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Entre Mairie et Clocher : Saint-Rhémy-en-Bosses

Environ 400 habitants, une altitude de 1.632 m, une réalité territoriale de frontière qui, au fil du temps, a vu l’économie rurale laisser la place au commerce et à l’industrie alimentaire ; un futur qui n’exclut pas le développement touristique.

C’est Saint-Rhémy-en-Bosses

Le nom des habitants est Saint-Rhémiolards

La position géographique, situé  dans la Vallée du Grand Saint-Bernard à 21 Km d’Aoste

La fête patronale est le 1er octobre,  patron de Saint Rhémy, et le 6 novembre Saint Léonard

Le curé s’appelle Francis Darbelley

Le syndic s’appelle Edi Avoyer

Dernière commune avant de rencontrer la frontière avec la Suisse, Saint-Rhémy-en-Bosses donne accès au Col du Grand-Saint-Bernard, traversé depuis les temps les plus reculés. Bien que situé dans la haute partie de la combe nommée « Coumba Freida», ce petit village jouit d’une excellente exposition au soleil, même pendant l’hiver. Sur le versant nord dominent la zone de Crévacol, équipée de remontées mécaniques, ainsi que le Grand Golliaz, qui touche les 3300 m d’altitude. Vers l’ouest on observe la pointe Artanavaz, d’où naît le torrent central du même nom. Au sud de la petite vallée de Citrin, jaillit une source d’eau minérale riche en fer, médicamenteuse, connue comme «eau de citrin». L’atmosphère qu’on ressent quand on arrive à Saint-Rhémy-en-Bosses est celle d’un typique village de frontière : les prés verts et l’urbanisation de montagne se mélangent avec les panneaux de signalisation et les barrages qui indiquent la fin d’un pays, le commencement d’un autre.

L’histoire de Saint-Rhémy-en-Bosses est strictement liée au col. Le Col du Grand-Saint-Bernard,  situé à 2.472 mètres d’altitude, a joué un rôle géopolitique très important dans les relations entre le nord et le sud de l’Europe. Grands chefs d’armées, pèlerins, papes et voyageurs y ont transité. Les Celtes, les Romains, les Lombards y passèrent, et encore les troupes des empereurs Charlemagne et Frédéric Barberousse. Le passage le plus spectaculaire reste celui de Napoléon, qui traversa le Col en mai 1800, avec une armée de 40.000 hommes, 5.000 chevaux, 50 canons et 8 obusiers. Le col fut protagoniste aussi de nombreux échanges : commerciaux, culturels et politiques. Mais les deux versants des Alpes ont vu aussi transporter la  «bricolla », c’est-à-dire les marchandises de contrebande. En effet, l’une des activités pratiquées déjà depuis le XVIIIème siècle, mais diffusées surtout dans la première moitié du XXème siècle, était justement la contrebande. Pour éluder les soupçons et ne pas se faire remarquer, les contrebandiers prenaient beaucoup de précautions et se servaient de moyens de transport inusuels.

C’était une vie dure, pleine de dangers et d’inconvénients. Toutefois cette activité permit aux habitants des villages de la vallée d’intégrer les maigres gains de l’activité agricole, surtout dans les moments les plus difficiles.

Le lieu-dit Saint-Léonard conserve un témoignage tout-à-fait remarquable du Moyen Age: il s’agit du château de Bosses appartenant, dès le XIème siècle, à la famille du même nom. Cet édifice, dont l’aspect actuel remonte probablement au XVème siècle, se présente comme une solide structure en un seul bloc, à plan rectangulaire et à trois étages. L’intérieur a été restauré et il est utilisé pour accueillir des expositions.

A’ l’amont de Saint-Léonard se trouve le village de Maisonnettes, avec la maison forte Chez Vuillen, dont la construction remonterait au XIVème siècle.

L’église paroissiale de Bosses, dédiée à Saint-Léonard, est située près du château. Elle fut bâtie en 1861, sur les ruines de l’ancienne chapelle de Saint-Léonard. 

Les rendez-vous plus significatifs de la vie sociale de Saint-Rhémy-en-Bosses sont au nombre de deux : le carnaval et la fête du Jambon.

Les masques du carnaval (qui rappellent les uniformes de l’armée napoléonienne mais avec le classique chapeau  bicorne tourné en sens inverse) défilent dans les rues des hameaux et sont accompagnés par d’autres personnages (l’ours, le « toc » et la « tocca ») dont  le symbolisme se perd dans le temps et a capturé l’attention des anthropologues.

La fête du Jambon de Bosses se déroule le deuxième dimanche de juillet et elle est dédiée à ce produit gastronomique renommé. Affiné à l’air des particulières conditions climatiques du village, il a récemment été reconnu par le label A.O.P. (appellation d’origine protégée).

La vie culturelle et sociale de cette commune, n’est évidemment pas caractérisée uniquement par son carnaval et son jambon.

Le domaine skiable de Crévacol atteint les 2400 mètres d’altitude et offre plus de 20 kilomètres de pistes, avec une bonne exposition au soleil. Les itinéraires pour les excursions sont nombreux. Le ski de randonnée pendant l’hiver et le V.T.T. dans la saison estivale ont donné à Saint-Rhémy-en-Bosses la possibilité de se développer dans le secteur touristique. Le secteur des transports, avec le col et, davantage encore, avec le tunnel routier qui traverse le massif, est une souche importante aussi. Comme dans la majorité des communes de la Vallée d’Aoste, élevage et agriculture ne manquent pas. Depuis la réalisation d’une industrie d’affinage du jambon, ce qui était une tradition est devenu un revenu économique.

Saint-Rhémy-en-Bosses  est un village de montagne qui vit dans un milieu naturel au cœur des montagnes et  de l’Europe aussi, avec les privilèges et les inconvénients qui en découlent. Attachée à l’agriculture et à la vie paysanne, cette commune cherche son développement dans le tourisme et dans sa position géographique. Et le futur ?

C’est ainsi que le Curé et le syndic décrivent leurs concitoyens .

Pubblicato / aggiornato il 25/04/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video