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Rien qu’une vache – L’abandon de la moyenne montagne

Combien de hameaux compte la Vallée d’Aoste ? Nous ne connaissons pas la réponse et nous doutons que quelqu’un ait pris le soin de les compter. Ce qui est certain c’est qu’ils sont nombreux et qu’ils l’étaient encore davantage dans le temps. La modernité est toutefois en train d’avoir une lourde influence sur leur survie : quand ils se trouvent dans des endroits difficiles à atteindre, ou bien sont mal desservis, ou encore n’offrent aucune chance de travail, ils risquent d’être abandonnés. Un abandon qui a ses effets non seulement sur leurs anciens habitants, mais sur une communauté toute entière, qui voit dans l’abandon de la montagne (surtout de la moyenne montagne) un danger économique voire écologique.

L’Union européenne, consciente de cela, apporte son soutien aux autorités locales pour  contribuer à leur tour à la survie des hameaux. Elle le fait par de nombreux moyen et, ce soir, nous allons parler des fonds structuraux du Fonds européen de développement régional, grâce auxquels de nombreuses interventions ont été faites, en Vallée d’Aoste aussi. Nous en sommes à la période de programmation 2007-2013, mais nous voulons regarder au passé. Même avant l’an 2000, quand l’Assessorat régional de l’Agriculture devait contribuer afin que l’Europe atteigne son Objectif 5B.

Et c’était déjà quelque chose. Mais dans la période de programmation 2000-2006 on est allé de l’avant.

Une revitalisation qui devait toutefois passer par des initiatives bien identifiées.

Ces initiatives étaient coordonnées par le Service régional des politiques communautaires. De nombreuses demandes d’aides furent présentées et 55 furent financées, dans 27 différents hameaux. Pour un montant de 11 millions et demi d’euros : 8 millions et demi pour la requalification des infrastructures et des réseaux techniques dans les hameaux ; 3 millions d’euros pour la récupération d’anciens bâtiments collectifs.

Nous allons alors faire un petit voyage dans quelques-uns de ces hameaux, pour avoir des exemples concrets des interventions faites et des bénéfices qui en sont ressortis.

Partons du village d’Arvier. Ici, plus précisément dans le hameau de Grand Haury, on est intervenu pour refaire la voirie interne et pour élargir le parking municipal.

La majorité des édifices du hameau a actuellement une destination résidentielle ou extra-hôtelière. La population passe des trois familles habituelles aux 50 des périodes d’afflux touristique.

Il est alors clair que l’intervention publique a également la fonction de pousser les particuliers à intervenir à leur tour.

Déplaçons-nous dans la proche commune d’Avise, où nous voulons visiter les travaux de réalisation de l’aire récréative au lieu-dit Cerellaz.

L’aire sportive et récréative a été crée à un emplacement auparavant inexploité.

Entrons dans le détail des réalisations.

À un kilomètre de distance de Cerellaz se trouve l’aire de Le Crou, où il est possible de pique-niquer. Au cours des journées d’été, les touristes déjeunent en bas et ensuite montent pour jouer au football ou faire des matchs de volley-ball. Les personnes âgées en profitent pour jouer aux boules ou aux palets. Voilà alors un bel exemple d’intégration infrastructurelle.

L’aire de Cerellaz a été inaugurée en juillet 2008. dès lors les bénéfices se sont fait déjà sentir.

Maintenant le déplacement est plus important, puisque nous arrivons jusqu’à Pontboset, où le technicien municipal, Pasqualino Costabloz, nous a accompagnés dans la visite aux hameaux de La Place, Savin et Frassiney. Ici il fallait intégrer les réseaux technologiques existants (courant électrique, lignes téléphoniques et éclairage public) avec le réseau de distribution du gaz. Il fallait également remettre en place l’aqueduc et les égouts. Enfin, étant donné que pour faire tout cela il fallait démolir les rues, l’occasion a été propice pour refaire la voierie interne des hameaux et améliorer le pavage. Ajoutons que deux réservoirs du gaz ont été réalisés : le premier dans la partie haute et le deuxième à Savin. Ils ont été liés par une conduite qui a ensuite atteint toutes les maisons, permettant ainsi aux propriétaires d’utiliser ce service.  Une année de travail a été nécessaire pour conclure les installations. 200 mille euros ont été destinés à cet effet. Les trois villages accueillent une dizaine de familles résidentes et dans quelques temps, elles vont toutes utiliser ce système d’approvisionnement. Un bénéfice ajouté est que tous les petits réservoirs de gaz existant auparavant ont disparu.

Notre voyage peut alors se dire conclu. Nous avons entendu que les Administrations municipales sont satisfaites des réalisations qui ont été possibles grâce aux cofinancements communautaires : des ouvrages qu’elles n’auraient pas pu faire autrement. L’administration régionale aussi se dit satisfaite.

Nous avons dit, au début, que nous sommes dans la période de programmation 2007-2013, au cours de laquelle aussi des initiatives pour éviter le risque d’abandon des villages marginaux ont été entreprises.

Voirie et services techniques encore en premier plan. Mais…

Et maintenant passons à nos rubriques. En matière d’agriculture nous allons parler de mise en bouteille; en matière d’élevage, notre argument est l’élevage familial des lapins.

L’embouteillement

Guidés par les élèves de la classe de cinquième de l’Institut Agricole régional et par le responsable de la cave de l’Iar, Daniele Domeneghetti, nous allons parler d’embouteillement. Il s’agit de la dernière phase d’un long travail d’analyse, d’étude, d’attention aux vignobles et de vendange qui a été fait au cours des mois précédents. Avant de l’embouteiller, le vin a été stabilisé sous le profil tactrique par une sulfitation (on a ajouté une substance dérivée du potassium, qui aide la conservation). Cette stabilisation a duré deux mois et la température était de 4 degrés. Démarrons alors avec le travail de mise en bouteille. Il faut commencer par le filtrage, qui est effectué deux fois : la première par un filtre plus grossier et la deuxième par un filtre plu serré. Cette opération a la fonction d’éliminer toute la partie qui détermine la turbidité du vin. Le vin passe ainsi dans une bombonne. Ici un appareillage transfère le vin dans la bouteille (qui a juste auparavant été dressée par du vin) et aussitôt on passe au bouchonnage et à l’habillement de la bouteille, qui consiste dans le positionnement de la capsule et de l’étiquette. Il faut faire très attention que le bouchon ne touche jamais le vin, pour ne pas lui transférer sa saveur.

L’élevage du lapin.

Au cours de nos émissions nous parlons beaucoup d’élevage comme profession.Mais il y a également l’élevage familial. Dans ce cas, il s’agit plutôt de petits animaux, tels quel le lapin. Voilà alors quelques petites informations pratiques.

Qui veut élever des lapins chez soi doit disposer de quoi ?

Alors, pour ne pas avoir des mines sous terre ou pour ne pas voir ses lapins s’enfuir, la cage est indispensable, qu’elle soit achetée (et qu’elle soit alors en inox) ou qu’elle soit réalisée par soi-même, en bois. Dans ce dernier cas, il faut que les locaux soient très secs et qu’elles soient débarrassées souvent des déjections.

Avec les lapins, il faut faire beaucoup de prévention sanitaire.

On fait vite à dire lapin, mais il faut bien s’y retrouver parmi les mille races.

Aucune indication précise : chacun peut choisir à son goût, en insérant toutefois le nouveau membre dans le groupe avec attention, parce qu’il s’agit d’un animal qui mal supporte les déplacements.

Un dernier conseil, encore.

Le temps à notre disposition est terminé, nous vous remercions pour nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous à la semaine prochaine.

Pubblicato / aggiornato il 30/08/2022 alle 02:46
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Categoria: Cultura / Video