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Rien qu’une vache – L’identification du veau 

Démarrons avec une comparaison inopportune voire irrespectueuse. Tout le monde a eu l’occasion de voir, au moins à la télévision, un concours de beauté : les filles ou les garçons se présentent à leur mieux, les cheveux bien coiffés, le visage maquillé, la peau luisante, les yeux resplendissants. Leur finalité est de se faire apprécier par le jury et de gagner la couronne du meilleur.

Il en est autant pour les vaches valdôtaines, avec la seule différence qu’elles ne le font pas de leur propre chef mais c’est leur propriétaire à en décider ainsi. Elles aussi se regroupent dans un lieu indiqué, se montrent sous leurs meilleures caractéristiques, attendent le jugement des experts et gagnent ou perdent. Pas de couronnes, pour elles, mais un prix monétaire pour leurs éleveurs.

Le déroulement d’une revue bovine pourrait être ainsi synthétiquement décrit, mais derrière l’apparence il y a tout un monde de savoir, de science, d’économie et d’organisation que nous allons découvrir ce soir.

Partons alors en disant que les revues bovines valdôtaines sont annuellement organisées, en huit rendez-vous disloqués sur le territoire (un pour chaque Communauté de montagne) et partagés entre printemps et hiver. L’organisateur principal c’est l’Arev : l’Association régionale qui regroupe les éleveurs valdôtains.

La finalité des organisateurs n’est bien évidemment pas celle de donner vie à un concours de beauté un peu singulier, mais de contribuer, par cela, au travail d’amélioration de la race bovine valdôtaine.

Un schéma qui indique avec précision le but recherché.

À un concours, inutile de le dire, on a le désir de gagner et chaque éleveur cherche alors à y porter la vache la plus belle de son élevage. Un choix qui peut être individuel, mais même le fruit d’une consultation.

Pour nous renseigner sur le monde des revues bovines, nous avons participé à celle de Villeneuve, qui regroupe les éleveurs du Grand-Paradis.

Les camions, avec hommes et vaches, sont arrivés tôt le matin et chacun s’est installé dans l’emplacement qui lui était réservé. Si les finalités des éleveurs sont claires, celles des organisateurs le sont tout autant.

Il est alors clair que l’examen effectué par les experts est très attentif et stricte. Ils consacrent leur attention à la production et à la morphologie, qui incident da façon paritaire sur le jugement final. Cela différencie les revues valdôtaines (attentives aux caractéristiques de la race) des autres, qui ne se penchent que sur les données quantitatives.

Nous avons alors compris que 50 pour cent de la note vient de la conformation, du manteau, de la musculature et de la mamelle. Le reste se dit « indice génétique de rendement » et se compose de l’analyse de la quantité de lait produite et de sa teneur en gras et protéines. Cela parce que ce ne sont pas les kilos qui font la qualité.

Annuellement ce sont environ 500 vaches qui sont présentées aux revues bovines. Et elles sont réparties en catégories.

Généralement chaque vache, au cours de son existence de 8 à 10 ans, a plus de quatre accouchements et elle est également assez bonne productrice de lait.

Toutes les données recueillies par les experts de l’Arev (à l’occasion des revues et au cours des visites dans les étables)  sont insérées dans une banque de données et c’est un logiciel spécifiquement réalisé par l’Université de Parme qui les transforme en valeurs numériques. Ces notes indiquent la capacité de la vache de retransmettre efficacement ses caractéristiques génétiques. Alors les ponctuations ont une signification qui va au-delà de la satisfaction de l’éleveur : c’est grâce à celles-ci que les 200 vaches annuellement autorisées à s’accoupler avec un taureau sélectionné et à accoucher des mâles à leur tour reproducteurs sont choisies.

Il est évident que les vaches sélectionnées ne sont pas les mêmes d’année en année, puisqu’on vise toujours à l’accroissement de la qualité.

Tout ce discours n’a pas un grand rapport avec la valeur commerciale de la vache. Ce n’est pas nécessairement la garantie de retransmettre efficacement son patrimoine génétique qui  fait son prix.

À notre revue bovine de Villeneuve, les évaluations des juges sont terminées et une pause s’impose pour le repas communautaire. L’aménagement du terrain de la rencontre, l’accueil, l’organisation du repas et de la remise des prix est à la charge du Comité organisateur. Un sacré travail !

Le repas terminé, le moment est venu de dévoiler les résultats des évaluations et de remettre le prix aux éleveurs des vaches qui ont remporté les indices les plus élevés. À l’occasion de chaque revue ils sont de l’ordre de la douzaine.

La sonnette a une valeur symbolique mais, comme nous le disions auparavant, l’éleveur qui classe bien ses bovines y gagne non seulement en satisfaction mais également en argent.

D’autres raisons encore poussent les éleveurs à participer à ces revues.

Et maintenant passons à nos rubriques. En matière d’élevage nous allons parler de l’identification du veau ; en matière d’agriculture, notre argument est une expérimentation concernant les pommiers.

La naissance d’un veau est un moment de joie dans tout élevage, moment auquel suivent obligatoirement des pratiques bureaucratiques.

Il s’agit d’un devoir institutionnel de l’Arev.

L’intervention pratique terminée, les raisons de cette initiative doivent nous être expliquées.

Passeport ? Pour quelle raison une vache a-t-elle besoin d’un passeport ?

L’Institut agricole régional se consacre non seulement à la formation des jeunes agriculteurs, mais également à la recherche.

Cette expérimentation a une finalité prioritaire.

Le terrain sur lequel planter ces pommiers typiquement valdôtains a été choisi avec attention.

Sous le profil technique, de quelle façon a-t-on procédé ?

Les évaluations vont  être conduites sur la base de quels paramètres ?

Si la recherche donnera de bons résultats (de bons fruits, nous pourrions dire) quels bénéfices tireraient les agriculteurs et les consommateurs de l’adoption de cette méthode ?

Le temps à notre disposition est terminé, nous vous remercions pour nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous à la semaine prochaine.

Pubblicato / aggiornato il 01/08/2022 alle 22:12
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Categoria: Cultura / Video