Vai al contenuto

Rien qu’une vache – La taille, l’éclaircissage des arbres fruitiers et la cueillette des fruits

Les paysages ruraux et le patrimoine fruitier de la Vallée d’Aoste constituent un élément fondamental de la culture et de la tradition locale. Pendant des siècles, les arbres fruitiers ont caractérisé le paysage de notre territoire, avec une importance remarquable dans l’économie familiale. À partir de la seconde moitié du siècle dernier, la vie de notre région a subi une profonde mutation du point de vue économique et social, suite à l’industrialisation et à l’avènement du tourisme de masse, qui a causé l’abandon graduel des anciennes traditions et des modes de vie. Aujourd’hui, tous les aspects liés à l’agriculture fruitière traditionnelle font désormais partie d’un apparat culturel qui risque de disparaître. En ce sens, la valorisation de ce bagage contribue donc à la sauvegarde de notre identité culturelle, au développement de notre territoire et à la redécouverte de nos racines, mais cultiver correctement ces arbres est un véritable travail, qui demande des compétences spécifiques. Dans le but de diffuser ce patrimoine de connaissances, l’Assessorat régional à l’Agriculture a organisé, avec la collaboration de l’Institut Agricole Régional, des cours théoriques et pratiques destinés à l’approfondissement des techniques les plus importantes. Parmi celles-ci, sujet de l’émission d’aujourd’hui : la taille des arbres fruitiers.

La taille consiste donc a éclaircir les bois fruitiers : il faut alors bien connaître les organes, en sachant distinguer entre organes végétatifs (qui sont responsables de la végétation) et organes fructifères (qui sont responsables de la fructification).

Il faut bien savoir ce qu’on va tailler. Si l’on considère le pommier, on peut avoir des organes végétatifs (comme le dard, la brindille simple, le rameau à bois et le gourmand) et des organes fructifères (la lambourde, la brindille couronnée et la bourse).

La période de la taille d’hiver coïncide avec le repos végétatif, ça veut dire dès la chute des feuilles de l’arbre, jusqu’à la reprise végétative. La période la meilleure est donc au mois de mars. En tout cas, avant de commencer, il faut bien se renseigner sur le type d’arbre, car chaque espèce à son mode de fructification différente. Très important est aussi de savoir quelle intensité de taille employer et les facteurs qui influencent ce choix sont en particulier la vigueur et la quantité de bourgeons à fleurs. La vigueur est très liée à la longueur du rameau d’une année : plus il est long et vigoureux et plus la taille sera légère ; au contraire plus il est long et faible et plus la taille sera sévère.

Parmi les opérations de la taille traditionnelle, on a avant tout le choix du prolongement, soit des branches principales, soit des sous branches, puis le dégagement du prolongement et enfin l’éclaircissage du bois fruitier.

Pendant cette opération il faut respecter des règles générales, comme par exemple donner une bonne distribution à tous les organes, pour permettre une bonne pénétration de la lumière dans toutes les parties, mais aussi une bonne aération.

Dans les dernières années la taille a beaucoup évolué, car on est passé de la taille traditionnelle, donc la taille de renouvellement, à la conduite centrifuge, avec laquelle les arbres sont conduits à une forme plus libre, sans coup de sécateur, donc de renouvellement, sur la ramification fruitière.

Devant un arbre qui est traité en conduite centrifuge, la première chose qu’on voit c’est que la répartition de la croissance est très homogène, c’est-à-dire qu’on n’a pas de rameaux à bois et on n’a pas de gourmands.

En tout cas, qu’il s’agisse de taille traditionnelle ou de conduite centrifuge, le but reste le même.

Trois mois après la taille d’hiver, la charge en fruits du pommier doit être réglée avec l’éclaircissage des pommes, pour enlever les fruits en excès sur l’arbre. On intervient de façon précoce avec l’application de produits chimiques que l’on complétera par la suite avec l’éclaircissage manuel, pour obtenir enfin une juste charge de fruits sur l’arbre.

L’éclaircissage est donc très important, car il permet d’obtenir une bonne production de qualité, avec des pommes de bon calibre, et permet aussi d’éviter le phénomène de l’alternance de production. Cette opération complétée, il ne reste qu’à attendre la fin de l’été, pour passer à la phase de la récolte des fruits.

En tout cas, avant de passer à la phase successive de la cueillette, qui ne présente pas de différences pour les arbres conduits avec la taille traditionnelle et pour ceux qui ont été conduits avec la taille longue, il faut examiner les fruits pour savoir s’ils sont prêts à être cueillis.

C’est aux alentours du mois de septembre que la plupart des variétés de pommes arrivent à maturité. Pour les conserver sans dégât une partie de l’hiver, il faut savoir les cueillir et bien les entreposer…

Le temps à notre disposition est terminé, nous vous remercions pour nous avoir suivis et nous vous donnons rendez-vous à la prochaine émission.

Pubblicato / aggiornato il 13/02/2023 alle 20:30
Visualizzato volte
Categoria: Cultura / Video