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Rien qu’une vache – Lait et châtaignes : pas les ingrédients pour une recette savoureuse, mais deux écomusées – L’analyse sensorielle du vin – L’identification des équidés

La conservation du patrimoine rural passe par une quantité d’initiatives, de méthodes, de pratiques. On peut conserver les immeubles comme témoignage du passé ou les restaurer et les destiner à des finalités modernes ; on peut recueillir dans des livres ou d’autres médias les témoignages et les souvenirs d’antan ; on peut s’accrocher aux processus de production du passé et les reproposer. Ou, encore, on peut aménager un musée. Quand les musées s’occupent de recueillir, classer et montrer les manufactures de l’agriculture d’antan ils s’appellent musées ruraux ou bien écomusées. En Vallée d’Aoste ils sont désormais assez nombreux. Ce soir nous allons en visiter deux de la Basse Vallée : celui de Bard, consacré à la châtaigne, et celui de Donnas, où la transformation du lait est protagoniste. Il s’agit de structures qui ont vu le jour grâce à un cofinancement européen en faveur des zones à économie agricole et à faible vocation touristique.

Partons de Bard.

La première finalité était de mettre en relation les différents aspects que les municipalités faisant partie de la Communauté de Montagne Mont-Rose avaient en commun.

Châtaigne qui avait une importance fondamentale pour la population locale, dans le temps.

Pensez qu’après le 15 août de chaque année il y avait la « ramée », c’est-à-dire l’opération de faire la feuille : couper les branches sèches, les ramasser, les regrouper en javelles et meules (en patois c’est la « kiuva »). Deux « kiuve » permettaient de nourrir une chèvre pendant l’hiver tout entier.

Les châtaignes blanches moins belles étaient données aux animaux.

Donc l’importance du châtaigner ne résidait pas seulement dans ses fruits : le bois aussi (celui des châtaigniers non greffés) était utilisé, en construction ou pour le chauffage.

La récolte des châtaignes, par exemple, jusqu’avant la fin de la seconde Guerre mondiale, n’était pas faite à terre (ce qui l’aurait rendue difficile, les fruits étant ainsi trop sujets à la dispersion) mais on gaulait les châtaigniers. Ce travail était fait par des professionnels, dits gauleurs.

L’emplacement choisi pour l’aménagement de l’écomusée de la châtaigne n’est pas le fruit du hasard.

À l’intérieur, plein de choses qu’il est facile de reconnaître et plein d’autres qui nous sont inconnues.

L’opération de séchage durait des jours et, selon la dimension du séchoir et la quantité de fruits, elle pouvait être répétée plusieurs fois.

Les châtaignes pourtant sont produites et se mangent de nos jours encore. Alors pour quelle raison a-t-on ressenti la nécessité de leur consacrer un musée ?

Malheureusement cet écomusée n’a pas un horaire d’ouverture institutionnalisé : pour le visiter il faut s’adresser à la Commune de Bard, qui détient les clés.

La visite est un peu plus simple à Donnas. Ici deux écomusées ont été aménagés. Nous avions déjà visité celui du vin au cours de l’édition 2008 de notre émission. Ce soir nous allons alors dans la laiterie.

Le musée se trouve dans des locaux qui étaient véritablement une laiterie par roulement, et qui avant avaient accueilli également le siège de la Confrérie du Saint-Esprit (fondée à la fin du XII siècle et supprimée en 1879). L’acte de fondation de la laiterie de Tréby (parce que c’est son nom) remonte au 25 juillet 1897, mais il faut préciser que l’immeuble de la confrérie ne fut acquis que cinq années plus tard. Elle fut active jusqu’en 1980. Alors le musée…

Le travail d’aménagement a été fait grâce à la collaboration de quelques bénévoles de la bibliothèque, qui ont effectué un travail de recherche approfondi.

Le souvenir de la confrérie, toutefois, n’a jamais abandonné ces locaux. Si les confrères avaient le devoir de donner de la soupe aux pauvres le jour de la Pentecôte…

Il faut dire, à la vérité, que les confrères devaient également garantir l’hospitalité aux sans-abri en cas d’incendie, mais nous n’avons aucun renseignement quant au fait que ce service ait été rendu au cours de notre siècle ou du dernier.

Ouvert depuis le printemps 2008, cet écomusée a toutefois quelques difficultés sous le profil de la promotion. Des renseignements se trouvent sur le site internet municipal ou sur celui de l’Administration régionale, mais une véritable description interne manque, tout comme la liste des mille objets qu’y sont contenus et de leur fonction productive.

Et maintenant passons à nos rubriques. En matière d’agriculture nous allons parler de l’analyse sensorielle du vin ; en matière d’élevage, notre argument est l’identification des équidés.

L’analyse sensorielle du vin

Analyse sensorielle. Belle définition. En fait, c’est quoi ?

Quelle est sa fonction ?

L’idée qu’on pourrait avoir c’est qu’il s’agit de quelque chose qu’on fait à la fin d’un travail, pour l’évaluer (et il n’en est rien) et également qu’il s’agit de quelque chose de trop subjectif.

Et toute cette formation est justement nécessaire pour amoindrir la subjectivité des perceptions. Les dégustateurs ont une fonction fondamentale de nos jours, quand un vin doit se proposer avec des caractéristiques capables de le faire choisir sur un marché déterminé.

Ce sont alors les dégustateurs qui donnent les indications nécessaires aux expérimentations successives de mélanges et d’additions. L’expérimentation se fait par des micro-vinifications.

Et alors une nouvelle analyse sensorielle aura lieu, pour toujours parfaire les résultats.

L’identification des équidés

Il y a quelques semaines, nous avions vu le procédé pour l’identification des vaches. Mais les équidés aussi doivent avoir leur passeport.

La bureaucratie ne manque pas, là non plus.

Ce procédé, que nous avons vu pour les chevaux, est en réalité pratiqué sur tous les équidés, donc également sur les ânes, les mulets et les bardots.

Le temps à notre disposition est terminé, nous vous remercions pour nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous à la semaine prochaine.

Pubblicato / aggiornato il 06/09/2022 alle 19:10
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Categoria: Cultura / Video