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Rien qu’une vache – Les agritourismes ont changé depuis leur institution législative

Au commencement était l’agritourisme. C’est à dire que la grande innovation était le fait de pouvoir accoupler à l’agriculture l’accueil touristique. La loi régionale n. 27 de 1995 disait que par activité agrotouristique il fallait entendre la prestation d’un ou de plusieurs services complémentaires à l’agriculture, qui devait rester l’activité principale. Ces services étaient : la location de chambres à des touristes (petit déjeuner, demi-pension ou pension complète inclus) ; la distribution de repas composés essentiellement de mets et de boissons produits dans l’exploitation agricole et, éventuellement, de produits agricoles régionaux ; la location d’appartements à des touristes ; la prestation de services annexes à l’intention des clients en vue de l’utilisation de biens ou d’équipements de l’exploitation, pourvu que lesdits services soient assurés parallèlement au service d’accueil.
Seize ans plus tard, les choses ont évolué et nous sommes arrivés, le 13 mai dernier, à l’approbation d’une délibération du Gouvernement régional qui donne de nouvelles dispositions. Maintenant l’agriculteur peut accueillir les touristes dans des studios ou des chambres ; offrir des petits-déjeuners, des repas, des goûters ou des dégustations des produits de l’exploitation. Tout cela peut se faire également en alpage. L’agritourisme peut effectuer l’abattage et le dépeçage de ses propres animaux et conserver ses produits après la transformation.
Voilà alors que l’éventail de l’offre s’est plus largement ouvert.
Ce soir nous allons consacrer notre attention à la visite d’une structure qui a saisi ces nouvelles opportunités et souhaite en profiter davantage dans son essor futur. Mais nous allons également chercher à comprendre de quelle façon une exploitation agricole peut se faire aider, et par qui, pour soutenir son impulsion vers l’innovation.
Partons alors vers Morgex, où siège la Maison vigneronne de Ermes Pavese.
L’histoire de cette exploitation est tout compte fait assez proche de celle de plusieurs autres, en Vallée d’Aoste : elle est, à l’origine, familiale.

Aujourd’hui c’est M. Pavese qui suit chaque phase de la production, mais une grade aide importante lui est fournie par son père Vittorio.

La structure de l’exploitation est très variée : trois hectares fragmentés ; une altitude qui passe des 900 aux 1200 mètres ; plusieurs cépages.

Cette variété se retrouve dans les vins produits. En considération de l’emplacement de la maison vigneronne il y a, nous l’avons entendu, le Blanc de Morgex et de La Salle AOC. Mais il y en a d’autres aussi.

La maison vigneronne Pavese produit un distillé aussi. Mais avec une collaboration externe.

Les quantités ne sont pas énormes mais elles commencent toutefois à être intéressantes…

M. Pavese suit également la promotion et la commercialisation de ses vins.

Mais si on s’en arrêtait là, la définition d’agritourisme serait tout à fait inappropriée ! C’est pour cette raison qu’il faut continuer. Ermes Pavese a une femme. Elle s’appelle Milena Zamperini. Tout en étant occupée par une autre activité primaire, elle aide son mari comme et quand elle peut. Et si le mari se consacre, nous l’avons vu, totalement à la viticulture, elle balance entre l’agriculture (dans la gestion du jardin potager) et la cuisine. En effet l’exploitation Pavese a récemment démarré une activité de dégustation.

Nous avons la nette impression que l’évolution de cette vive exploitation va nous présenter des surprises, dans le futur.

Il n’est pourtant pas facile, pour un agriculteur, d’être en même temps le manager de soi-même. Les compétences législatives et administratives dont il faut faire preuve sont toujours plus importantes et le savoir-faire ne suffit plus. Il y a alors une figure professionnelle qui peut aider les exploitants agricoles à connaître et saisir les meilleures opportunités pour leur essor. Il s’agit de l’agronome. Pour être agronome il faut avoir accompli un cursus d’études spécifique et avoir soutenu un examen d’état permettant l’inscription à l’ordre professionnel.

L’agronome peut donc aider les exploitations agricoles dans plusieurs circonstances. Et en matière d’agritourisme aussi.

Mais, dans l’agriculture comme dans tout autre secteur économique, il faut pouvoir investir. Et là aussi les compétences des agronomes sont précieuses.

Et il y a encore une opportunité à saisir.

Le temps à notre disposition est terminé. Nous vous remercions de nous avoir suivis et donnons rendez-vous à la prochaine émission.

Pubblicato / aggiornato il 17/04/2023 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video