2003 – La commercialisation de la Fontina
Dans son émission précédente, Rien qu’une vache ? vous a présenté trois exploitations conduites par autant de familles – les Vallet de Donnas, les Bredy et les Duclos de Gignod – réputées en Vallée d’Aoste pour le rôle qu’elles jouent depuis des années dans la commercialisation de la fontine.
Globalement ce sont presque 100.000 meules de Fontina Aop labellisées qui, en 2002, ont été vendues en Italie et à l’étranger à travers le réseau commercial de ces trois entreprises qui, bien que présentant des typologies différentes, concourent à la même finalité.
Ce soir nous entrerons plus en détail dans les caractéristiques du marché de la Fontina Aop, tout en faisant aussi référence aux éleveurs, c’est-à-dire à ceux qui, dans les laiteries et les fromageries pendant l’hiver et dans les alpages en été, produisent ce fromage moyennant une rentrée économique que beaucoup jugent insuffisante.
Collaborant avec son père Bruno depuis des années, Ugo Bredy a 36 ans et travaille à Gignod dans l’entreprise familiale qui commercialise annuellement plus du 10 % de la production totale de Fontina.
C’est à Jovençan que nous nous sommes rendus en compagnie de Eliseo Duclos, pour visiter les anciennes galeries minières de la “Cogne” où sont portées à maturation les fontines de la Fromagerie Duclos de Gignod.
Pietro Vallet, propriétaire de la Fromagerie Vallet de Donnas, représente une réalité en mesure de vendre plus de 20.000 fontines par an, dont une partie aux Etats-Unis.
Néanmoins les habitudes varient d’une région à l’autre quant à l’achat du produit, et le rôle des commerçants est justement de satisfaire les différentes demandes du marché.
La famille Vallet, afin de garantir justement à sa clientèle un produit uniforme et de grande qualité, a décidé, en 2001, d’investir dans la construction d’un nouvel entrepôt apte à recevoir 12.000 meules.
Cet entrepôt présente des caractéristiques uniques en Vallée d’Aoste, ainsi que nous l’explique Roberto Vallet, 21 ans, qui a obtenu son diplôme de fromager professionnel à Cremona.
Bruno et Ugo Bredy ont eux aussi décidé d’investir pour assurer un avenir à leur entreprise.
Un entrepôt qui pourra recevoir 10.000 meules est actuellement en construction au lieu-dit “Chez-Henry”, à quelques centaines de mètres de l’entreprise.
La qualité est donc le tout premier facteur sur lequel pointer pour parvenir à vendre la fontine.
Ce qu’on déplore aujourd’hui c’est le manque d’un prix adéquat pour les producteurs et la différence de prix entre les fontines d’alpage, qui ne sont que 50.000, et celles produites dans les laiteries et les fromageries, qui elles au contraire s’élèvent à 325.000.
La maturation revêt une importance primordiale quant à la qualité du produit. C’est une tâche extrêmement délicate.
Dans cet état de chose où l’élevage valdôtain subit une crise profonde, quel pourra être l’avenir de la fontine?
Il est important de comprendre de nos trois experts en la matière – Eliseo Duclos, Bruno Bredy et Pietro Vallet, si le prix actuellement payé aux producteurs est correct, étant donné que de la valeur de la fontine dépend la presque totalité des recettes des éleveurs valdôtains.
Après avoir affronté un problème tel que celui de la commercialisation de la Fontina, qui tient à coeur à bien des Valdôtains, nous allons maintenant à Nus pour connaître et admirer les reines protagonistes de l’avant-dernière éliminatoire des batailles.
Vous retrouverez Rien qu’une vache ? lundi prochain pour une émission en compagnie du berger de l’alpage de Grand-Grimod à Gressan que nous suivrons tout au long de sa transhumance, une fête traditionnelle qui a réuni plusieurs dizaines de personnes entre éleveurs et passionnés.
Pubblicato / aggiornato
il 27/07/2020 alle 20:38
Categoria:
Economia e Lavoro / Video