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2004 – Rien qu’une vache – La bonne gestion d’un pré destiné à la production de fourrage

En Vallée d’Aoste, la majorité des prés destinés à la production de fourrage sont des prairies de fauche permanentes, c’est-à-dire des surfaces qui présentent une grande variété de végétaux et qui ne sont pratiquement jamais soumis à des changements de destination ou à la jachère.
Cela donne un foin suffisamment riche en protéines et en fibres qui normalement est tout de même intégré par des concentrés, des farines et des vitamines pour donner de meilleurs résultats quant à la qualité et à la quantité du lait produit.
Dans le but de parvenir à la récolte d’un foin de bonne qualité alimentaire, des interventions et des méthodes peuvent être mises en œuvre également au moment de la cultivation, de l’arrosage, de la coupe et du stockage.
La gestion moderne d’une prairie peut en effect donner des résultats appréciables, qui découlent tout de même de l’état et de l’origine du pré.

La répartition des espèces végétales est importante pour satisfaire les objectifs de l’exploitation agricole.

Il faut lutter contre les espèces indésirables, qui peuvent nuire à la récolte et à la production de lait.

Dans les circonstances les plus graves, il peut arriver de devoir labourer complètement le terrain et planter des semances nouvelles.

Une fumure adéquate peut potentier la croissance de l’herbe et intervenir aussi sur son apport nutritionnel.

Le fumier naturel utilisé en Vallée d’Aoste permet d’éviter tout emploi d’engrais chimique, entre autre interdit aux adhérents aux mesures environnementales du Plan de développement rural.

Pour une gestion correcte de la prairie, l’apport de l’eau est déterminant : l’arrosage doit être fait selon des quantités spécifiques, qui varient selon la période de l’année et la situation climatique.

Dans ce contexte aussi les méthodes utilisées amènent à des résultats différents.

Ce qui’il faut absolument éviter c’est l’exagération aussi bien en matière de fumure que d’arrosage.

En Vallée d’Aoste on effectue annuellement deux ou trois coupes. Ce sont la situation climatique et l’altitude qui déterminent le nombre et les dates des fauches.

Aujourd’hui on a la tendance à anticiper la coupe et à l’effectuer au moment de la floraison. Cela produit une quantité inférieure de fourrage, mais on peut bénéficier d’une meilleure qualité et d’une croissance plus rapide.

La tradition voulait que le foin soit coupé, tourné et botté à la main mais tout cela comporte une disponibilité de temps et de personnel qui ne sont plus envisageables dans une optique moderne de gestion d’une exploitation agricole. La mécanisation s’impose, mais il faut la gérer convenablement.

Garder les lames de la faucheuse à un minimum de 5 centimètres du terrain est important pour réduire la présence de cendres, c’est-à-dire de poussières qui peuvent avoir des conséquences négatives.

La majorité des éleveurs fait sécher le foin sur le terrain, mais il y a également des solutions différentes.

Cette solution a été choisie par un nombre encore réduit d’éleveurs, parmi lesquels monsieur Piero Cuaz, de Doues, qui nous en décrit les bénéfices.

La forme donnée aux bottes a son importance aussi. D’habitude on les faisait rectangulaires mais, depuis quelques années les bottes rondes ont fait leur apparition.

Mais les bottes rondes ne comportent pas seulement moins de travail pour les agricultueurs : elles comportent également une amélioration de la qualité du foin.

Bien évidemment les vaches valdôtaines ne sont pas exclusivement nourries par le foin, puisque bon nombre passe la saison d’été en alpage, pâturant l’herbe fraîche et les fleurs de haute montagne, mais cela est un tout autre argument.

Pubblicato / aggiornato il 21/09/2020 alle 20:30
Categoria: Cultura / Video