Vai al contenuto

Rien qu’une vache – Le miel

« Ce n’était rien qu’un peu de miel
Mais il m’avait chauffé le cœur
Et dans mon âme il brille encore
À la façon d’un grand soleil…”

C’est ainsi que Georges Brassens décrit, dans la Chanson pour l’Auvergnat, cet extraordinaire cadeau de la nature : le miel. Cadeau, c’est vrai, mais qui ne tombe pas du ciel, il faut dire que ce sont les infatigables abeilles à faire le gros du travail, mais la main de l’homme est indispensable. Et là où l’homme s’engage pour maîtriser les produits de la nature, l’œil attentif de notre émission arrive. Les abeilles travaillent sans arrêt depuis que nous les avons quittées, il y a désormais quelques mois. C’est le moment de découvrir quels sont les résultats de tout ce travail. Découvrir qu’est-ce que le miel.

Il faut savoir avant tout que ce produit répond à une définition bien précise : «Le miel est un produit fabriqué à partir du nectar des fleurs ou de certaines sécrétions soit qui proviennent de parties vivantes de plantes soit qui s’y trouvent, que  les abeilles mellifiques butinent, transforment, combinent avec des substancesspécifiques qui leur sont propres, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Ce produit peut être fluide, épais ou cristallisé», oui mais… c’est-à-dire?

La connaissance et l’utilisation du miel par l’homme remontent aux temps les plus reculés de l’histoire et fait partie incontestablement des aliments les plus anciens de l’humanité. En effet, de nombreuses traces archéologiques et de multiples documents historiques permettent d’affirmer que le miel est associé intimement à la vie de l’homme depuis plus de 10.000 ans. Aucun autre produit, en dehors peut-être du lait, n’a eu une telle longévité dans l’histoire de l’alimentation humaine.

Les abeilles produisent le miel à partir du nectar recueilli dans les fleurs, au niveau de petites glandes végétales nommées nectaires (se situant le plus souvent au fond de la corolle), ou à partir du miellat recueilli sur les plantes. Le miellat est une sécrétion issue de parties vivantes de ces plantes ou qui se trouve sur ces dernières en rapport à l’excrétion de certains insectes suceurs de sève. Il existe donc deux grandes variétés de miel selon l’origine sécrétoire.

Le nectar et le miellat sont donc des liquides sucrés composés essentiellement de saccharose dissous dans de l’eau, que les abeilles butineuses prélèvent par aspiration avec leur langue et qu’elles emmagasinent dans leur jabot, en y ajoutant de la salive contenant une enzyme qui transforme le saccharose en deux molécules de sucres simples: le fructose et le glucose. Dans le même temps, elles abaissent déjà un peu la teneur en eau de la solution sucrée.

De retour à la ruche, ces butineuses transfèrent leur récolte à des abeilles ouvrières d’intérieur qui vont, par régurgitations successives d’une abeille à une autre, compléter et terminer la transformation commencée, avant d’aller dégorger ce liquide dans les alvéoles de cire disponibles d’un rayon où il va s’étaler. Sucé et étalé ainsi plusieurs fois de suite, il va alors subir une nouvelle concentration par évaporation passive qui s’effectue sous la double influence de la chaleur régnant dans la ruche et de la ventilation assurée par des abeilles ventileuses qui créent, par un mouvement très rapide de leurs ailes, un puissant courant d’air ascendant dans la ruche.

On arrive ainsi progressivement, au bout de quelques jours, à une solution qui est devenue tout simplement du miel et qui est alors stocké par les abeilles dans les cellules des rayons de la ruche, cellules qui, une fois remplies, sont cachetées par un mince opercule de cire pour une parfaite conservation.

Et si pour acquérir un kilo de miel, il nous suffit de faire deux pas vers le magasin, les abeilles d’une ruche doivent parcourir une distance approximativement équivalente à deux fois le tour du monde pour produire ce petit kilo. Incroyable mais vrai. Démonstration : une abeille doit butiner à peu près 150 fleurs pour faire son plein de 2 centigrammes de nectar, et une butineuse effectue, en moyenne, 25 voyages journaliers d’environ 1 kilomètre chacun. Ce qui signifie qu’ en période de miellée, une butineuse visite entre 3000 et 4000 fleurs par jour et parcourt 25 kilomètres pour rapporter environ 1/2 gramme de nectar et fabriquer 1/10 de gramme de miel. Si vous vous amusez à faire le calcul, vous constaterez que le tour du monde n’est pas une hypothèse audacieuse!

C’est le moment de découvrir ce qui se cache dans les ruches : c’est le moment de la récolte, mais avant tout il faut savoir quand prélever le miel.

Pour récolter le miel produit par les abeilles, l’apiculteur utilise un matériel spécifique. Il ne doit en aucun cas agresser les abeilles ni détériorer le miel. Comme le miel se récolte toujours dans les hausses, il faut commencer par éloigner les abeilles en les faisant descendre dans le corps de la ruche. Pour cette opération, l’apiculteur a plusieurs moyens à sa disposition.

Guido est prêt pour retirer les cadres d’une ruche dans son atelier d’extraction afin de procéder à la désoperculation, en utilisant la première méthode.

La deuxième méthode que l’on peut utiliser pour extraire le miel passe par l’utilisation de la brosse à abeilles. Cette brosse spéciale, à longs poils souples permet, de “chasser” les abeilles des cadres de hausses dont on veut récupérer le miel.

Une fois les cadres de hausses récupérés, on les emmène à la miellerie. Là, nous rencontrons Cinzia Angelini et son ami Jean Marie Crotti, qui viennent d’arriver de Courmayeur avec leurs cadres, mais pourquoi sont-ils venus ici ?

Voilà alors que le jeune couple s’installe dans l’atelier pour travailler le miel de leur propres abeilles. Ou peut-être ce sont Jean Marie et Cinzia qui appartiennent aux abeilles ? En effet, on ne comprend pas, cela semble tellement bizarre, mais ce sont les petites travailleuses jaunes et noires qui ont choisi leurs apiculteurs!

Jean Marie est en train de s’occuper de la première phase d’opération dans l’atelier,   il retire les bouchons de cire des alvéoles à l’aide d’un couteau à désoperculer.

Le miel brille vraiment d’une lumière propre dès que le couteau enlève la cire qui le protège, une cire qui est précieuse autant que le miel.

Le travail se poursuit dans l’atelier, maintenant Cinzia place les cadres dans l’extracteur, grande cuve en acier inoxydable qui utilise la force centrifuge pour extraire le miel des alvéoles.

En aucun cas celui-ci ne doit être chauffé. Le miel est ensuite filtré plusieurs fois afin d’éliminer les résidus.

Le parcours du miel est pratiquement terminé, après avoir été placé dans des maturateurs où il décante, il faut seulement le mettre dans les pots.

Le miel est enfin prêt à être consommé ! Il se présente sous l’aspect d’une substance visqueuse: la consistance du miel, qui peut atteindre l’état solide, est très variable; elle est conditionnée essentiellement par sa teneur en eau, sa composition chimique et la température à laquelle il est conservé. Pour comprendre les différentes caractéristiques qui se cachent dans cet or coulant, il faut apprendre à l’analyser, en bref il faut devenir des « sommeliers du miel ».

Ce rôle étant clarifié, c’est le moment de découvrir les caractéristiques du miel. Non, non, attendez, reposez vos petites cuillères : avant tout il faut regarder la couleur.

Deuxième facteur : la consistance

Les sucres contenus dans le miel peuvent cristalliser en partie sous l’influence de certains facteurs (température, agitation, composition chimique), entraînant alors une modification complète de son aspect mais sans rien changer à sa composition.

C’est le moment de mettre en pratique les conseils, il faudra prendre une petite cuillère et un verre…mais comment cela un verre ?

Tout le monde est équipé ? Verre et cuillère à la main et sens d’observation : c’est parti.

L’histoire du miel touche à son terme, nous avons pu observer les merveilleuses abeilles se prodiguer pour le fabriquer et l’homme s’engager pour l’extraire. A’ ce point, une question vient à l’esprit : les abeilles, toutes proportions gardées, se fâchent-elles parfois avec l’apiculteur ? L’homme provoque-t-il des dégâts en récoltant le miel ?

Alors apiculteurs attention! Laissez aux abeilles le miel nécessaire pour survivre, sinon elles pourraient bien venir jusque chez vous pour se venger et reprendre leur butin !

Pubblicato / aggiornato il 03/05/2021 alle 20:30
Visualizzato volte
Categoria: Cultura / Video