusqu’en 1934 par une commission dotée d’une autonomie administrative. Ce furent des années positives pour le parc: le nombre de bouquetins augmenta considérablement et les 340 kilomètres de chemins muletiers royaux furent restaurés. Actuellement la gestion est assurée par un organisme constitué à cet effet.
Bien sûr, l’histoire de Cogne ne se limite pas seulement à celle du Parc.
Le pré Saint Ours est, d’une quelque façon, lui aussi un vestige du passé. Avec d’autres monuments, il est témoin de l’histoire de Cogne, à travers sa légende qui veut que le Saint le décontaminât des bêtes sauvages. Toutefois les vestiges remarquables ne manquent pas, ils se cachent dans les villages, dans l’architecture rurale, dans les mines, et surtout dans l’église, qui compte de nombreuses œuvres d’arts, telles que certaines statues de valeur et des hôtels du 17ème.
Le Musée des Mines, la Maison Dayné, l’exposition permanente des Dentelles et l’Atelier des Arts et Métiers, permettent à tout visiteur de faire un voyage à l’intérieur de la culture et des traditions pour découvrir coutumes, histoire et origine des Cogneins. Les manifestations organisées au cours de l’année sont nombreuses, aussi bien dans le domaine de la culture, que dans celui de la tradition. Un groupe folklorique, les Tintamaro, contribue au maintien des mœurs anciennes.
Dans la vallée de Cogne, la présence de riches filons de minéraux de fer a joué un rôle important sur la vie de la communauté locale. Initialement, l’exploitation des mines était libre. Au début du XIXème siècle, les mines ont été organisées de façon moderne, grâce à un travail accompli par les habitants réunis en coopérative. La tentative n’a pas été couronnée de succès. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que la Société Minière de Cogne fut constituée ; par la suite les mines passèrent sous la gestion de la Société Nationale Cogne, en obtenant le maximum de rendement. L’épuisement des filons, ainsi que la crise nationale de la sidérurgie dans les années 70, provoquèrent le déclin des mines, jusqu’à leur fermeture. Aujourd’hui l’économie de Cogne se base principalement sur le tourisme. Pendant l’hiver cette commune offre 80 Km de pistes pour le ski nordique qui, avec 11 boucles qui se dénouent au milieu des bois, des torrents et des ponts, deviennent souvent le réceptacle de compétitions sportives telles que la Coupe du Monde et la « Marcia Gran Paradiso ». Excursions, escalades, alpinisme et équitation sont les sports qu’on peut pratiquer pendant l’été. Pour accueillir les touristes qui passent leurs vacances à Cogne, hôtels, restaurants et services présents sur le territoire sont nombreux.
Un passé lié à l’exploitation des mines, un présent caractérisé par le tourisme et la présence d’un Parc naturel : quel sera le futur de Cogne ?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :
Pubblicato / aggiornato
il 31/01/2021 alle 20:30
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Cultura / Video