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Rien qu’une vache – La mécanisation agricole dans le contexte alpin

Malgré un environnement assez contraignant, le secteur agricole valdôtain emploie presque le 10% de la  population active, ce qui est remarquable si l’on considère que la moyenne nationale dépasse tout juste le 8%.

À partir des années ’50, l’introduction des machines a bouleversé la façon de travailler des agriculteurs valdôtains qui faisaient recours à de petits engins conçus spécialement pour la montagne.

Parmi ceux qui contribuèrent à mécaniser le secteur agricole valdôtain, Joseph Gerbore, originaire de Saint-Nicolas, fut un pionnier du secteur. En 1950, il décida d’ouvrir un commerce de machines agricoles à Aoste, tout près de la Porte Prétorienne, qui devint bientôt le berceau de la mécanisation agricole de la Vallée. Les vieilles machines qui ont fait l’histoire de l’agriculture ont été recueillies  dans le  musée de la Fondation Joseph Gerbore.

Nous nous sommes alors  rendus à Lyveroulaz, un hameau de Saint-Nicolas, à l’intérieur de la “Maison de la Tôr”, pour visiter le musée avec l’aide du fils de Joseph Gerbore, Giovanni, ainsi qu’avec les souvenirs de Madame Lucia Lavy.

Mais rien n’était impossible. La révolution la plus éclatante s’avéra dans la fenaison, qui mettait à l’ouvrage les campagnards pendant tout l’été. La faux demeurée inchangée depuis la nuit des temps était remplacée par la motofaucheuse. Doucement, râteleuses, faneuses, botteleuses faisaient leur apparition pour aider les paysans à  engranger leur foin.

C’est alors que de nombreux agriculteurs commencèrent à acheter la motofaucheuse, parmi tous les modèles, il y en a un en particulier dont tout le monde se souvient.

Le travail de la fenaison fut donc le premier à être soulagé par la mécanisation, mais l’innovation pénétra même dans les pâturages avec les premiers bergers électriques ainsi que d’ingénieux systèmes d’irrigations.

Dans les vergers et les vignobles, la machine faisait également son apparition, mais plus discrètement : les pompes à sulfater puis les atomiseurs remplaçaient les anciens pulvérisateurs.

Petit à petit les mulets avaient laissé la place aux motoculteurs avec remorque et enfin aux tracteurs. Le transport du fumier, des fruits et du raisin était assuré par des engins mécaniques, ou par des voitures bizarres…

L’agriculture valdôtaine d’antan ne contemplait pas seulement la culture des fourrages et de la vigne, mais également celle des céréales. Le moulin était alors indispensable.

Pubblicato / aggiornato il 30/08/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video