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Rien qu’une vache – Le marché des vaches laitières

Il est normal qu’une vache soit commercialisée : quand elle est destinée à la production de la viande, elle passe de l’éleveur au boucher par une transaction économique. Quand, par contre, ce sont les propriétaires qui veulent vendre ou acheter une bête, ils peuvent le faire à l’occasion des marchés. En Vallée d’Aoste, il y a deux marchés : un pour la filière de la viande et un pour celle du lait. Les bêtes destinées à la production laitière, ont leur rendez-vous commercial en automne.

Très bonne occasion pour profiter de la compétence de tous les acteurs de cette manifestation (les organisateurs, ceux qui jugent, ceux qui vendent et ceux qui achètent) pour recueillir bon nombre d’informations concernant le secteur zootechnique valdôtain. Le marché-concours se partage en deux phases.

La manifestation a une date fixe, nous l’avons dit, et même un lieu de déroulement institutionnel : les arènes de la Croix-Noire d’Aoste.

Faisons alors la connaissance de l’un de ces techniciens de l’Anaborava (qui, nous le rappelons, est l’Association régionale chargée de la sauvegarde de notre race bovine). Il s’appelle Giampaolo David et il n’exerce pas ce métier par hasard : il vient d’une famille d’éleveurs, il a acquis une formation spécifique et il a la passion pour l’élevage dans son sang.

Le travail de M. David s’articule en diverses phases et s’appuie sur des indicateurs bien précis.

Dans ce travail, technologie et ruralité s’entrelacent : on reste avec les pieds bien plantés sur la terre mais on a la tête dans les ordinateurs.

Les opérations d’évaluations terminées, on a sélectionné les dix plus belles génisses présentes.

Les prix ont une valeur symbolique : une cloche pour toutes les dix, dont la dimension varie selon le classement.
Tout le monde s’arrête au moment de la remise des prix. Même s’ils n’ont pas une valeur monétaire, ils rendent toutefois orgueilleux les propriétaires, qui défilent avec fierté et joie sous les yeux des autres. Il semblerait que les vaches aussi comprennent que quelque chose les a différenciées des autres et elles se dressent pour se faire admirer.
Impossible de ne pas vouloir goûter ces moments et d’y participer avec l’esprit.

Sortons maintenant du concours et entrons dans le marché. Une petite introduction sur la situation de l’élevage bovin en Vallée d’Aoste s’impose.

Éleveurs qui, avec leurs génisses, sont les protagonistes de la journée. Tout un monde d’expérience passe sur cette herbe pour bien conduire une négociation et parvenir à la conclusion souhaitée.

Quelques décennies au cours desquelles beaucoup de changements sont survenus.

Il est presque impossible de distinguer la figure du vendeur de celle de l’acheteur.

Attention : il n’y a pas que la finalité de vendre ou acheter qui pousse les éleveur à participer à cette foire : il y a certainement le désir de se rencontrer, mais aussi celui de faire un peu « d’espionnage », en observant les autres et leurs bêtes.

Nous avons compris que M. Usel n’est pas là pour acheter mais, si c’était le cas, de quelle façon choisirait-il la génisse à négocier ?

M. Usel parle de beauté ; M. Cuc utilise beaucoup l’adjectif « joli », pour parler des vaches. L’aspect esthétique est alors important, tout en ne suffisant pas.

Parmi les évolutions des dernières années, Luciano Cuc signale surtout une baisse commerciale. La cause de la difficulté du marché il l’indique dans la baisse du nombre d’éleveurs, mais également dans une crise du marché.

Il y a toutefois un acheteur qui, d’année en année, ne rate jamais le rendez-vous avec le marché-concours et y achète toujours des génisses. Il s’agit de l’Association régional « Amis des Batailles de Reines », qui profite de l’occasion pour choisir les têtes dont l’achat est financé par les sponsors de la finale régionale. Le troisième dimanche d’octobre, suite à un tirage au sort effectué le jour précédent (en la présence d’un notaire) parmi tous ceux qui ont participé aux concours éliminatoires, les génisses sont assignées à leurs nouveaux propriétaires. Le nombre a varié, au fil des ans : elles étaient huit mais, la crise économique se faisant ressentir dans ce domaine aussi, elles sont passées à six. Elles ont toutes la même valeur : 2.300 euros. Les membres du Comité de direction de l’Association regardent avec attention les bêtes, avant de les choisir, et cherchent à saisir les génisses qui présentent avec clarté les caractéristiques de la race pie-noire valdôtaine. Il faut qu’elles soient bien encornées, qu’elles soient bien plantées sur leurs membres, que leurs corps aient une jolie forme et, surtout, qu’elles aient la mine d’une reine potentielle et l’air combatif.
Maintenant que le choix a été fait, faisons un saut en arrière dans le temps et allons voir, dans le passé, comment se déroulait ce moment de la remise des génisses et combien de joie elle étaient capables de procurer aux gagnants. Petite précision : autrefois le tirage au sort n’était pas fait le jour précédant la finale régionale des batailles de reines mais dans l’arène, au moment-même de l’assignation.

Notre voyage sur la machine du temps terminé, laissons la conclusion au directeur de l’Arev, puisque le marché-concours des génisses de race valdôtaine s’insère dans un calendrier d’événement assez riche.

Et maintenant passons à nos rubriques. En matière d’agriculture notre sujet sera la science économique appliquée aux exploitations agricoles ; en matière d’élevage nous allons par contre parler de la tonte et de la commercialisation de la laine de brebis.

L’économie en agriculture

L’agriculture est un monde riche et varié en soi. L’Institut Agricole régional enseigne aux agriculteurs et aux éleveurs de demain, également dans le but d’en faire de bons gérants de leurs exploitations agricoles. Pour ce faire, il faut aussi connaître les lois et les règles de la gestion économie, qui est également devenue terrain de recherche. Giancarlo Bagnod va alors nous dire ce que l’Iar a fait, dans le domaine des sciences économiques, au fil des dernières années.

La gestion et la tonte des brebis Rosset

Le temps à notre disposition est terminé, nous vous remercions pour nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous à la semaine prochaine.

Pubblicato / aggiornato il 21/11/2022 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video