Entre Mairie et Clocher : La Magdeleine
108 habitants, une altitude de 1.644 mètres ; un emplacement au milieu des pinèdes et un passé riche en traditions pour la plus petite commune du Valtournenche.
C’est La Magdeleine.
Le nom des habitants est Madelinots, Magdeleins
La position géographique : La Magdeleine se trouve dans la vallée du Marmore, à 16 Km de Châtillon.
La fête patronale est le 22 juillet, Sainte Marie Madeleine
Le curé s’appelle Andrea Marcoz
Le syndic s’appelle Edi Emilio Dujany
La Magdeleine, en s’étalant sur 8,9 Km carrés, est l’une des plus petites communes de la Vallée d’Aoste. Son territoire est bordé par les municipalités d’Antey Saint-André, Chamois, Châtillon et Ayas. Le village est situé sur une terrasse morainique sur la gauche orographique du torrent Marmore, à 1.644 mètres d’altitude. Cette localité est un exemple intéressant d’organisation urbanistique de montagne, avec ses cinq hameaux : Artaz, Brengon, Clou, Messelod et Vieu. Un parcours piéton suggestif de 60 minutes permet d’atteindre le village de Chamois traversant des riches forêts.
Quelques ruines paléontologiques retrouvées à plus de 2.000 mètres d’altitude, sur les flancs du Mont Tantané, laissent supposer que le site était déjà fréquenté pendant le premier âge du fer.
La Magdeleine faisait partie au moyen-âge de la seigneurie de Cly et s’appelait « Mont de Vieu ». En 1376, Pierre II de Cly a été exproprié de cette propriété par les seigneurs de Savoie. Les différents seigneurs ont toujours donné une bonne autonomie aux habitants de La Magdeleine.
En 1798, l’administration communale est devenue autonome.
Jusqu’en 1959, La Magdeleine était liée aux villages d’Antey-Saint-André et de Châtillon seulement par des sentiers muletiers. Après la réalisation de la route carrossable, les sentiers sont toujours efficaces, mais ils ont une circulation réduite et principalement touristique.
Jusqu’en 1789, La Magdeleine fit partie de la paroisse d’Antey-Saint-André. Déjà en 1795, le prêtre Joseph Grange fit construire un terre-plein tout autour de l’église, pour remédier à l’humidité qui montait le long des murs et, en 1816, le sol fut surélevé de 1,80 mètres. Pour faciliter l’entrée, un escalier à 12 marches fut construit. D’autres transformations furent effectuées : le chœur, en fait, fut déplacé vers l’est et la nef agrandie.
L’un des aspects les moins connus du village de la Magdeleine concerne la présence de huit moulins alimentés par les eaux d’un petit torrent, dont l’origine peut être datée au XVIIIème siècle. Les moulins sont présents dans les hameaux de Brengon, Clou et Messelod et ils sont disposés à « chaîne », dans le but d’exploiter au mieux l’eau disponible.
Dans les hameaux de La Magdeleine il est possible d’admirer plusieurs édifices ruraux : des raccards et des greniers principalement.
L’église paroissiale a été bâtie en 1774, en l’honneur de Sainte Marie-Madeleine, à laquelle la commune doit son nom. Une typique église de haute montagne, dont l’ameublement est principalement en bois.
Sur le territoire de La Magdeleine on compte deux chapelles : la première, dédiée à Saint Roch, remonte au dix-septième siècle, tandis que la Chapelle de Vieu est dédiée à Notre-Dame des Neiges et elle remonte à 1739.
Sur le chemin muletier qui va de Hérin à Antey-Saint-André, se trouve l’oratoire dédié à Notre-Dame de Tout Pouvoir. Il fut construit à l’endroit même où la peste s’est arrêtée, en 1630, en épargnant les “magdeleins”.
La Magdeleine est un village de montagne, riche en traditions, qui s’est toutefois voué au tourisme et qui conjugue alors cette double nature dans sa vie culturelle et sociale aussi. Les manifestations (nous citons la veillée et la fête gastronomique du 29 août), célèbrent le passé rural en faisant un clin d’œil à ceux qui passent leurs vacances aux pieds du Mont Zerbion.
Le costume traditionnel de La Magdeleine, crée en 1983 par le groupe « Les Cinq Villages », reprend les vêtements de fête utilisés par les agriculteurs appartenant à la famille de Cly. Les cinq fleurs qui symbolisent les cinq villages de La Magdeleine sont représentés sur le tablier : la gentiane, la marguerite, l’anémone, la rose canine et l’edelweiss. N’existant pas un groupe folklorique, ce costume n’est désormais utilisé que dans quelques occasions officielles. La Magdeleine dispose d’une bibliothèque communale, qui organise des expositions et des cours.
Dans le passé, l’économie du pays était liée principalement à la culture des céréales, à l’artisanat du bois, au tissage de la laine et du chanvre et à l’élevage des bêtes. Les familles se déplaçaient à Châtillon pendant quelques journées du printemps et de l’automne pour travailler les vignes. Aujourd’hui on compte encore de belles prairies et des pâturages mais, surtout, on enregistre un développement remarquable dans le secteur du tourisme.
La Magdeleine a une petite station de ski sur les pentes du Mont Tantané. Ce lieu de villégiature est connu surtout pour les excursions été et il est apprécié par les familles ave enfants petits ou par les personnes âgées.
La Magdeleine est également une base de lancement pour les vols en parapente.
Traditions captivantes et vestiges historiques. Un passé lié à l’agriculture et un tourisme en essor continuel. Quel futur pour La Magdeleine ?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :
Pubblicato / aggiornato
il 25/07/2021 alle 20:30
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Categoria:
Cultura / Video