Entre Mairie et Clocher : Pontboset
197 habitants, une altitude de 780 mètres ; un emplacement au milieu des bois de châtaigniers et un territoire rempli par un grand nombre de ponts.
C’est Pontboset.
Le nom des habitants est Pontbosards
La position géographique : Pontboset se trouve dans la vallée de Champorcher à 7 Km d’Hône.
La fête patronale est le 7 septembre, Saint Grat
Le curé s’appelle Giuliano Reboulaz
Le syndic s’appelle Ilo Claudio Chanoux
Le village de Pontboset est situé sur la rive gauche de la vallée de Champorcher : un emplacement au milieu des rochers et des épais bois de châtaigniers, le long du torrent Ayasse, qui serpente sur plus de 23 km. Le territoire s’étale sur 3,76 km carrés, après un tronçon de la vallée particulièrement escarpé. Il est bordé par les municipalités de Champorcher, Donnas, Hône, Issogne, Arnad et Traversella.
Le chef-lieu est coincé entre la route carrossable et le torrent Ayasse. La commune se constitue de plusieurs hameaux concentrés dans le fond de la vallée, à exception de celui de Barmelle, qui est situé à 1.560 mètres d’altitude.
Déjà habité à l’époque préhistorique, Pontboset, depuis le XIème siècle, appartint aux seigneurs de Bard. Ensuite il passa en partie au domaine de la Maison de Savoie. En 1600, dans la localité Fabrique, une importante fonderie a été fondée : « l’usine des clous », qui appartenait au compte Nicole de Bard. En 1682, Pontboset et Champorcher ont étés inféodés aux nobles Freydoz. Vers la fin du XVIIIème siècle, après l’émanation du décret déclarant les critères uniformes pour la formation des administrations communales, le conseil municipal de Pontboset a été formé. En ce qui concerne l’histoire de la paroisse, Pontboset faisait partie de l’arrondissement de Champorcher. En 1625, les habitants obtinrent la fondation de leur propre paroisse et le premier curé fut Jean Piasot.
Le nom du village, Pontboset, évoque de lui même la caractéristique la plus remarquable: la présence d’un grand nombre de ponts. En effet, on peut compter six ponts, construits par les maîtres bâtisseurs des XVIIème et XVIIIème siècles, parmi lesquels celui de Frassiney, indispensable pour la communication entre l’adret et l’envers.
Les maisons, accrochées à la paroi abrupte, sont caractérisées par les « soulei » : de hauts greniers fermés par des planches verticales, enserrées de pilastres angulaires. Le hameau de Crest, avec sa chapelle dédiée à Saint-Georges, est un centre de très grand intérêt architectural.
L’église paroissiale de Saint-Grat, dans le chef-lieu, a été bâtie entre 1622 et 1624 et fut reconstruite en 1843. En 1920, les murs internes furent recouverts de fresques. L’autel date du XIXème siècle, mais il contient des statues réalisées en 1706. Le crucifix de l’arc date de 1625. Une belle fontaine en pierre, construite en 1830, se situe sur la place devant l’église.
À 1.474 mètres d’altitude, se dresse la chapelle principale : le petit sanctuaire de Retempio, datant de la première moitié du XIXème siècle. Située a peu de distance de l’église, la chapelle du Gom, dédiée à Notre-Dame-aux-Neiges, qui date de la troisième décennie du VIIIème siècle. Remarquable l’imposant autel en bois du 1800.
Les occasions pour se rencontrer sont nombreuses : parmi les manifestations, citons la fête des châtaignes, qui a lieu les premiers jours d’octobre. Une micro communauté accueille les jeunes d’antan. Au mois du décembre, la commune organise une fête pour réunir tous ceux du village. Il y a trois ans que la commune de Pontboset peut se vanter d’une coutume traditionnelle, qui reprend les caractéristiques des vêtements d’autrefois : la brassière caractérisée par des chèques, la garniture brodée et le tablier représentant le produit le plus typique de l’époque – le seigle.
Dans le passé, les vastes forêts de Pontboset ont permis d’approvisionner les activités industrielles de la région qui avaient besoin de combustible. Les nombreux alpages constituaient un moyen de subsistance pour bon nombre de familles. La culture des céréales aussi jouait un rôle considérable : les champs de seigle, autrefois cultivés en terrasses, caractérisaient ce paysage façonné par l’homme.
Aujourd’hui, grâce à ses caractéristiques morphologiques et à la pureté de ses eaux, le torrent Ayasse est renommé pour la pêche à la truite de rivière et pour la pratique du kayak en eaux vives. Remarquable est la culture des châtaignes et des fruits rouges.
Un rôle important joue le tourisme, grâce au patrimoine culturel et aux possibilités de pratiquer des activités sportives variées. Sur le territoire on compte une paroi rocheuse et plusieurs itinéraires de randonnée. Citons le parcours des six ponts, qui conduit au gouffre de Ratus.
Un territoire façonné par l’homme dans le passé. Aujourd’hui les habitants cherchent à garder les traditions et n’oublient pas la nécessité de développer le tourisme rural. Quel futur pour Ponboset ?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :
Pubblicato / aggiornato
il 15/08/2021 alle 20:30
Visualizzato volte
Categoria:
Cultura / Video