Rien qu’une vache – les produits de l’agriculture à km zéro et leurs dérivés
La philosophie de la distribution des produits agricoles «km zéro» se fonde sur la volonté de garantir un revenu plus intéressant au producteur tout en faisant épargner à l’acheteur. Cela parce qu’il n’y a pas de passages intermédiaires et la vente du produit se fait directement dans la ferme ou dans les exercices commerciaux des proches alentours.
Il existe toutefois des cas où la production, la transformation et la commercialisation se font à km presque zéro : si le producteur, le transformateur et l’acheteur son très proches cela se fait aussi.
C’est le cas d’une petite structure de Verrès, la Nuova Stedol, où M. Angelo Lazzoni a décidé de doter l’hypermarché de sa fille et quelques commerçants valdôtains d’intéressantes préparations alimentaires basées sur des ingrédients de chez nous.
Nous nous sommes rendus dans son atelier quand il était en train de préparer les pommes cuites. Nous avons ainsi profité de l’occasion pour nous faire raconter son histoire tout en même temps que nous avons appris la préparation de ce petit délice.
Tout a commencé quand M. Lazzoni a arrêté de faire le commerçant et voulait se trouver un hobby.
Un brevet c’est bien, mais il ne suffit pas : pour que l’idée devienne une réalité, il faut se doter des appareillages nécessaires et commencer à travailler. L’expérience manquait aussi !
Il viendrait envie de dire : « hip, hip, hourra ! », mais c’est encore un peu tôt, parce que M. Lazzoni est loin de sa ligne d’arrivée.
Nous avons déjà compris que M. Lazzoni est une personne qui marche tout droit vers son objectif. Le manque de commerçants disponibles ne l’a guère arrêté.
Les limites régionales non plus n’ont pas arrêté l’avancée des pommes cuites de M. Lazzoni, qui les a amenées aussi dans le Canavais et dans la Vallée de Suse.
Les résultats furent obtenus grâce au travail et à un investissement de 150 millions de lires. La chance étant toutefois distraite, deux mois après que M. Lazzoni eut signé un accord avec une société de distribution milanaise, qui s’était engagée à porter les pommes cuites dans toute l’Italie, cette société ambrosienne fit faillite.
Notre gladiateur de la pomme cuite décida alors de reprendre l’hypermarché qu’il avait donné à un gestionnaire, tout en n’oubliant pas son idée. De là à peu, un nouveau départ, mais en se détachant du mono-produit.
Et de nouveaux produits sont là, prêts à faire leur entrée sur le marché.
Évidemment pas tous les produits ont des ingrédients de chez nous.
M. Lazzoni aimerait bien pouvoir utiliser les dérivés de l’agriculture et de l’élevage valdôtains pour tous ses produits, mais la production ne semble être pas encore capable de satisfaire ses exigences avec continuité.
Maintenant les produits de la Nuova Stedol sont commercialisés dans la Vallée d’Aoste entière et le rêve est de reprendre le marché de la première expérience.
Passons maintenant à la partie plus agricole de notre émission, toujours en parlant de pommes. En Vallée d’Aoste, en effet, il y a des exploitations qui confèrent leur produit à la Cofruit, pour la commercialisation ou la transformation, et d’autres qui s’en occupent directement. C’est le cas de la Saint-Grant de Gressan, propriété de Ivo Viérin.
Un petit qui allait à la campagne et jouait (ou parfois travaillait) sur ces grands pommiers. Et qui, adulte, a voulu en faire son métier.
Pommiers qui, toutefois, ne sont plus ceux de son enfance.
Meilleure qualité des pommes, moins de fatigue et plus de rentabilité avec cette méthode.
Quelques difficultés se trouvent dans la culture des pommes reinettes. Pour les golden, jona gold ou fujy et, encore, pour les stars tout est bien plus facile. Un peu de technique, beaucoup d’eau et de bons soins au cours de l’été. Le travail est fait.
La récolte se fait depuis la Saint-Grat et puis on continue jusqu’au début novembre. Et la commercialisation commence.
Cette modalité de vente à ses avantages. Avant tout la liquidité directe, mais également la possibilité d’avoir un rapport direct avec la clientèle.
L’exploitation produit d’autres légumes.
Nous nous sommes rendus à Gressan un jour de récolte.
Tout comme M. Lazzoni s’est dit optimiste, face aux possibilités de son entreprise, M. Viérin l’est pour son exploitation.
Et maintenant passons à nos rubriques. En matière d’agriculture notre sujet sera la recherche concernant les ferments dans la production du fromage ; en matière d’élevage nous allons par contre parler de l’alimentation des vaches.
Les ferments
Les ferments sont indispensables pour la fermentation lactique et donc pour la production des fromages. L’Institut agricole régional conduit des rechercher à ce sujet aussi.
Les analyses sur les échantillons sont faites dans le laboratoire microbiologique et là ces microbes sont mis en culture.
L’alimentation des vaches
Le temps à notre disposition est terminé, nous vous remercions pour nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous à l’année prochaine, puisque la série 2009 de « Rien qu’une vache ? » se termine ce soir.
Pubblicato / aggiornato
il 28/11/2022 alle 20:30
Categoria:
Cultura / Video