Entre Mairie et Clocher – Valsavarenche
180 habitants, une altitude de 1.540 mètres, encadrée d’âpres versants qui s’élèvent jusqu’à plus de 3.000 mètres. Village de haute montagne par excellence, inséré dans un contexte naturel constituant un patrimoine national, mariage du ciel et de la terre avec une agriculture difficile mais encore très présente et un itinéraire de haute altitude, l’alta via n. 2, qui la traverse.
C’est Valsavarenche.
Le nom des habitants est Valsavareins (en patois Ouhaein)
La position géographique la situe à environ 12 Km de Villeneuve et 23 Km d’Aoste
La fête patronale est le 16 juillet, patron de Notre-Dame-du-Carmel
Le curé s’appelle Paolo Curtaz
Le syndic s’appelle Lina Peano
Valsavarenche s’étend sur un vaste territoire di 139 Km2. Ce village est en fait constitué d’une véritable constellation de hameaux, disséminés à des altitudes variant de 1200 à 2000 mètres, dans une vallée encadrée de hautes cimes dépassant les 3000 mètres d’altitude dont le Grand Paradis qui, à lui seul, dépasse les 4000. Serpentant à travers le vallon, le torrent Savara, principal cours d’eau, prend sa source au Grand Étret, l’un des 13 glaciers présents sur le territoire. Se partageant entre des paysages tantôt agrestes tantôt alpins, Valsavarenche est une terre de “marcheurs”, si l’on pense que 16 km séparent le village de Molère (le plus au nord) de celui de Pont et que les habitants de ce dernier parcouraient une vingtaine de kilomètres pour aller assister à l’office religieux, à Introd, jusqu’en 1483, date à laquelle est ensuite apparue la paroisse de Valsavarenche.
La commune de Valsavarenche est donc implantée dans une vallée dont elle porte le nom et où se pavane Le Massif du Grand Paradis dans toute sa majestuosité, exposant sa fière paroi nord avec son glacier, escaladé pour la première fois en 1958.
Rovenaud est la localité qui vit naître, le 9 janvier 1906, l’un des plus fiers et plus tenaces défenseurs de l’Autonomie valdôtaine et héros de la Résistance : Émile Chanoux.
Après l’effondrement de la dictature nazi-fasciste, Valsavarenche fut la première commune d’Italie à convoquer son conseil municipal, élu librement le 3 septembre 1944. Mais l’histoire de Valsavarenche est aussi étroitement liée aux caractéristiques de son territoire. Dès les années 1800, la beauté sauvage de son paysage conquit le cœur du plus illustre personnage de l’époque, le roi Victor Emmanuel II. Grand amateur de marche et, surtout, de chasse, il fit construire, à Orveilles, une maison qu’il habitait lorsqu’il venait en Valsavarenche pratiquer son loisir favori.
Nombreux sont les sentiers empruntés par le roi et ses successeurs, qui s’insèrent dans le patrimoine historique de la commune et sont connus sous le nom de “sentiers des rois”. Une Réserve de Chasse Royale fut instituée suite à une délibération municipale, qui concédait au roi le droit exclusif de chasse sur les montagnes de Valsavarenche. Ce fut Victor-Emmanuel III à céder ces droits à l’Etat, visant la constitution du premier parc national italien : le Parc National du Grand Paradis, justement, dont Valsavarenche fait partie. Une appartenance parfois souche de problèmes…
Valsavarenche témoigne largement de sa nature mais pas tellement de ses vestiges architecturaux. C’est surtout dans la ruralité et le sentiment religieux qu’on trouve alors les souvenirs en pierre.
Dans les hameaux de Nex et Tignet on peut admirer quelques constructions typiques de l’architecture traditionnelle.
De nombreuses chapelles offrent également, le temps d’un arrêt au hasard des promenades, leurs intéressantes et curieuses histoires.
L’église paroissiale, située à Dégioz, est dédié à Notre Dame du Carmel.
Comme dans toute communauté de petites dimensions la population se regroupe principalement de façon spontanée. Il y a toutefois une Pro Loco qui joue un rôle essentiel et se trouve impliquée dans chaque occasion.
À Valsavarenche se trouve un Musée ethnographique. Il est aménagé dans deux pièces de la “Sala d’Arte polivalente” et il présente les outils typiques de l’économie agro-pastorale. Ce furent M. Adriano Chabod et l’abbé Luigi Frassy, en 1983, à commencer la collection qui, au fil du temps, d’exposition temporaire est devenue musée.
Avec ses cols, ses sommets et ses lacs de haute altitude, le territoire un attire irrésistiblement les amateurs d’une nature sauvage et paisible.
Une économie par conséquent principalement fondée sur le tourisme, mais pas exclusivement celui de haute montagne. Valsavarenche s’ouvre, en effet, sur une nouvelle catégorie et offre à congressistes et conférenciers les structures et conditions nécessaires pour travailler et se détendre dans un cadre tranquille et sain.
Les conditions difficiles du territoire ont rendu la vie dure aux habitants de Valsavarenche et l’agriculture, l’élevage en particulier, n’a survécu qu’au prix de rudes efforts. Entre la production de miel et de fromages, une innovation a toutefois vu le jour avec la culture et la vente de plantes officinales.
“Tourisme Ensemble”, est une version du tourisme où administrateurs et population travaillent coude à coude, mais où les touristes aussi se joignent à cette synergie. Cela semble nouveau et pourtant il s’agit d’un projet qui a démarré il y a de cela déjà quelques siècles.
C’est ainsi que le Curé et le syndic décrivent leurs concitoyens :
Pubblicato / aggiornato
il 07/03/2021 alle 20:30
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Cultura / Video