Fête de la Vallée d’Aoste 2026
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Fête de la Vallée d'Aoste 2026
Le dimanche 22 février 2026, la Vallée d’Aoste a célébré le 80e anniversaire de son Autonomie et le 78e anniversaire de son Statut spécial. La cérémonie s’est déroulée à partir de 17 heures dans la salle Maria Ida Viglino du Palais régional, à Aoste.
Ce rendez-vous a représenté une occasion de se pencher sur le parcours historique qui a conduit à l’affirmation du particularisme valdôtain, ainsi que sur les nouveaux défis actuels. Les discours officiels ont été prononcés par le président de la Région, Renzo Testolin, par le président du Conseil de la Vallée, Stefano Aggravi, par le président du Conseil permanent des collectivités locales, Alex Micheletto, et par l’invité d’honneur de cette année, Roberto Paccher, président du Conseil régional du Trentin-Haut-Adige/Tyrol du Sud.
Dans son intervention, le président de la Région, Renzo Testolin, a dit : «nous célébrons avec une profonde émotion les 80 ans des décrets du Lieutenant du Royaume, fondement de notre autonomie et de la spécificité valdôtaine. Un patrimoine qui, depuis 1946, guide notre administration et représente un héritage précieux laissé par ceux qui nous ont précédés. Il nous revient de le préserver avec responsabilité, en respectant nos racines et en saisissant les opportunités du présent. Du Statut de 1948 aux normes d’application, jusqu’à la Commission paritaire, nous avons consolidé un dialogue loyal avec l’État. Nos piliers demeurent notre spécificité géographique et linguistique, que nous continuons à valoriser en investissant dans l’éducation, dans nos langues et dans la sauvegarde du territoire. Aujourd’hui nous avons récompensé celles et ceux qui ont contribué à la croissance de la Vallée : à travers leur exemple, nous adressons aux jeunes un message d’appartenance et d’engagement pour l’avenir».
Le président du Conseil de la Vallée, Stefano Aggravi, a affirmé que «la réforme du Statut spécial ne doit pas être confondue avec une course au résultat. Réformer, c’est définir avec lucidité les priorités: consolider le principe de l’entente préalable avec l’État, préciser les dispositions d’application du Statut et clarifier les compétences pour réduire les incertitudes et les conflits qui freinent l’action publique. La Vallée d’Aoste a changé sur les plans démographique, économique et social, et la force du Statut réside dans sa capacité à rester un instrument vivant, apte à s’adapter et à répondre aux besoins réels. D’ici 2028, il s’agit d’ouvrir un parcours concret d’étude, définissant des règles modernes pour que l’Autonomie ne soit pas seulement un titre mais un choix partagé. Pour réussir, il faut moins d’esprit partisan et davantage d’esprit de communauté, en renforçant le dialogue entre Gouvernement et Conseil régional.»
Pour le président du Conseil permanent des collectivités locales, Alex Micheletto, «l’Autonomie n’est pas seulement un principe juridique, mais un patrimoine vivant, construit avec courage et vision par celles et ceux qui, il y a 80 ans, ont su regarder au-delà de leur temps. À la suite des récentes élections, nous souhaitons aux nouveaux Syndics de pouvoir accomplir leur mandat avec le même enthousiasme, esprit de service et sens des responsabilités que les administrateurs de l’après-guerre. Préserver l’Autonomie c’est aussi la transmettre. C’est pourquoi le Consortium des Collectivités locales de la Vallée d’Aoste a promu, dans le cadre des initiatives du 80e anniversaire, des projets dédiés aux enfants, convaincu que seule la connaissance, accompagnée d’une participation consciente, permettra à l’Autonomie de demeurer une force vivante, capable de guider la Vallée d’Aoste vers de nouveaux défis et de nouvelles opportunités.»
Roberto Paccher, président du Conseil régional du Trentin-Haut-Adige/Tyrol du Sud, en remerciant pour l’invitation, a dit: «Comprendere lo stretto legame tra Autonomia e territori di montagna è la chiave per amministrare sempre meglio le nostre due Regioni. L’Autonomia non è un privilegio ma una risposta concreta alle difficoltà strutturali delle nostre comunità perché consente di esercitare forme di autogoverno più vicine ai cittadini, una gestione più efficace delle risorse naturali, come l’acqua o le foreste, e la tutela delle identità culturali e linguistiche. Importante il suo ruolo nel contrasto allo spopolamento: con politiche mirate per il lavoro, il turismo, l’agricoltura e l’innovazione, i territori montani possono diventare luoghi attrattivi in cui vivere e lavorare, soprattutto per le nuove generazioni. Grazie all’Autonomia, Valle d’Aosta e Trentino-Alto Adige dimostrano come il rispetto delle identità locali possa convivere con l’unità nazionale, contribuendo a una società più giusta e consapevole. Le nostre differenze non sono un limite, ma la prova che l’Autonomia non è uno schema rigido, ma una costruzione giuridica e politica che si adatta ai territori, alle loro comunità, alla loro storia.»
Dans le cadre de la traditionnelle Fête de la Vallée d’Aoste, la célébration s’est poursuivie avec la remise des décorations des « Amis de la Vallée d’Aoste » et des « Chevaliers de l’Autonomie » aux nouveaux récipiendaires.
Stève Gentili, président du Forum francophone des affaires, et Giorgio Metta, directeur scientifique de l’Institut Italien de Technologie (IIT), ont reçu le titre d’« Ami de la Vallée d’Aoste ».
Les décorations de « Chevaliers de l’Autonomie » ont été attribuées à Giuseppe Binel, sculpteur renommé, Alessandra Ferraro, directrice de Rai Isoradio, Leo Garin, restaurateur et fondateur de l’Auberge de la Maison, ainsi qu’à Giuseppe Petigax, guide de haute montagne et alpiniste.
La cérémonie a été animée par Alexine Dayné, qui a proposé une lecture théâtralisée d’un extrait des décrets du Lieutenant du Royaume, et par les chants du Chœur de Verrès.
Les célébrations se clôtureront le jeudi 26 février, jour de l’anniversaire de la promulgation du Statut spécial, avec le concert du Chœur de Verrès, au programme à 20h30 en l’Église paroissiale Saint-Etienne d’Aoste.
L’événement a été diffusé en direct sur la chaîne YouTube de la Région (www.youtube.com/user/RegvdA) et du Conseil régional (www.youtube.com/user/consvda).
Amis de la Vallée d’Aoste
Stève Gentili, né le 5 juin 1949 à Charenton-le-Pont, est titulaire d’une licence en informatique et en gestion, ainsi que du diplôme du Collège des sciences sociales et économiques.
Depuis 1998, il occupe des fonctions de premier plan dans le monde bancaire et économique en tant que président de la BRED Banque Populaire, de la Banque internationale de commerce à Genève, de Pramex International et de plusieurs autres sociétés ou institutions financières. Il a aussi présidé le Conseil de surveillance de BPCE, deuxième groupe bancaire de France, et administré des grands groupes, tels que Thales, Veolia et Coface.
Il préside le Forum francophone des affaires, qui réunit des dirigeants et des décideurs chargés de promouvoir la coopération et le rayonnement économique de la francophonie et est également à la tête de la Fondation des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et de l’Académie internationale des Arts et des Lettres.
Récompensé par de nombreuses décorations, dont la Grand-Croix de la Couronne de Belgique, et élevé au rang de Commandeur de l’Ordre national du Mérite et d’Officier de la Légion d’honneur en France, il est reconnu pour son engagement exceptionnel au service de la francophonie et de la culture valdôtaine. Issu d’une famille originaire de la Vallée d’Aoste, il s’est investi pour promouvoir l’identité culturelle et économique de la région. Il a également été membre du Conseil de l’Université de la Vallée d’Aoste et représente toujours la région au sein des instances économiques francophones.
Stève Gentili, président du Forum francophone des affaires, qui n’a pas pu être présent lors de la cérémonie, a tenu à envoyer un message pour exprimer combien il a été «honoré de recevoir la distinction d’Ami de la Vallée d’Aoste et j’y puises un encouragement fort à poursuivre à vos côtés mon engagement. Je souhaite vous exprimer mon immense regret de ne pas être avec vous aujourd’hui et j’espère que je pourrai vous témoigner mon attachement lors de la prochaine fête de la Vallée d’Aoste.»

Giorgio Metta, né à Cagliari le 14 janvier 1970, titulaire d’une maîtrise, avec mention, en génie électronique et d’un doctorat obtenus à l’Université de Gênes, Giorgio Metta occupe aujourd’hui le poste de directeur scientifique de l’Institut Italien de Technologie (IIT) et fait autorité dans le domaine de la robotique et de l’intelligence artificielle. Il a mené des recherches au sein du prestigieux AI-Lab du Massachusetts Institute of Technology (MIT), a enseigné la robotique cognitive à l’Université de Plymouth et a été Visiting Professor à l’Université de Manchester, en Angleterre.
Giorgio Metta a aussi occupé des postes de premier plan, dont celui de directeur scientifique adjoint au sein de l’Institut Italien de Technologie (IIT), où il a coordonné les relations internationales, les projets stratégiques, ainsi que les relations avec les organismes financeurs. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il a été membre du conseil d’administration d’euRobotics aisbl, l’association de référence pour la robotique européenne. Il a aussi représenté l’Italie au G7 consacré à l’intelligence artificielle et a participé à l’élaboration de l’Agenda Stratégique Italien sur l’IA.
Il est connu pour avoir coordonné le développement du robot humanoïde iCub pendant plus d’une décennie et en avoir fait un modèle pour la recherche de l’IA incorporée (Physical AI). À ce jour, plus de 50 iCub sont dispersés de par le monde, dans des laboratoires de recherche du Japon, de la Chine, de Singapour, de l’Allemagne, de l’Espagne, du Royaume-Uni et des États-Unis. Les recherches de Giorgio Metta portent essentiellement sur les systèmes bio-inspirés et la robotique humanoïde, notamment sur la conception de machines en mesure d’apprendre à travers l’expérience.
Auteur de plus de 300 publications scientifiques, il a coordonné de nombreux projets de recherche internationaux dans le secteur industriel, tout en remplissant les fonctions de conseiller et de membre de divers conseils d’administration du domaine de l’industrie, de la deep tech et de l’innovation publique, en Italie comme à l’étranger.
Il s’est également distingué par la qualité et la continuité de son engagement en faveur du système valdôtain de recherche et d’innovation et a contribué à la réalisation des projets 5000genomi et CMP3 (Centre pour la Médecine personnalisée, préventive et prédictive), qui ont permis l’ouverture du 12e pôle du réseau IIT en Vallée d’Aoste (Center for Clinical and Computational Genomics). Il a ainsi participé de façon durable et stratégique au développement scientifique et technologique du territoire valdôtain.


Chevaliers de l’Autonomie
Alessandra Ferraro, née à Ivrée le 20 mai 1974, Alessandra Ferraro est dirigeante à la RAI, journaliste et présentatrice de télévision. Après avoir obtenu une maîtrise en lettres à l’Université de Turin, elle s’est spécialisée en communication à la Pontificia Università Lateranense de Rome. Journaliste professionnelle depuis 2001, elle intègre la rédaction de la RAI et, plus précisément, le télé-journal de la Vallée d’Aoste, puis occupe divers postes à responsabilité avant de devenir rédactrice en chef en 2020. Depuis juillet 2023, elle est directrice de Rai Isoradio. Au cours de sa carrière, elle a travaillé à la rédaction étrangère du télé-journal de RAI 1, dans le cadre de l’émission d’approfondissement Porta a Porta et au siège RAI de Bruxelles.
Sensible aux questions sociales, elle a participé en 2008, au Burkina Faso, à un projet du Secrétariat social de la RAI visant à former les journalistes de la radio de Ouagadougou. En 2019, elle a fait partie de la délégation vaticane à Bangui, en République centrafricaine, pour l’inauguration d’un établissement hospitalier voulu par le pape François et réalisé par l’hôpital pédiatrique Bambino Gesù de Rome.
En 2021, elle est nommée Chevalier de l’Ordre du Mérite de la République Italienne. Parmi ses nombreuses récompenses journalistiques, signalons notamment : la plaque d’argent du prix « Saint-Vincent » de journalisme 2007, le prix Giovanni Spadolini 2013, le prix Natale UCSI 2016 et le prix Eccellenze sul lavoro décerné par Confindustria en 2019.
Alessandra Ferraro est également autrice d’ouvrages traitant des relations entre la Vallée d’Aoste et les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, de livres sur le pape François ainsi que de Quel filo che ci unisce, une œuvre sur le lien paternel.


Leo Garin, né à Villeneuve le 16 février 1943, grandit à Saint-Pierre et termine ses études à l’école hôtelière de Palleusieux. Serveur, entrepreneur, pilote de rallye, ainsi que grand amateur d’art et collectionneur passionné, il suit les traces de ses parents, Filippo et Esterina, en prenant la gestion de la Locanda Belvedere dans le Val Ferret et de La Brenva à Entrèves. Il s’installe alors définitivement à Courmayeur où, dans les années 60, il ouvre la Maison de Filippo, l’un des restaurants valdôtains les plus célèbres et lieu de rendez-vous de personnalités de premier plan. En 1985, il achète le Cadran Solaire et lui donne un nouvel élan. En 1996, il construit l’Auberge de la Maison, faisant de cet hôtel une structure d’accueil unique, grâce à son goût pour la décoration et à sa collection d’objets liés à la montagne.
Inventeur de plats et de boissons qui sont devenus des classiques, tels que la salade de pommes de terre avec motsetta, le café à la valdôtaine et les desserts à base de châtaignes, de miel et de chocolat, dans les années 70, Garin a également exporté la cuisine valdôtaine au Japon, en France, en Belgique et aux États-Unis.
Parallèlement, Leo Garin a mené une brillante carrière de pilote de rallye et d’essayeur au sein du Reparto Corse Lancia, participant à des compétitions prestigieuses comme le Rallye automobile Monte-Carlo, le Tour de Corse et le Rallye San Remo, et a remporté la victoire des 24 ore di Sestriere tout en soutenant les pilotes sur le plan alimentaire.
Il a également été président de l’AIAT Mont-Blanc et de l’Associazione operatori turistici Monte Bianco ; en 1992, à Albertville, en tant qu’attaché olympique, il s’est occupé de la gestion de la délégation italienne ; en outre, il a été assesseur au tourisme de la commune de Courmayeur, ainsi que délégué régional de la fédération italienne de golf.


Giuseppe Binel, né à Donnas le 21 avril 1955, est sculpteur depuis 1980 et inscrit au Registre des maîtres artisans. Représentant des maîtres artisans au sein de la Commission pour la tenue du registre y afférent et membre du Conseil d’administration de l’IVAT, il a participé à de nombreux salons, concours et expositions en Italie comme à l’étranger, réalisant des sculptures en bois, en pierre, en bronze, en acier et en argent. Référence incontournable des foires de Saint-Ours de Donnas et d’Aoste, il a contribué à la valorisation de l’artisanat valdôtain, dont il incarne valeurs et traditions.
Pendant 36 ans, il a enseigné à l’École de sculpture et de gravure de Donnas, où il a conçu avec Roberto Chiurato le projet des Botteghe Scuola, un parcours de formation de deux ans qui a formé des dizaines de jeunes sculpteurs, leur transmettant les techniques, la discipline et le respect des matériaux, garantissant ainsi la pérennité du métier artisanal.
Parmi ses œuvres les plus connues, citons le triptyque offert au pape. Jean-Paul II au sanctuaire d’Oropa, la crèche de la salle Nervi au Vatican, le trophée Mezzalama de 2011 et une crosse réalisée pour l’évêque d’Aoste. Les œuvres de Binel sont exposées dans des lieux publics tels que l’hôpital Beauregard, la bibliothèque de Donnas et les jardins publics de Pont-Saint-Martin.
La valeur de sa contribution artistique a été reconnue en 2016 par la Fondazione Cologni de Milan avec le prix Maestro d’arte e Mestieri et, au fil des ans, également dans le cadre des foires de Saint-Ours de Donnas et d’Aoste qui, depuis 1982, lui ont décerné de nombreux prix dans la catégorie « sculpture ».


Giuseppe Petigax, né à Courmayeur le 4 octobre 1949, appartient à l’une des plus célèbres dynasties de guides du Mont-Blanc : son ancêtre et arrière- grand-père Giuseppe, accompagna en effet le duc des Abruzzes dans ses expéditions au pôle Nord, dans l’Himalaya, en Amérique et en Afrique.
En 1968, Giuseppe Petigax obtient son diplôme de moniteur de ski à Macugnaga avec la meilleure note nationale, devenant également le plus jeune moniteur d’Italie. Il travaille pendant plus de 50 ans à l’école de ski Monte Bianco de Courmayeur, accompagnant des clients en Italie et à l’étranger. En 1972, il devient guide de haute montagne et, en 1975, instructeur national d’alpinisme et de ski alpinisme. Il a gravi le mont Blanc 190 fois en suivant les principaux itinéraires, les Grandes Jorasses, l’Aiguille Verte et la Dent du Géant, et a également participé à des expéditions sur les voies les plus difficiles du mont Rose, du Cervin, du Grand-Paradis, des Dolomites et des principaux massifs européens.
Il a participé à de nombreuses expéditions internationales, notamment en Afrique, en Alaska, en Amérique du Sud, en Australie, en Asie et en Russie, accompagnant des alpinistes italiens comme étrangers et combinant l’alpinisme avec des activités scientifiques. Son succès le plus prestigieux est la conquête de l’Everest en 1992 lors de l’expédition scientifique « EV K2 CNR EVEREST 92 », qui a permis la mesure géologique du sommet.
Actif et également compétent dans le domaine du secours en montagne, il a effectué plus de 100 interventions, souvent sur des parcours extrêmement dangereux. Il est membre éminent de la Société des guides de Courmayeur, a reçu de nombreuses distinctions : Chevalier (1994), Officier (1997) et Commandeur (2002) de l’Ordre du Mérite de la République Italienne pour son activité de guide et de secouriste en très haute altitude.










Pubblicato / aggiornato
il 23/02/2026 alle 13:41
Categoria:
Politica e Amministrazione