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2004 – Rien qu’une vache – La vache comme sujet des sculpteurs (1ère partie)

Les vaches et les Valdôtains sont étroitement liés. Notre région a en effet créé son identité sur la ruralité et, en particulier, en raison de sa nature géographique, sur l’élevage. Il ne faut pas oublier que, autrefois, l’élevage du bétail présentait des caractéristiques bien différentes par rapport à aujourd’hui où l’on fait usage de techniques modernes : les exploitations étaient très petites, avec un nombre réduit de bêtes, et la vie de la famille était soudée à celle des vaches. Même les espaces de l’existence étaient souvent partagés. C’est pour cela que la vache a été représentée dès la préhistoire.

Les cornailles, justement. Elles ont été le jouet principal des enfants campagnards : c’étaient les parents qui les réalisaient et, par la suite, c’étaient les enfants eux-mêmes qui prenaient l’opinel à la main et les sculptaient. Ernest Bornaz et Dario Crétier ont débuté ainsi.

Ses cornailles – qui demandent un minimum de deux heures de travail – ne sont pas, à vrai dire, strictement traditionnelles.

Et l’expérience d’une enfance vécue près d’un troupeau ne peut que laisser des traces

Revenons à l’histoire et à la première exploitation artistique du symbole de la vache

Les vaches en tant que jouet ne sont pas exclusivement des cornailles

Et il y a également les tatà, la passion de Cesare Marguerettaz

C’est également la passion pour les animaux qui a poussé M. Marguerettaz

Les animaux restent encore le sujet impératif pour Dario Crétier et Ernesto Bornaz

Mais ces objets sont-ils encore, de nos jours, des jouets pour les enfants ?

Il y a un autre genre de vache sculptée, celle que nous pourrions appeler la reine réaliste, qui n’est pas immédiatement destinée aux enfants mais qui arrive à les passioner

La production artisanale et artistique contemporaine de la vache est donc axée sur quatre produits différents : la cornaille, le tatà, la vache réaliste et la vache artistique

La partie la plus importante de la production d’Ernesto Bornaz consiste en vaches réalistes. Chaque exemplaire demande trois à quatre jours de travail

La couleur est une composante déterminante de ces vaches

Il s’agit d’une catégorie réalisée également par Siro Viérin

De nos jours, les couleurs utilisées sont des acryliques, bien maniables et pratiques pour ce genre de chromatisme. Mais l’emploi de la couleur sur le bois n’est pas une innovation moderne, bien autrement…

Même Cesare Marguerettaz, de temps à autre, utilise la couleur pour ses tatà

Dario Crétier, en revanche, aime le bois naturel

Et sur l’amour pour le bois nous nous arrêtons. Mais la semaine prochaine nous allons continuer sur le même argument, puisque nous avons encore beaucoup à dire sur les vaches en bois.

Pubblicato / aggiornato il 31/08/2020 alle 20:40
Categoria: IMPORTAZIONE 2020 / Video