Entre Mairie et Clocher: Aymavilles
2.000 habitants, 646 mètres d’altitude, un gracieux château qui domine son paysage et une activité vitivinicole qui est le fleuron de la commune. C’est Aymavilles.
Le nom des habitants est Aymavillois
La position géographique : à 8 Km d’Aoste, sur la droite orographique de la Doire Baltée, à l’entrée de la Vallée de Cogne.
La fête patronale est le 24 novembre (la Royauté du Christ)
Le curé s’appelle Ferruccio Brunod
Le syndic s’appelle Fidèle Belley
Aymavilles est situé aux marges du parc national du Grand Paradis, dans une position légèrement surélevée par rapport à la vallée centrale, au milieu des prés, des vergers et des vignobles. Sa position, aux portes de la ville, en fait un lieu d’habitation idéal pour ceux qui travaillent à Aoste. Cette commune, avec ses paysages agrestes, attire aussi les touristes. Sur son territoire, il y a plusieurs petits centres qui gardent encore aujourd’hui les caractéristiques des anciens villages de montagne. C’est le cas d’Ozein, de Vieyes et surtout de Sylvenoire, avec sa très belle vue du massif du Mont Blanc.
Le territoire d’Aymavilles fut habité dès l’époque préhistorique, puis il fut colonisé par les Romains.
Il faut ensuite remonter au Xe siècle pour retrouver des traces historiques du peuplement à cet endroit. Cela ne veut pas dire qu’Aymavilles fut abandonné pendant tout ce temps, car sa position stratégique a certainement permis au village primitif de s’agrandir et de prospérer. En effet, au XIIe siècle, la famille noble des De Amavilla – issue de ce lieu – jouit d’un certain prestige en Vallée d’Aoste. Le silence qui règne sur près d’un millénaire n’est donc dû qu’à la destruction des documents qui concernaient ce territoire.
Le château fut construit vers 1287, par les seigneurs De Amavilla , qui partageaient leur fief avec les nobles de Courmayeur : il s’agissait, en effet, d’une co-seigneurerie. Vers la moitié du XIVe siècle, le comte de Savoie réunit la plupart du fief et inféoda Aymon de Challant. C’est ce dernier qui fit ajouter les quatre tours crénelées au bâtiment d’origine. Le dernier descendant mâle des Challant mourut en 1804 au château d’Aymavilles. Après plusieurs changements de propriété, le château passa à la famille Bombrini, qui le vendit à l’administration régionale de la Vallée d’Aoste en 1970.
En ce qui concerne l’histoire religieuse, on pense que le christianisme s’est répandu dans ces lieux très rapidement. Une particularité est à signaler : jusqu’en 1926, le territoire d’Aymavilles était réparti en deux paroisses, Saint-Léger et Saint-Martin.
Pour ce qui est du passé lointain d’Aymavilles, le témoignage le plus saisissant est assurément le pont-aqueduc romain de Pondel, édifié l’an 3 a. J. Christ sur les gorges du torrent Grand Eyvia et encore parfaitement conservé de nos jours. Avec son arche unique, ses 56 mètres de haut et ses 50 mètres de large, il s’agit de l’un des monuments valdôtains les plus suggestifs remontant à l’époque romaine.
Cependant, le bâtiment historique d’Aymavilles qui attire le plus l’attention est sans aucun doute le château, dont les tours crénelées dotées de mâchicoulis dominent le chef-lieu. L’édifice d’origine, qui était vraisemblablement une simple maison-tour, a été plusieurs fois remanié au fil des siècles, jusqu’à devenir une demeure résidentielle en 1713. C’est à cette époque que les parties défensives médiévales furent éliminées et que furent réalisées les façades de style baroque et rococo.
En ce qui concerne l’art sacré, il faut citer l’église Saint-Léger, avec sa façade en trompe-l’œil.
Ce bâtiment est mentionné pour la première fois dans la bulle du pape Eugène III du 5 avril 1145. L’édifice que nous voyons aujourd’hui fut édifié entre 1760 et 1762 et fut consacré le 25 mai 1765. Par contre, le clocher remonte au Moyen Age. Sa belle tour carrée, avec son clocheton en forme de pyramide octogonale, s’élève solide et gracieuse à quelques mètres de l’église.
En revanche, l’église Saint-Martin est citée pour la première fois dans une bulle du pape Alexandre III du 20 avril 1176, parmi les bien possédés par l’évêque d’Aoste. Elle fut reconstruite entre 1724 et 1725. La façade est décorée d’une fresque de 1968 qui représente le Christ entre Saint Léger et Saint Martin.
Tout récemment, le curé actuel a entrepris des travaux de restauration et fait placer un nouvel autel, constitué par un seul bloc de marbre imposant. Quant au clocher, il présente encore de nombreux éléments typiques du Moyen Age, mais son sommet a été profondément modifié : en effet, la flèche pyramidale d’origine à base carrée a été abattue et remplacée par une coupole hémisphérique surmontée d’un coq.
La piété des fidèles d’Aymavilles fut aussi à l’origine de nombreuses chapelles, souvent édifiées dans les villages les plus éloignés des deux églises paroissiales.
À Aymavilles, la vie culturelle et sociale est particulièrement riche. Un syndicat d’initiative est né en 1994. Parmi les événements les plus importants qu’il organise au cours de l’année, il faut citer la Fête de la « Favò », fin juillet à Ozein, ainsi que la fête patronale, le 24 novembre.
Les Aymavillois ont également une belle bibliothèque, qui organise des cours de toutes sortes, des excursions et des conférences. Elle compte environ 350 inscrits et quelque 10.000 volumes, dont plus de 3.000 sont prêtés chaque année. De plus, à Aymavilles, de nombreux habitants semblent avoir une passion pour le théâtre ou, surtout, pour la musique…
Depuis toujours, le territoire d’Aymavilles se prête à l’agriculture et à l’élevage. Sa position géographique particulièrement favorable a aussi permis de développer une florissante activité vitivinicole, qui représente aujourd’hui le fleuron de la commune : la production comprend des vins rouges et des vins blancs fabriqués par la Cave des Onze Communes et par des producteurs particuliers. Il y a aujourd’hui 35 hectares de vignoble cultivés à Aymavilles. Les vergers sont également nombreux, plantés surtout de pommiers.
Ce paysage champêtre, mais surtout la proximité du parc national du Grand-Paradis, attirent sur place de nombreux touristes : ainsi, à Aymavilles, on trouve plusieurs structures d’accueil (hôtels, restaurants, bed&breakfasts, camping et appartements à louer).
Un autre secteur économique important pour Aymavilles est représenté par l’artisanat (menuisiers, plombiers, électriciens), mais 60 % des travailleurs se déplacent quotidiennement vers la ville, toute proche.
Comme les autres communes situées tout près d’Aoste, à l’avenir, Aymavilles risque de devoir lutter pour conserver son identité et pour ne pas devenir un village de banlieue pour les personnes employées en ville. Heureusement, il possède plusieurs atouts, liés à son territoire et à ses traditions.
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens:
Pubblicato / aggiornato
il 06/06/2021 alle 20:30
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Cultura / Video