Entre Mairie et Clocher – Chamois
98 habitants, une altitude de 1.815 mètres. on s’y rend à pied, en bicyclette et, pourquoi pas, à cheval, mais en voiture c’est impossible. Seul moyen de transport mécanisé : le téléphérique.
C’est Chamois.
Le nom des habitants est chamoisins
La position géographique le situe dans la vallée du Cervin, sur la gauche orographique du torrent Marmore, à 22 Km de Châtillon et 36 Km d’Aoste.
La fête patronale est le 30 juillet, patron de Saint Pantaléon
Le curé s’appelle Benito Strizzoli
Le syndic s’appelle Remo Ducly
À 1.815 mètres d’altitude, Chamois est la plus haute commune de la Vallée d’Aoste et parmi les plus hautes de l’Italie et même de l’Europe. Situé sur les hauteurs d’un versant ensoleillé, sur la gauche orographique du torrent Marmore, entre les communes d’Antey-Saint-André et de Valtournenche, son territoire couvre une superficie de 15 Km2 et s’étend de 1250 à 3033 mètres d’altitude. La localité, composée d’à peine une huitaine de villages abrités au cœur d’une vaste étendue de prairies alpines, présente une particularité unique en son genre : on ne peut y accéder qu’à pied ou par téléphérique. Le chef-lieu de la commune se trouve à Corgnolaz.
Si, à Valtournenche, la préhistoire a laissé des traces d’anthropisation, rien n’indique que Chamois ait été habité ni à l’époque préromaine, ni à l’époque romaine. Les premiers colons se seraient probablement installés dans les premiers siècles du bas moyen âge. Au 14ème siècle, la localité relevait de l’autorité des seigneurs de Challant-Montjovet. Par
la suite, le territoire de Chamois fut agrégé au mandement de Cly et , en 1751, il fut affranchi des derniers cens féodaux qu’il devait à ces seigneurs.
Le 21 juillet 1681, Albert- Philibert Bailly, évêque d’Aoste, fit ériger Chamois en paroisse, la détachant ainsi de l’église mère d’Antey, dont elle dépendait.
Le hameau de Corgnolaz, où fut donc construite l’église paroissiale, devint alors le chef-lieu de la commune, se substituant dans ce rôle au village de Grand-Ville.
La maison communale avait été édifiée en 1885. Son nouveau siège date de 1973.
Du point de vue social, d’autres dates ont marqué l’histoire de Chamois. La période de la deuxième moitié du 18ème siècle jusqu’au début du 19ème, constitue certainement une période heureuse pour la communauté avec la fondation des premières écoles publiques (on en comptait 4 début 1900) et la réalisation de laiterie sociales (dont une existe encore aujourd’hui). Puis la grave crise économique qui frappa la Vallée d’Aoste, fin 19ème, début 20ème siècle, eut une répercussion plus que sensible sur la population de Chamois. Aujourd’hui, la petite commune ne compte plus que 98 habitants, fièrement liés à leur territoire
Pas de tours, pas de restes médiévaux, Chamois ne semble pas avoir représenté un emplacement stratégique ni un lieu de résidence particulièrement intéressant pour les seigneurs auxquels il appartint. Là encore, c’est la ruralité et la religiosité qui a imprégné le territoire. La commune a, en effet, conservé intactes ses caractéristiques de petit village alpin, avec ses habitations en bois et en pierres et ses petites ruelles. La plus vieille maison remonte à 1654 et on peut encore voir le moulin de Crépin datant de 1834.
Quelques chapelles témoignent de la chrétienté intensément vécue. Citons la chapelle de la Trinité de 1691 à Moulins ; celle de Notre-Dame de Pitié de 1707 à Suis ; celle de la Transfiguration de 1856 (dite du Mont Abor) à Crépin ; puis celles plus récentes du 20ème siècle, Notre- Dame de la Vallée, Notre-Dame des Neiges et celle dédiée à San Domenico Savio.
Suite à la décision de l’évêque d’Aoste, en 1681, d’ériger Chamois en paroisse, la petite chapelle de Corgnolaz fut reconstruite et agrandie. L’église, telle qu’elle apparaît aujourd’hui, date de 1838 et est consacrée à Saint Pantaléon. Elle abrite de belles œuvres d’art comme son autel baroque du 18ème siècle, une croix processionnelle remontant au 15ème siècle et un calice datant de 1614.
La vie culturelle et sociale à Chamois, vu son isolement et sa faible population, ne pourrait se définir comme particulièrement riche et intense. La fête patronale constitue certainement un des moments forts pour la localité.
Le téléphérique, inauguré en 1955 et reconstruit en 1968, permet à Chamois d’échapper à l’isolement total et confère même au village un charme particulier qui attire une foule de touristes. Tout un monde qui, saisonnièrement, porte un élan de vie et de mouvements dans le cadre chaleureux que lui offre la petite communauté, avec ses hôtels, ses restaurants, ses appartements à louer, mais aussi son aire di pique-nique aménagée.
À côté de la tradition, avec une architecture typiquement montagnarde, Chamois c’est aussi la modernité avec le premier altiport italien pour avions légers, construit en 1967 et une bibliothèque a l’avantage de proposer, aux habitants et aux visiteurs, 3 postes pour pouvoir se connecter sur internet.
Aujourd’hui, Chamois subsiste avant tout par le tourisme. Cette localité, tout à fait exceptionnelle, propose des vacances uniques, au contact de la nature et dans le calme le plus absolu, loin du chaos urbain.
En hiver, son domaine skiable s’adresse à toutes disciplines et propose 4 remontées mécaniques modernes et une école de ski.
Les câbles de ces installations sont les seuls qu’on pourra voir sur le territoire : téléphone et électricité courent sous terre.
En été, promenades ou excursions sans difficultés particulières, font la joie des petits et des grands. La douceur du cadre et du climat, à l’abri des vents, se prêtent à qui veut simplement se relaxer, profitant du silence, bercé par la seule mélodie de la nature. Et ce sont là précisément les raisons qui ont permis à Chamois d’obtenir le label de “Perle des Alpes”.
En dépit des faibles ressources humaines et financières, la municipalité a cherché, ces dernières années, à mettre en valeur la particularité environnementale de la commune, grâce, notamment, aux programmes des Fonds Structuraux Européens, dans le souci d’un essor économique durable et soutenable dans le temps. Qu’en est-il, aujourd’hui, des initiatives entreprises et comment se profile le futur de la commune et de ses habitants?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :
Pubblicato / aggiornato
il 21/03/2021 alle 20:30
Categoria:
Cultura / Video