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2004 – Rien qu’une vache – La vache comme sujet des sculpteurs (2ème partie)

Dans l’émission précédente, en abordant l’argument des vaches en bois comme jouet, comme miroir de la réalité ou comme production artistique, nous avons arrêté notre discours sur l’amour que les artisans et les sculpteurs ont pour le bois. Il s’agit d’un matériau chaud et aimé des acquéreurs aussi. Mais si les sculpteurs semblent aimer la variété, les clients sont davantage orientés sur le noyer.

Les goûts des clients orientent donc, dans l’artisanat valdôtain aussi, les choix des producteurs. Mais qui sont ces clients ?

Pour Siro Viérin, le discours se différencie selon la typologie de production : pour ce qui est de la reine réaliste…

Tantis que les sculptures artistiques…

Mais ces soi-disants « touristes », ou vaudrait-il mieux dire les acheteurs non autochtones, sur quels éléments  basent-ils leurs choix?

Le discours amène tout naturellement à la diffusion et la promotion de l’artisanat et de l’art valdôtain. Inévitable alors d’en arriver à la Foire de Saint-Ours

L’importance de cette manifestation est bien reconnue par tout le monde, mais cela n’empêche pas d’être critiques face à l’organisation et à l’évolution de ces dernières années

Tout sculpteur sur bois a eu sa propre formation et son évolution. Partons de la première, qui peut venir de l’autodidactisme ou d’une formation scolaire.

La confrontation avec leur collègues est donc importante, comme l’est la recherche sur ce que les ancètres ont fait

Et l’evolution de son style et de sa technique dans le temps est un autre élément important

Le syndrome de la page blanche des écrivains frappe donc même les sculpteurs

Dario Crétier et Ernesto Bornaz, par contre, subissent le conditionnement du rythme saisonnier

Le fait de recommencer en hiver est présentement, pour M. Bornaz, un rêve plus qu’une certitude : l’an dernier, en effet, un problème de santé lui a fait sentir le poids de ses 81 ans et il a arrêté l’activité

Même Siro Viérin, bien que pour des raisons tout à fait différentes, à récemment réduit son activité et il aimerait bien redémarrer

L’inspiration est donc fondamentale. C’est pour cette raison que les vaches de Siro Viérin, par exemple, ne trasmettent jamais une idée de paix et de sérénité

Mais c’est souvent la forme du bois qui conditionne le résultat et l’aspect final d’une sculpture

Au terme du travail, si le sculpteur est satisfait c’est un bon indice quant à l’appréciation que la clientèle exprimera. Il est bien rare qu’une sculpture mal acceptée par son auteur soit par contre appréciée du public

Au cours de nos deux émissions consacrées à la sculpture sur bois nous avons presque totalement parlé de vaches, bien qu’elles ne soient que l’un des sujets abordés par les artisans et les artistes valdôtains et bien qu’elles ne soient également qu’un aspect de la plus ample source d’inspiration venant du monde campagnard. Nous terminerons alors en lançant une provocation qui a été recueillie de façon tout à fait différente par nos interlocuteurs : est-ce que la reproposition artistique de la ruralité valdôtaine a été générée par la dissolution de ce monde dans la réalité quotidienne ?

Après cet aperçu sur les vaches en bois, la semaine prochaine nous allons reprendre notre discours sur les vaches vivantes et protagonistes de l’agriculture valdôtaine.

Pubblicato / aggiornato il 07/09/2020 alle 20:30
Categoria: Cultura / Video