Entre Mairie et Clocher – Courmayeur
2.393 habitants, une altitude de 1.228 mètres, une économie fondée principalement sur le tourisme ainsi que sur sa position de frontière, et une culture liée à la montagne, la montagne plus haute d’Europe.
C’est Courmayeur.
Le nom des habitants est courmayeurains ou courmayeurins
La position géographique la situe dans la Valdigne à 37 Km d’Aoste
La fête patronale est le 27 juillet, patron de Saint Pantaléon
Le curé s’appelle Joseph Gerbaz
Le syndic s’appelle Romano Emanuele Blua
Située dans un vaste bassin aux pieds du Mont Blanc, Courmayeur est plongée dans un paysage de sapins et mélèzes, encadré par glaciers et montagnes. Appelé la perle des alpes occidentales, ce village est mondialement connu pour ses pistes de ski et sa réputation de destination touristique exclusive. Noyau commercial et mondain de Courmayeur la rue centrale, cœur de cette petite ville, est disséminée de magasins, cafés, restaurants et activités commerciales. Tout autour, de nombreux bâtiments ont surgis et une zone résidentielle s’est développée.
Imposant et majestueux, le massif du Mont Blanc domine le paysage avec une altitude culminante de 4807 m sur une étendue de plus de 50 Km. Défi irrésistible de tout alpiniste, en 1855 son sommet fut conquis pour la première fois sur voie italienne. Ses blancheurs cachent glaciers et sommets, et même un jardin botanique, un téléphérique nommé la huitième merveille du monde, crêtes et contreforts et, à ses pieds, un tunnel qui relie l’Italie et la France.
Courmayeur ne peut cependant se résumer à son centre et ses montagnes : son vaste territoire se développe en plusieurs hameaux et lieux-dits, ainsi qu’en deux vallées : le Val Ferret et le Val Veny.
Vers le premier siècle avant Jésus-Christ, Courmayeur était déjà connue pour l’exploitation des mines de quartz aurifère et, bien sûr, pour sa position géographique de frontière qui permettait aux Romains de descendre en Gaule à travers le Col de La Seigne.
Au moyen âge l’histoire de ce village était caractérisée par la présence de la famille de Savoie. C’est au cours de cette époque que les exploitations des mines de fer en Val Ferret ont commencé. Fer dans le sous sol et fer dans l’eau. C’est ainsi qu’au XVIIème siècle, grâce aux sources ferrugineuses, naquît une activité thermale et, cela coule de source ( c’est le cas de le dire), le premier hôtel de Courmayeur.
Pendant un demi-siècle les thermes furent la grande attraction de la noblesse piémontaise et savoyarde. Ainsi Courmayeur découvrit sa vocation touristique. Tourisme qui, bientôt, s’orienta vers la montagne. Fréquentée par la famille royale et la haute bourgeoisie, Courmayeur devint l’un des lieux de séjour curatifs les plus renommés du Royaume d’Italie, ainsi que centre d’alpinisme de réputation internationale. En 1850, est née la première société de guides de haute montagne. Un siècle plus tard, un autre chapitre d’histoire change l’économie de Courmayeur : c’est 1965 et le tunnel du Mont Blanc est ouvert.
Aux alentours de La Saxe, le seul témoignage d’une probable implantation romaine est encore visible : il s’agit d’une tombe à incinération complète d’offrandes funéraires, qui remonterait au IIème siècle après Jésus-Christ.
La construction de la première église remonte au VIIIème siècle, à Purtud, en Val Veny. Reconstruite en 1722, son clocher roman à flèche octogonale se découpe sur le ciel.
À Entrèves, sur la confluence entre la Doire de Val Veny et celle de Val Ferret, une maison forte qui remonte à 1391, appartenant autrefois aux seigneurs de Courmayeur, est encore visible.
La maison des guides, siège du musé du Duc des Abruzzes, conserve documents, équipements et souvenirs utilisés par les audacieux qui ont fait l’histoire de l’alpinisme.
Les travaux d’édification de l’église paroissiale ont commencé en 1722, toutefois on ne connaît pas la date de construction du clocher. Une analyse stylistique le classe parmi les typiques clochers-porches édifiés entre le XIème et la fin du XIIème siècle.
La vie sociale et culturelle de Courmayeur s’articule elle aussi sur la montagne. Les associations présentes ont, pour la plupart, un caractère sportif, comme la Société des guides de haute montagne, la société des skieurs, l’école de ski et l’école d’alpinisme.
En ce qui concerne l’instruction, à Courmayeur possède ses écoles élémentaires et moyennes, ainsi qu’un Lycée Linguistique reconnu qui garantit aux élèves la possibilité d’étudier tout en pratiquant les entraînements sportifs.
Naturellement la vie sociale ne se déroule pas seulement dans le contexte sportif : avec un centre des congrès qui peut recevoir 198 personnes, Courmayeur accueille souvent des meetings de niveau international.
Depuis 1991, au début du mois de décembre, le blanc de la neige se mélange au noir du cinéma pendant « Noir in festival », où les frissons du froid de l’hiver de Courmayeur se mêlent aux frissons de peur que provoquent les pellicules. Tandis qu’au mois de juillet, des «hordes de Celtes» envahissent le bois du Péterey pour le festival de musique celte qui compte de nombreux amateurs. Le Jardin de l’Ange, ancien hôtel de la petite ville, est devenu désormais un pôle culturel qui reçoit expositions, manifestations, débats.
Et pour maintenir les traditions : les Badochys, groupe folklorique de Courmayeur.
Plus de 150 Km de pistes de ski de descente et 40 Km de pistes de fond ; un palais de la glace parmi les plus modernes d’Europe (où on peut également effectuer des ascensions sur parois artificielles) font de la neige un nœud de la vie économique de Courmayeur. Les structures destinées au sport sont nombreuses : du golf indoor aux patinoires, en passant par squash et tennis, jusqu’aux différentes variantes du ski, comme Snowbike et Ski Fox. Les 63 hôtels présents sur le territoire disposent de 2851 lits, les restaurants sont au nombre de 60 et les appartements à louer abondent. Avec eux plusieurs activités économiques complètent l’offre touristique. Il ne faut pas oublier le chic et les nombreuses boutiques du centre sont en concurrence avec celles des grandes villes.
Point stratégique de passage, le tunnel représente une source importante : les répercussions immédiates sur la commune viennent des salaires des employés et des haltes des voyageurs (pas nécessairement touristes). Long de 11,600 Km, il traverse la chaîne du Mont Blanc en partant de 1381 m, aux pieds du glacier de la Brenva, pour aboutir en France à 1207 m aux pieds du glacier des Bossons. Récemment réaménagé suite à la tragédie de 1999, la structure ne cesse pas d’être critiquée par les associations de protection de l’environnement.
Village qui voit une forte présence touristique et un développement économique lié à la montagne, Courmayeur vit dans le cœur de l’Europe, projeté ver le futur, mais quel futur ?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :
Pubblicato / aggiornato
il 21/02/2021 alle 20:30
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Cultura / Video