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Rien qu’une vache – En agriculture, les bras sont nécessaires mais les engins aussi

Le secteur de l’agriculture, l’étymologie du mot le dit très bien, est celui qui le plus est en contact avec le sol, la nature, l’environnement, nos racines paysannes. Mais le monde agricole est loin d’être fermé aux nouveautés. Bien au contraire: le progrès scientifique et technologique assure l’évolution constante des méthodes de travail.

Ce qui pourrait sembler à l’apparence un univers immobile, soumis au cycle des saisons et aux caprices de la météo, est en réalité un milieu doué de la capacité de se renouveler sans interruption.

Mais l’innovation est coûteuse et l’exploitation agricole doit mettre en compte un plan d’investissements à tenir constamment à jour si elle veut se maintenir compétitive.

Franco Contoz travaille dans le bureau de l’Uma, c’est à dire le « Bureau des équipements agricoles et usagers machines agricoles », qui s’occupe, entre autre, des financements régionaux qui permettent de rembourser partiellement l’achat de machines agricoles et de l’outillage nécessaires à l’exploitation agricole.

Franco Contoz – Les bénéficiaires sont toujours des exploitants agricoles, bien, des conducteurs d’exploitations agricoles ou bien des coopératives, voilà, ils sont les deux bénéficiaires principaux, et à l’intérieur de çà alors on a différentes catégories d’exploitants, donc on a les jeunes agriculteurs, qui bénéficient des pourcentages d’intervention la plus haute, on a les exploitants agricoles en général qui sont inscrits dans les listes Inps, et puis on a tous ceux qui font en général de l’agriculture. Mais quand même ils doivent avoir un minimum de surface ou bien de bétail ou bien de terrain à cultiver, par exemple pour les bois etcetera. Donc il faut qu’ils soient dédiés à l’agriculture, il faut qu’ils soient inscrits aux fichiers de l’exploitation agricole qui est prévu justement par la loi.  

L’achat est financé par la loi régionale 32 de 2007. En 2008, pour un alignement avec le nouveau Plan de développement rural, cette loi a été modifiée.

Les critères sont définis par une délibération régionale qui a été prise, approuvée par le gouvernement régional le printemps de cette année  et qui définit toute une série de catégories de bénéficiaires, des typologies de machines et d’outillages qui sont nécessaires justement à l’exploitation agricole et puis il y a encore une commission spécifique à l’intérieur de l’assessorat à l’agriculture à l’intérieur de ces bureaux de nos bureaux qui vont voir, analyser quand il y a des particulières machines qui ne sont pas prévues encore dans cette liste, dans ce groupe déjà prévu. 

Il n’y a pas de grand changements à l’égard des critères qui étaient auparavant approuvés, donc il y a des petites modifications qui sont des modifications liés surtout à la réglementation européenne, donc par exemple je disait avant que avant de conclure l’investissement il faut attendre notre réponse, parce que nous on doit engager l’argent et ce choses-là, donc  on doit donner la sûreté au monsieur qui vient là, à l’agriculteur qui vient là, qu’il prendra cet argent, qu’il va toucher cet argent au final, alors qu’il a acheté la machine (…).  Ça c’est une modification importante parce que lui il doit absolument attendre notre réponse. Nous on a quand même la possibilité d’intervenir sur le type de machine à acheter, donc sur la puissance, selon les critères qui sont définis, ou bien selon des critères qu’on analyse comme bureaux. 

Il y a toutefois des agriculteurs qui sont exclus et qui ne peuvent pas bénéficier de ces financements.

Mais je crois que presque tous ont utilisé ce système, ils sont exclus justement, malheureusement, quelqu’un qui n’a pas le titre de rentabilité de l’exploitation, donc l’entreprise n’est pas considéré rentable, alors ils sont exclus, ils sont exclus quelqu’un qui n’arrive pas à une surface minimum, qui est prévue, parce que par exemple si on achète un tracteur il faut qu’il y a, avoir la surface absolument selon la puissance de cette machine, mais en général tous ont  utilisé ce système de financement.

On ne peut pas tracer un portrait type des agriculteurs qui franchissent la porte du bureau pour demander un financement. Mais il y a des tendances qui sont en train de s’affirmer.

On a toujours plus de jeunes, les jeunes sont en général deux catégories, les jeunes agriculteurs, ceux qui ont fait les cours spécifiques comme jeunes agriculteur qui ont le droit au 45 pour cent d’intervention publique à fond perdu, pour l’achat des machines, puis en général il y a une catégorie qu’on définit jeune, parce que peut être ils ont déjà dépassé les quarante ans, mais quand même, et qui demandent toujours d’avoir des machines nouvelles, de modifier le système, de travailler, donc en allant, en cherchant un type d’outillage qui est plus conforme, qui est plus sur, qui donne une rentabilité supérieure.

Massimiliano Martinet vend des outils et des machines agricoles et il peut confirmer cette tendance : les exploitants agricoles sont de plus en plus jeunes. 

Massimiliano Martinet – Direi che ho visto in questi ultimi anni una trasformazione dei tipo di clientela sicuramente, ci sono parecchi giovani che si affacciano sul campo agricolo, comunque che subentrano ai propri genitori, o addirittura ai propri nonni nell’azienda di famiglia, quindi sicuramente molti giovani si avvicinano a questo settore, e i clienti adesso sono perlopiù giovani, tra l’altro i giovani direi decisamente informati, che seguono su internet l’evolversi anche del mercato, l’evolversi dei macchinari. 

Le tracteur, parmi les machines agricoles, est la pièce maîtresse, celle qui représente l’investissement le plus important. Le nombre des tracteurs achetés avec les financements régionaux n’est pas simple à établir.

Le traiteur agricole donc il représente la machine principale à l’intérieur de l’exploitation agricole, sont variables dans les années, mais quand même on est toujours sur une moyenne de soixante, soixante et dix tracteurs achetés par an. Donc, des traiteurs neuf. En considérant que le tracteur a un prix, et je parle de tracteurs donc avec quatre roues motrices, ont des prix assez hauts, on passe de trente miles jusqu’à cinquante miles euros pour chaque machine, sans d’autres attachés, donc c’est un investissement important. Donc on est autour de soixante soixante-dix tracteurs par année, avec des variabilités, on sait pas à quoi dues, mais quand même des petites variabilités dans les années différentes.

Depuis les années quatre-vingt la technologie, dans ce domaine, n’a fait que progresser.

On a eu une modification de ces types d’outillages, par exemple, je prend, dans les tracteurs, on est passé d’un type de tracteur qui avait une puissance autour de trente – cinquante chevaux,  à ce moment-là on passe à des tracteurs qui sont plus puissants parce que ils sont nécessaires, parce que l’outillages qui on met derrière le tracteur ou bien devant le tracteur nécessite de cette puissance. Ou bien il y a toute une série de machines qui sont nouvelles, par exemple pour la fenaison, mettons la presse ronde, qui n’existait pas il y a quelques année, à ce moment-là tout le monde, toutes les exploitations en général achètent ce type de machinisme pour la fenaison, mais il y a une évolution continuelle dans le secteur, donc on passe d’un mécanisme plus complexe à une simplification de l’autre coté. Mais ça évolue, continuellement. 

La fièvre de la technologie a gagné le secteur agricole tout entier : cela grâce aussi aux nouvelles inventions et à la sécurisation des machines existantes.

L’informatique sûrement a un poids qui est fort parce que en général conditionne le prix final du tracteur, par exemple, ou bien de la machine en général, don ça coûte beaucoup mais c’est quand même nécessaire pour la sécurité aussi des opérateurs   

Pour avoir accès aux financements il faut préparer un dossier.

Donc avant tout il faut vérifier si cette machine, cet outillage est compris dans le dossier (…) sinon il faut présenter, il faut présenter une demande avec un devis, une relation  qui décrit le type d’outillage, puis on présente cette demande, à la suite il faut attendre quelque temps parce que nous on doit engager l’argent avant de donner une réponse, donc l’achat ne peut être conclu avant qu’il ‘y ait l’engagement de l’argent de la part de l’administration publique. A ce moment-là on peut acheter la machine, en général il faut une soixantaine de jours. Donc il faut que l’agriculteur prévoit à temps, sur l’année, les achats qu’il doit faire. 

Un commerçant est bien placé pour connaître à fond comment les Valdôtains réagissent au défi lancé par les nouvelles technologies dans le domaine de l’agriculture.

Massimiliano Martinet  – Beh, gli agricoltori valdostani sicuramente sono, si aggiornano spesso, e anche se probabilmente in Valle d’Aosta è richiesta meno tecnologia proprio perché le macchine fanno comunque poche ore di lavoro a confronto delle ore di lavoro che fanno fuori dalla Valle d’Aosta in campi diversi, qui sicuramente lavorano meno le macchine quindi anche la richiesta di tecnologia è ridotta, anche se negli ultimi anni anche in Valle d’Aosta si seguono le ultime novità. 

Le macchine che vendiamo di più in questi ultimi anni sicuramente per quanto riguarda l’agricoltura, le macchine più grandi, quindi i trattori, sono dei trattori specifici per frutteto oppure per vigneto, macchine molto compatte, molto strette proprio, e anche per lavori in pendenza, macchine diciamo specialistiche. 03460603

Au cours des dernières années des nouveautés se sont profilées et elles ont séduit les Valdôtains aussi.

Un’importante novità tecnologica non è proprio dell’ultimo anno, o degli ultimi due anni, sicuramente la reversibilità nelle trattrici agricole ha portato sicuramente dei grandi vantaggi dal punto di vista dell’utilizzo e della versatilità delle macchine, nel senso che il trattore non è solo più il mezzo che serve a trainare la botte del liquame o il rimorchio ma è diventato anche il mezzo per potere fare la fienagione, il mezzo per poter, chi lo usa nei vigneti, usarlo come trincia, o anche nei frutteti, usandolo nei due sensi di marcia, avendo sempre l’attrezzo di fronte, e non solo posteriormente e quindi maggiore visibilità e maggiore confort nel lavoro. 

On ne peut pas s’empêcher de citer une nouvelle typologie de ramasseuse-presse, l’outil qui transforme le foin en balles: dans ces derniers temps on la voit quasiment partout.

La rotopressa negli ultimi anni  ha soppiantato ormai il mercato delle presse chiuse, la pressa, e quindi la tradizionale diciamo imballatrice, sono proprio in pochi attualmente, praticamente quasi tutti hanno la rotopressa, anche perché sicuramente facilita tantissimo il lavoro, soprattutto in quanto velocità, in quanto poi la fatica di non dovere diciamo portare nel fienile ogni singola balla e doverla impilare, insomma, 03570203

Adesso con le rotopresse quindi facendo le rotoballe col trattore con le forche si può tranquillamente trasportare senza bisogno di poi stare dopo un’intera giornata di lavoro ad impilare le balle nel fienile.

C’est un avis partagé aussi par Jean Pierre Adurion, un autre marchand. Sa spécialité, ce ne sont pas les outils agricoles, mais les cuisines. En effet, le tourisme aussi a bénéficié de l’évènement de l’électronique et, en général, des nouvelles technologies. Les agritourismes et les restaurants ne peuvent plus renoncer aux bénéfices de la modernité.

Jean Pierre Adurion  – Alors, dans les dernières 10-15 années il a changé beaucoup la technologie, la technologie maintenant c’est la technologie du sous vide, la technologie du froid à convention, à vapeur, la technologie des places à induction, qui c’est très très important maintenant. Il y a beaucoup de clients, les clients jeunes sont habitués, ils comprennent beaucoup la technologie, les clients un peu plus anciens ne sont pas encore bien habitués alors il faut encore un peu les pousser, il faut un peu les pousser pour aller acheter les nouvelles machines.

Les restaurants ils sont plus sujets aux changes, parce que on va changer, il y a beaucoup de jeunes qui vont acheter les restaurants, les agritourismes c’est plus une tradition de famille, parce que derrière ils ont la campagne, les vaches, les vignes

Ce sont les fils qui vont relever l’entreprise de la famille.

Alors ils viennent, ils ne sont pas tellement habitués au restaurant, alors on doit nous les conseiller, les indiquer l’importance des machines qu’ils vont relever, pour pouvoir travailler dans l’agritourisme de famille.

On s’est demandé si entre un restaurant de ville et un agritourisme à 3000 mètres d’altitude il y avait des différences, sous le profil de l’équipement.

Il y a aucune différence, il y a aucune différence parce que la marchandise, les machines sont les mêmes dans un restaurant, c’est toujours le menu que quelqu’un va décider de faire, qui dépend d’acheter les machines, autrement les machines sont les mêmes du restaurant, c’est la même chose.

Laver, cuire, préparer, conserver : les fonctions d’une cuisine sont toujours les mêmes.

Alors, la marchandise qui va pour la majeur c’est, la consommation, c’est les frigo, maintenant il y a les fours, les fours à vapeur, avec l’abbattiteur, le sous vide, la machine pour sous vider, les cuiseurs des pâtes, la friteuse, le frytop, pour faire la viande à la grille, la viande grillée, les quatre feux, ça c’est la marchandise qui va pour la majeur, puis il y a tout le repart du lavage, il y a le lave-vaisselle, la plonge, la plongerie et tout ça.

Il y a seulement un élément qui ne peut pas manquer dans une cuisine alpine, mais qui ne rentre pas dans l’ensemble des réglementations valables pour les autres appareils, comme les frigo, les fours, les friteuses.

Cette machine n’est produite que de façon artisanale, dans une centaine d’exemplaires. Vous ne l’avez peut être pas deviné : on vous le dit.

Il y a une machine qui en Italie n’est pas construite, c’est la machine pour faire la polenta, que dans la restauration industrielle italienne n’y est pas, parce que c’est seulement produite du Trentin et du Val d’Aoste, alors il n’y a pas une machine qui sert pour les restaurants, nous on la fait faire, on la fait construire mais ce n’est pas à norme.

C’est faite en cuivre, avec une pale qui tourne pour faire cuire la polente.

L‘industrie, habituée à ignorer les petits chiffres d’affaires, passe à côté d’un petit engin très simple, produit de façon artisanale. 

Parfois, donc, les dernières avancées de la technologie ne sont pas si fondamentales que ça dans le rapport, si étroit, qui lie depuis toujours l’homme et la machine.

Pubblicato / aggiornato il 04/07/2022 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video