Rien qu’une vache – Les enfants des écoles du Valdigne et l’agriculture
Sommes-nous certains que nos enfants savent que le lait qu’ils boivent vient d’une vache, que le pain qu’ils mangent vient du blé et que les pulls qu’ils portent viennent d’une brebis ? En Vallée d’Aoste, peut-être bien que oui, mais un peu d’information spécifique à ce sujet n’est pas inutile. Voilà l’idée da l’action : « Jeunes à la ferme et producteurs à l’école », dans le cadre du projet « Saveurs d’Hauteur », qui est inséré dans le PIT Espace Mont-Blanc. L’action a vu le Valdigne comme théâtre et Diego Bovard – chargé de mission de la Commune de Morgex pour cette initiative – comme réalisateur.
Diego Bovard – responsable du projet – Le projet est avant tout un projet pédagogique. Donc on a travaillé pendant les années avec mes collaborateurs de la société d’économie alpestre pour envisager un cahier de charge qui donne des ligne pour enseigner aux enfants toute la partie didactique, disons, des aspects productifs des aliments dans les entreprises soit agricoles soit es entreprises de transformation de produits agricoles.
Du côté valdôtain, ce sont les sept classes de cinquième de l’école primaire de tout le Valdigne qui ont été impliquées, avec 70 enfants de l’école maternelle ; du côté savoyard, ce sont par contre les enfants de la Haute Savoie qui ont participé à l’initiative. Tout au long de l’année scolaire 2010/11.
Diego Bovard – responsable du projet – Tout au long d’une année scolaire parce qu’on a divisé le projet en différentes phases : une première phase c’était de rencontrer les producteurs à l’école. Donc le producteur est venu dans les classes pour expliquer, pour présenter, pour se faire connaitre et pour expliquer ses activités. Pour préparer une deuxième phase, qui était la phase de visite des enfants dans les entreprises pour vérifier les activités productives.
Parmi les producteurs concernés, il y avait Mauro Jaccod, que nous connaissons comme président de la Cave du Vin Blanc mais qui, dans ce contexte, était un cultivateur de céréales et producteur de pain de seigle et de blé.
Mauro Jaccod – agriculteur – On a essayé déjà au début de préparer la pate et après de la faire cuire. A l’avant on a pu aussi moudre – à l’aide d’un vieux moulin, le blé – comme ça les enfants ont pu voir aussi le processus de construction de la farine. Chacun d’eux a eu la possibilité de faire des petites pates et ça les amusé en plus d’avoir appris quelque chose. En ligne générale ils savaient bien comment faire le pain, mais une chose c’est de penser de savoir et une autre chose c’est de le voir et en plus de le faire.
Ils ont emporté avec eux le petit pain qu’ils ont fait avec les formes les plus étranges (des étoiles et des trucs comme ça) et puis, en plus, un pain disons un peu plus sérieux qui pouvait être mangé, disons.
Diego Bovard – responsable du projet – Ensuite les enfants, suivis pas les enseignantes, ont fait des recherches, ont fait des travaux, ils ont essayé de produire quelques chose directement eux. Don cils ont fait plutôt des recherches sur des livres, avec internet. Ils ont essayé pratiquement, des fois, de faire des activités, pour après faire voir ces activités dans une journée finale qui a été organisée, donc.
La journée finale mentionnée s’est déroulée le 7 juin, à Morgex, et les travaux réalisés étaient exposés pour que tout le monde puisse les voir. Mais le programme était bien plus riche et nous allons le découvrir au cours de l’émission. Continuons avec la description des activités scolaires.
Diego Bovard – responsable du projet – Une autre phase assez importante, vu que le projet était de collaboration avec les producteurs français et suisses : on a pu faire des visites d’études (entre guillemets, si vous voulez) dans des entreprises du Valais, de la Savoie et de la Haute Savoie. Donc les enfants ont eu la possibilité aussi de rencontrer des producteurs de la zone transfrontalière. Ce qui a fait que ce projet les a engagés beaucoup au cours de toute l’année.
Étant donné que le secteur agricole est vaste, seules certaines filières ont été choisies.
Diego Bovard – responsable du projet – Normalement, dans ces projets, les filières les plus connues sont les filières zootechniques (voir l’élevage des chèvres ou l’élevage des vaches). Donc ces deux filières ont été touchées. Mais on a cherché aussi de regarder un peu des filières un peu différentes. Donc on a parlé de poissons, par exemple, vu que dans la Valdigne on a le Consortium de la pêche qui a voulu être partenaire dans cette activité et il nous a fait découvrir, chez l’établissement de Morgex, comment produire des poissons pour la reproduction et pour sauvegarder les races et les typologies de poissons qui sont originaires de la montagne (voire même de la haute montagne).
On a travaillé aussi par exemple sur la laine. Donc cette filière qui est issue de notre activité d’élevage de la race Rosset. On a pu rencontrer un éleveur, on a pu faire une toison directement sur place, on a (avec l’aide de certains artisans) on a pu laver cette laine, faire des activités de production du feutre, par exemple, et réaliser aussi des petits outils en feutre merci à la participation d’un artisan de La Thuile. Mais aussi avec la coopérative Les Tisserands de Valgrisenche on a pu avoir la possibilité d’une leçon de tissage directement en classe, avec un petit métier directement dans la classe.
Luana Usel – Les Tisserands – Et voilà que les enfants ont pu constater des différents processus du tissage et ils ont appris aussi la terminologie spécifique de différentes parties du métier à tisser. Et voilà qu’après (…) eux concrètement ont pu se mettre à l’épreuve dans un exercice de tissage concrètement. Donc ils se sont transformés dans des lisses, des navettes, des fils de chaine et ils ont essayé, en jouant, à tisser.
Tout de suite ils sont fascinés, je crois, et même bien curieux parce que quand même c’est une activité qu’aujourd’hui on ne voit pas beaucoup, disons. Pas à la télé et pas concrètement tous les jours.
Diego Bovard – responsable du projet – Avec une classe on a travaillé sur la vigne. On est parti en arrière parce que l’école est commencé à septembre donc on est partis de la vendange, on a suivi les activités de production du vin directement à la cave mais on est retournés dans les vignes au printemps pour faire les activités de taille et de gestion de la vigne, donc les enfants ont pu voir toutes les phases de production.
Et, encore, la filière des céréales, que nous avons déjà mentionnée.
Diego Bovard – responsable du projet – On a pu rechercher avec certains agriculteurs du territoire des semences, on avait un petit champ qui était à la disposition des classes pour la semence. Donc on a semé dans l’automne passé des grains de blé, des grains de froment et des grains aussi de triticale, un croisement entre les deux qui donne de résultats de panification aussi intéressants. Surement les enfants ne pourront pas voir la moisson, qui se fera au mois de juillet mais quand même on a pu apprécier chez l’agriculteur qui était venu en classe la possibilité chez lui de faire directement le pain.
Au cours de la journée de fête, les enfants ont aussi fait du pain près d’un ancien four, mais les ingrédients c’étaient eux !
Alessia Péaquin – animatrice – siccome non avevamo il tempo materiale di fargli fare il pane, li abbiamo trasformati in ingredienti e gli abbiamo fatto vedere come si procede per la panificazione, fino ad arrivare al pane. Ogni bambino era un ingrediente (quindi c’era la farina di segale, la farina di frumento, il sale il lievito e l’acqua); li abbiamo mescolati, abbiamo fatto tutta la preparazione fino ad arrivare all’infornata. Dopodiché gli abbiamo fatto assaggiare il pane, cotto nei forni tradizionali. Vero pane.
Les enfants participant à la fête étaient bien plus nombreux par rapport à ceux qui ont participé au projet.
Diego Bovard – responsable du projet – on a invité les enfants de l’école élémentaire de toute la Valdigne. Donc on avait presque 400 enfants qui sont venus pendant cette journée à visiter ces travaux réalisés par les classes sur les différentes filières.
Une animation, au cours de la journée, était consacrée également aux épices et aux plantes officinales.
Selena Cignetti – animatrice – Ce qu’on utilise dans la cuisine. Des épices, des herbes qu’on trouve dans le bois o même dans le potager. Il y avait des herbes en entier (il y avait pas exemple l’ail, l’oignon, le laurier et tout ça) et, de l’autre côté, il y avait les mêmes plantes, les mêmes épices et les mêmes herbes mais réduites en poudre. Alors l’enfant devait reconnaitre avant tout de quelle plante on parlait et dans un deuxième moment devait associer l’entier à la poudre. Alors ça a été amusant puisqu’il y avait des enfants… par exemple le laurier l’associaient à la feuille du citron ou des choses un peu comme ça… L’ail ou l’oignon que pour nous on pense que c’est facile, pour eux il y avait un peu de difficulté.
La classe de cinquième de l’école primaire de Morgex a suivi la filière des céréales et a participé à la fête finale.
Patrizia Pavese – enseignante à Morgex – questo è il momento conclusivo, un momento assolutamente importante. Anche perché i ragazzi hanno avuto modo di poter condividere e diventare loro, in qualche modo, protagonisti e trasmettere le cose che hanno imparato, le cose che hanno acquisito durante tutto l’anno.
Per la scuola sono sempre, queste occasioni, occasioni importanti perché permette di portare il territorio in classe e quindi avere la possibilità di poter conoscere meglio il proprio milieu, il luogo in cui si vive. E questa senz’altro per i bambini è stata un’esperienza positiva.
Nello Notari – dirigent institution scolaire Valdigne-Mont-Blanc – E un progetto veramente importante: ha coinvolto sette scuole, quindi un numero rilevante di bambini e di ragazzi. E un progetto bello perché ha messo insieme la scuola, il comune e il territorio. E quindi uno strumento in più per radicare i bambini proprio nel loro ambiente e farlo percepire come un luogo vivo: un luogo dove si produce, dove si producono cose materiali e dove si produce anche cultura.
Ce projet a été cofinancé par l’Administration régionale et par l’Union européenne.
Manuela Zublena – assesseur régional au territoire et à l’environnement – Ce projet Saveurs d’Hauteur, qui s’insère dans le plan intégré transfrontalier Espace Mont-Blanc est arrivé à toucher directement l’activité des jeunes, à leur passer de messages très forts et à leur apprendre comme le principes de durabilité, de développement durable se concrétisent à travers des actions de tous les jours. Donc c’est vraiment à partir du quotidien qu’on peut organiser et obtenir les grandes stratégies.
La journée s’est terminée par un spectacle.
Diego Bovard – responsable du projet – Le spectacle est un peu un moment conclusif de la journée mais une chose très intéressante du spectacle, c’est qu’il y a les classes qui n’ont pas fait des travaux didactiques de recherche, qui ont fait des travaux théâtraux. Ils ont fait des travaux de danse. Donc ils ont utilisé les arts pour démontrer à leurs copains, dans une manière un peu plus légère, ce que sont les activités productives. Donc on a chanté, on a dansé et on a fait du théâtre sur les arguments de la production.
Diego Bovard – responsable du projet – la finalité du projet a été atteinte parce qu’on a aujourd’hui un instrument de travail pour (dans les prochaines années) pouvoir continuer cette activité. Donc je crois que le monde qui s’est engagé, les personnes qui se sont engagées dans ce projet (soit les agriculteurs, soit les enseignants, soit les institutions de l’école, soit la commune) a pu voir qu’on pourra continuer ce projet dans les années avec un investissement qui n’est pas énorme. Je crois que ce sont des couts qui sont soutenables par les écoles (qui ont quand-même un budget pour l’utiliser dans des actions pédagogiques). Donc avec la simplicité des activités agricoles et avec l’engagement minimal de la part d’un agriculteur, avec une demi-journée, voire une journée on peut envisager un transfert d’informations énorme aux enfants des écoles, qui voient directement sur les lieux de production les activités et comment elles ont faites.
Le temps à notre disposition est terminé, nous vous remercions pour nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous à la prochaine émission.
Pubblicato / aggiornato
il 21/03/2023 alle 08:08
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Cultura / Video