Vai al contenuto

Rien qu’une vache – Biodiversité en Vallée d’Aoste : une étude pour la découvrir

La Vallée d’Aoste est une région ayant des caractéristiques environnementales et agricoles particulières. Au fil du temps, l’homme a colonisé ce territoire grâce à l’adoption de pratiques agricoles en équilibre avec l’environnement, en élevant des races rustiques, en cultivant des espèces végétales adaptées au climat (fourrage, pommes, raisin, pommes de terre…) et en obtenant ainsi des produits uniques. L’intervention humaine a augmenté l’hétérogénéité du territoire, parce qu’il a destiné à l’agriculture des surfaces autrement boisées, il est intervenu sur le modelage des versants ou il a appliqué des techniques culturales diversifiées. La question est alors: quels liens existent entre activité agricole et biodiversité du territoire valdôtain ?
L’Institut Agricole Régional a cherché de répondre à cette question, en réunissant des compétences spécifiques repérées en son sein ou à l’extérieur, avec la participation de spécialistes des domaines différents. L’étude a été menée, à partir de 2005, dans des vignes, des vergers et des zones naturelles ou semi-naturelles. Les finalités de cette étude ont été d’évaluer la biodiversité animale et végétale, de cataloguer les espèces présentes, d’analyser la valeur agro-environnementale des pratiques culturales et d’analyser les interactions entre les organismes étudiés. Trois axes principaux ont été choisis : les aspects végétaux, entomologiques et ornithologiques. Les raisons sont claires: la végétation a une influence directe sur la vie des insectes et des oiseaux et, en revanche, la présence ou l’absence de ces derniers influe sur les sols et les cultures.

La recherche a été conduite sur onze sites d’étude (huit vignobles et trois plantations de pommiers) qui représentaient les différentes situations géographiques, climatiques et écologiques régionales. Les chercheurs sont passés deux à trois fois sur chaque surface, suivant le calendrier des saisons et les évolutions naturelles conséquentes.

Pour la partie botanique, la recherche a été conduite en effectuant des relevés floristiques répétés et des recensements exhaustifs des espèces identifiées dans les différents milieux des sites.

Les aspects agronomiques aussi ont été investigués et cartographiés.

Pour la partie entomologique l’étude a vu la collaboration des chercheurs de l’Institut agricole régional et de l’Université de Turin. Des méthodes différentes ont été utilisées pour capturer les insectes : des pièges adhésifs, des filets entomologiques, des pièges de terrain…

Enfin, méthode dite des « points d’écoute » pour l’enquête ornithologique: 10 minutes d’écoute sur 420 sites distribués dans le fond de la vallée et annotation sur une fiche des chants écoutés, avec l’identification des races d’oiseau.

La phase d’enquête sur le terrain a été suivie par une phase de systématisation informatique des données et d’élaboration statistique. L’étude s’est conclue en 2009 et elle a donné des résultats intéressants, surtout en considération du fait que jamais auparavant, en ce qui concerne les vignes et les vergers valdôtains, les scientifiques n’étaient arrivés à un niveau de détail si avancé. De très hauts niveaux de biodiversité ont été relevés.

Avant de parler des résultats de la recherche ornithologique, citons qu’elle a intéressé une surface bien plus vaste: presque 2.500 hectares par rapport aux 65 des surfaces intéressées par la botanique et l’entomologie.

Le niveau d’intérêt – déjà élevé, comme nous venons de l’entendre – s’est encore accru lorsque les résultats de chaque axe d’enquête ont été mis en relation avec les autres. En croisant les informations relatives aux pratiques agricoles, par exemple, avec celles botaniques ou entomologiques, des suggestions ont émergé.

L’élaboration des données entomologiques étant encore en cours, comme nous l’avons dit, à cause de l’énorme quantité de données recueillies, les croisements avec les résultats des autres domaines doivent encore venir. Mais quelques indications peuvent déjà être données.

Une première phase de « restitution » de cette recherche, c’est-à-dire d’exposition des résultats, a eu lieu à la fin du mois de mai dernier. Mais avant de penser à une édition exhaustive, quelques sorties sont prévues. Cela surtout pour que les bénéfices du travail puissent d’ores et déjà être appliqués.

Le temps à notre disposition est terminé, nous vous remercions pour nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous à la semaine prochaine.

Pubblicato / aggiornato il 20/02/2023 alle 20:30
Visualizzato volte
Categoria: Cultura / Video