80ᵉ anniversaire du Conseil de la Vallée élu par le Cln
Sabato 10 gennaio 2026 è stato celebrato l’80° anniversario della prima riunione del Consiglio Valle, nella sala che allora accoglieva la Camera di Commercio e che è ora l’aula udienze della Corte dei Conti (dopo essere stata anche quella del Tribunale amministrativo regionale).
Le Conseil du CLN, qui exerça ses fonctions jusqu’en 1949 – année des premières élections de l’Assemblée législative valdôtaine – fut institué par le décret du Lieutenant du Royaume n° 545 du 7 septembre 1945 et il se réunit pour la première fois le 10 janvier 1946 à Aoste. Il était composé de 25 conseillers: Flaviano Arbaney, Beniamino Armand, Lino Binel, Giuseppe Ferdinando Bionaz, Severino Caveri, Giovanni Chabloz, Federico Chabod, Aureliano Chanu, Enrico Cuaz, Francesco David, Ugo De La Pierre, Giuseppe Alessandro Ferrein, Luigi Fresia, Claudio Manganoni, Giulio Nicco, Renato Nouchy, Ernesto Page, Enrico Pareyson, Alessandro Passerin d’Entrèves, Alfonso Giuseppe Thiébat, Carlo Torrione, Candido Vacher, Luigi Vesan, Maria Ida Viglino, Alessandro Villettaz.
L’intervento del presidente del Consiglio
Il presidente del Consiglio Valle Stefano Aggravi ha aperto la cerimonia: «Nous nous retrouvons ici pour évoquer une date fondamentale parce que notre présent institutionnel n’existerait pas sans cet acte formel. Une journée pour réfléchir à ce que nous sommes devenus et à ce que nous voulons être demain, dans une société en mouvement continuel. Les thèmes affrontés ce jour-là sont encore pleinement valables de nos jours. Une journée qui avait été pleine de confiance, comme elle devrait encore l’être pour que l’autonomie puisse poursuivre son parcours. Elle ne se proclame pas mais elle se cultive entre institutions, toutes travaillant en faveur du bien commun. Nous tous, institutions et élus, avons la responsabilité de veiller à l’intérêt général. Notre communauté est traversée par une transformation profonde que nous ne percevons pas entièrement mais que nous devons comprendre, en répondant efficacement aux instances qui nous parviennent. Nous devons ouvrir une saison de réformes courageuses, suivant l’exemple de celles et ceux qui, ici, ont su travailler et nous indiquer la ligne d’action».
Gli interventi dei capigruppo
Marco Carrel (Autonomisti di Centro) ha detto: «Aujourd’hui, on fête l’histoire et nous devons parler de l’autonomie valdôtaine ayant la capacité de regarder vers l’autonomie de demain. Nous rappelons ce que nous étions et regardons à ce que nous voudrions être».
Chiara Minelli (Alleanza Verdi Sinistra) ha detto: «Cinq partis composaient le Comité de Libération Nationale qui a nommé les 25 premiers conseillers. Il n’y avait aucun précédent dans l’histoire italienne. Ils avaient choisi le premier président et la première Junte, donnant vie à un gouvernement inédit. Deux visions de la Vallée d’Aoste se sont confrontées, celle de Federico Chabod et celle de Severino Caveri. La première, une vision féconde, a prévalu. Après presque un siècle, cette architecture demeure un élément essentiel et précieux».
Clotilde Forcellati (Partito democratico – Federalisti Progressisti VdA) si è così espressa: «Il y a 80 ans, l’Europe payait les dégâts de la guerre et, ici, se produisit un premier souffle d’autonomie conquise grâce à une lutte acharnée. Cette Assemblée est née de la Résistance. Les 25 nommés représentaient toutes les sensibilités et avaient su dépasser leurs divergences pour poser la première pierre de notre maison commune. Notre autonomie est donc un contrat social fondé sur la liberté. Les institutions n’ont de sens que si elles se consacrent aux plus faibles et si elles sont les sentinelles de la démocratie. Nous avons face à nous un défi immense : rester un laboratoire d’idées, réinventant notre modèle pour qu’il soit plus inclusif et solidaire».
Andrea Manfrin (Lega Vallée d’Aoste) ha affermato: «Altre date sono fondamentali: quelle dell’approvazione della Dichiarazione di Chivasso e dello Statuto d’Autonomia. I primi 25 consiglieri lavorarono sino al 1949, quando vi furono le prime elezioni. Era un Consiglio di transizione ma esercitò funzioni concrete, ponendo le basi, in soli tre anni, dello Statuto. Alla follia della guerra deve essere preferita la pace e ciò può essere fatto solamente attraverso un dialogo aperto fra le diverse posizioni. Oggi dobbiamo continuare a difendere l’autonomia contro chiunque la minacci».
Pierluigi Marquis (Forza Italia) ha detto: «La mémoire n’est pas un exercice statique. L’installation du premier Conseil eut lieu dans un contexte difficile et la Vallée d’Aoste sut faire entendre sa voix et revendiquer le droit à son identité. Il primo Consiglio lavorò in un clima di forti tensioni, con visioni differenti ma l’interesse comune era la difesa del popolo valdostano e la costruzione di un quadro istituzionale che rispettasse le sue peculiarità. Lo Statuto tutela la nostra specificità ma anche l’appartenenza alla comunità nazionale. Oggi vi sono limiti che richiedono correzioni e un nuovo protagonismo negoziale con lo Stato. A distanza di 80 anni, molto di ciò che fu discusso è ancora attuale: concessioni idroelettriche, Casa da Gioco, tunnel del Monte Bianco, costruzione del futuro. Bisogna pensare a una Valle d’Aosta che resti una perla delle Alpi e che sia attrattiva per i giovani e i talenti. Servono condizioni normative, fiscali e infrastrutturali che creino gli strumenti per garantire la prosperità».
Alberto Zucchi (Fratelli d’Italia – Giorgia Meloni) ha detto: «Quello che commemoriamo oggi fu un passaggio storico fondamentale. L’autonomia istituzionale deve essere interpretata come un potenziamento delle istituzioni territoriali in un contesto nazionale. L’autonomia non è un fatto identitario o una rendita storica ma una funzione che deve essere legittimata ogni giorno, con responsabilità quotidiana. Questo vale ancor di più nella complessa situazione attuale, con uno sguardo attento all’integrazione europea».
Marco Viérin (Centro autonomista – Centre autonomiste) si è così espresso: «Grâce à l’autonomie, la Vallée d’Aoste a obtenu qualité de vie et conscience sociale. Pour le futur, nous devons nous demander s’il y a encore un avenir pour l’Europe et la réponse est : seulement si elle saura se transformer. L’Europa deve diventare un soggetto politico forte e autonomo, collegato agli Stati Uniti ma non subalterno alla Casa Bianca. Il nostro Statuto dovrà dunque evolvere in una logica europea. Dobbiamo però anche recuperare la piena fiducia dei cittadini, che si stanno allontanando dalla politica e dalla Pubblica Amministrazione, rilanciando la centralità del Consiglio, la sua credibilità e la sua autorevolezza».
Aurelio Marguerettaz (Union valdôtaine) ha detto: «Les 25 conseillers ne disposaient pas de pouvoir législatif mais leur action a été concrète: ils ont rétabli les toponymes, reconstitué les communes, demandé l’ouverture d’une Maison de jeux, organisé les services de l’Administration régionale. Leur action fut capitale pour notre communauté. Je souhaiterais toutefois proposer une réflexion différente, faisant référence au décret de Turin qui donna la Savoie et Nice à la France. Douze siècles d’histoire furent ignorés mais ne pouvaient pas être effacés. Nos langues et notre identité furent mises en discussion et le processus d’italianisation fut exacerbé par le fascisme. Les décrets luogotenenziali et le Statut n’ont pas concédé des privilèges mais ont reconnu la nécessité de protéger le particularisme valdôtain. Chanoux croyait en une Europe des peuples et des régions, confédérées dans le respect des identités. Aujourd’hui, même certaines régions à Statut ordinaire revendiquent une plus grande autonomie. L’Union européenne actuelle est une Europe des traités et des directives, bien éloignée de ces idéaux et qui n’a pas animé un authentique esprit d’appartenance. Notre présence au Parlement européen est donc fondamentale».
Gli inteventi dei Peuples frères
Patrick Chapuis, vicepresidente del Parlement de la République et Canton du Jura, ha riepilogato le fasi della collaborazione: «Les relations entre la Vallée d’Aoste et le Canton du Jura remontent à 1971. Cette coopération est devenue plus active avec la nouvelle entente signée en 2000. Le Jura et la Vallée d’Aoste se reconnaissent aujourd’hui sans se chercher. Les idées de Chanoux voyagent au milieu des vallées. Nos deux peuples, unis, ont compris que la grandeur vient de la collaboration. Nous souhaitons renforcer les liens qui nous unissent dans un esprit de solidarité, d’échange et de collaboration».
Benoît Dispa, présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ha detto: «Per me è un grande onore essere in questa terra di dialogo, pluralismo e autonomia. Votre projet démocratique est ancré dans l’histoire et il démontre sa vitalité avec sa démocratie de proximité. Il faut toutefois travailler aux innovations et, avec cette finalité, la collaboration entre institutions et territoires est précieuse. La francophonie n’est pas seulement un espace linguistique mais un espace de valeurs et un engagement pour le dialogue entre les cultures. Le Conseil de la Vallée d’Aoste est un symbole fort, qui représente les citoyens. Viva la democrazia parlamentare, viva l’amicizia fra noi e lunga vita al Consiglio della Valle d’Aosta».
L’intervento del presidente della Regione
Ha chiuso la cerimonia il presidente della Regione autonoma Valle d’Aosta Renzo Testolin: «Je remercie les hôtes qui ont mis en évidence la valeur de notre particularisme. Cette matinée a débuté par la lecture des noms des 25 premiers conseillers. J’ai essayé de penser à ce que ces personnes pensaient en ces moments : elles pouvaient envisager plusieurs solutions. Si d’autres choix avaient été faits, la situation serait aujourd’hui différente. Toutefois, un sillon a été tracé et les conseillers et les gouvernements qui se sont succédé ont travaillé avec un esprit semblable à celui des premiers conseillers. Un parcours complexe et délicat, qui ressemble à celui actuel. Tout est en train de changer et il faut aborder le thème de notre autonomie avec prudence, avec la conscience et la responsabilité qui animaient les 25 il y a 80 ans, avec les mêmes principes. Il faut actualiser en gardant nos principes et notre identité, en modernisant sur la base de nos exigences mais en suivant le sillon que l’histoire nous a donné. Il faut avoir des symboles, des moments de forte unité à l’intérieur de notre communauté. Il est plus facile de reconstruire que de restructurer quand on a quelque chose à perdre. Je souhaite à nous tous de travailler avec l’esprit qui a caractérisé notre région pendant les 80 dernières années».
Visite guidate condotte dal gruppo Fai Giovani di Aosta
In occasione dell’80° anniversario della prima riunione del Consiglio del CLN, gli spazi dell’Assemblea legislativa a Palazzo regionale hanno aperto le loro porte a cittadini e appassionati di storia, registrando un grande afflusso di visitatori: 220 persone hanno partecipato alle visite guidate condotte dal gruppo Fai Giovani di Aosta, desiderosi di conoscere i luoghi della democrazia rappresentativa e le figure che hanno segnato la nascita delle istituzioni regionali.


Pubblicato / aggiornato
il 12/01/2026 alle 14:10
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Categoria:
Politica e Amministrazione / Video