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Entre Mairie et Clocher: La Thuile

780 habitants, une altitude de 1441 mètres, petit centre d’exploitation minière dans le passé, station touristique avec un domaine skiable pour tous les goûts aujourd’hui.

C’est La Thuile.

Le nom des habitants est Thuilleins

L’altitude est de 1.441 mètres

La position géographique : dans le Valdigne, à 10 Km de Pré-Saint-Didier et à 42 Km d’Aoste.

La population est de 780 habitants environ

La fête patronale est le 9 mai (Saint-Nicolas)

Le curé s’appelle Dario Fanelli Le syndic s’appelle Gilberto Roulet

Le territoire de La Thuile est très ouvert : il recouvre 126 mètres carrés et il se trouve tout à l’ouest de la Vallée d’Aoste. Il touche sept communes valdôtaines (Courmayeur, Pré-Saint-Didier, Morgex, La Salle, Avise, Arvier, Valgrisenche) et quatre communes savoyardes (Sainte-Foy-en-Tarantaise, Montvalezan, Séez, Boug-Saint-Maurice). L’altitude de cette commune varie de presque 1.500 mètres à plus de 3.000 mètres pour les sommets les plus élevés. Sa position géographique en a fait un lieu de passage, en particulier vers la France, à travers le Col du Petit-Saint-Bernard, et vers la Vallée centrale par le Col San Carlo. Les hameaux les plus importants de la commune sont situés le long de ces deux parcours. En altitude, il y a de grands alpages, qui sont exploités pendant l’été. Ils sont dominés par le Rutor, qui atteint presque 3850 mètres, et par son glacier magnifique.

La commune de La Thuile est traversée depuis toujours par une voie de communication importante et relativement facile. Le rôle de son territoire a donc toujours été stratégique. À l’époque romaine, La Thuile s’appelait « Ariolica ». Le toponyme « Thuilia » apparaît peu après l’an mil et c’est en 1760 qu’il se transforme en « La Thuile », nom qu’il conservera jusqu’à nos jours, exception faite pour la brève parenthèse du fascisme, qui imposa le nom de « Porta Littoria ».

Dès le début du XIXe siècle, les premières mines de charbon y sont exploitées, d’abord de façon artisanale. À partir des années 1920, l’extraction devient beaucoup plus importante et attire de la main-d’œuvre venant d’ailleurs. À partir des années soixante et l’exploitation du charbon fut progressivement remplacée par le tourisme.

Le long de la route du col du Petit-Saint-Bernard, on rencontre le vieil hospice de l’ordre de Saint-Maurice. Ce bâtiment, aujourd’hui restauré, accueille un centre culturel et un bureau d’informations touristiques. Au col, les traces du passé sont nombreuses. À partir de l’ancienne douane italienne, on rencontre par exemple une “mansio” romaine découverte et restaurée dans les années 20 du siècle passé : il s’agit d’un bâtiment qui servait de dépôt et de logement pour les voyageurs et pour les militaires. Juste à côté, se dresse un petit temple, un « fanum » gallo-romain. Un peu plus loin, il y a un majestueux cromlech : ce grand cercle de pierres dressées, qui s’étend de part et d’autre de la route, remonte probablement à l’époque des Celtes. On rencontre ensuite un édifice romain avec une cour : il s’agissait peut-être d’un sanctuaire. Enfin, il faut citer la « colonne de

Joux », c’est-à-dire de Jupiter, une colonne en marbre de 4 mètres et demi de haut, qui sert aujourd’hui de piédestal à la statue de Saint-Bernard. Pour ce qui est de l’art sacré, au cours du XVIIe et du XVIIIe siècle, l’église fut mise à sac, puis incendiée par les soldats français. L’église actuelle, extrêmement sobre, remonte à 1796.

Elle accueille les peintures d’Ettore Mazzini, réalisées en 1945, qui illustrent la crucifixion, avec une théorie de Saints, des épisodes de la vie de saint Nicolas et de la Vierge. On peut également y visiter un petit musée où sont rassemblées des pièces provenant de plusieurs chapelles. Ces dernières sont nombreuses à La Thuile et elles remontent du XVIIe au XIXe siècle. On peut citer, par exemple, la chapelle de Pont-Serrand, celle de la Visitation à Petite-Golette ou encore celle du Buic, placée sous le vocable de sainte Lucie

Au point de vue culturel, La Thuile se caractérise – entre autres – par le jardin botanique alpin Chanousia, situé à 2170 mètres d’altitude, au col du Petit-Saint-Bernard. C’est le plus vieux jardin de ce genre dans les Alpes, car il a désormais plus de cent ans. On le doit à l’abbé Pierre Chanoux, recteur de l’Hospice de l’Ordre Mauricien : en 1897, celui-ci transforma le terrain où il cultivait des plantes médicinales en un “jardin d’acclimatation pour la flore alpine”. Il s’agit d’un site important pour la communauté scientifique internationale.

Au point de vue social, les activités ne manquent pas à La Thuile, aussi bien pour les habitants que pour les touristes.

Autrefois, l’économie de La Thuile était essentiellement agropastorale. Les habitants se consacraient à l’élevage et à la culture de seigle, d’avoine et de pommes de terre.

Ensuite, la découverte de gisements de charbon anthracite a transformé la commune en un petit centre d’exploitation minière. À partir des années vingt du siècle passé, c’est la société Ansaldo qui en a fait une activité industrielle. Le charbon extrait était destiné à l’alimentation des hauts-fourneaux des établissements de l’usine « Cogne », à Aoste.

Aujourd’hui, par contre, La Thuile est devenu l’une des stations touristiques les plus importantes de la Vallée. En plus d’un ensoleillement remarquable, la grande qualité de la station est probablement la variété de son domaine skiable. En effet, à La Thuile, il y a plus de 30 pistes, de faciles à réellement difficiles, qui contentent indistinctement les débutants et les skieurs aguerris. De plus, le domaine skiable est relié à La Rosière, en France. La station est complétée par une piste de ski de fond de 7 kilomètres et demi.

En été, les pistes de descente sont exploitées pour le VTT. La Thuile est aussi un paradis pour les randonneurs, qui ont le choix entre de nombreux parcours, que ce soit vers le refuge Deffeyes, vers le glacier ou vers la Tête du Rutor, ou encore dans le vallon d’Arpy.

La Thuile a su se transformer en station touristique sans perdre son identité montagnarde. C’est, en effet, une commune de montagne bien équipée, accueillante et respectueuse de ses traditions. Aujourd’hui, la commune doit tout mettre en œuvre pour rester à l’avant-garde dans ce secteur, en proposant des structures et des activités répondant aux goûts de la clientèle du troisième millénaire.

C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :

Pubblicato / aggiornato il 30/05/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video