Vai al contenuto

2005 – Rien qu’une vache – Apiculture

Et si un jour, par hasard, un essaim d’abeille venait s’installer bien confortablement dans un arbre de votre jardin… Comment faire pour l’en déloger ? Utiliser de l’insecticide, certainement pas ! Cette précieuse et piquante cargaison est une petite société qui occupe une place importante dans l’ensemble du monde animal. Bien entendu connue pour son miel mais aussi pour son pollen et sa cire. Ce miel elle le fabrique à partir du nectar qu’elle va récupérer sur les fleurs mellifères qu’elle butine. Une abeille ne va que sur des fleurs très généreuses en nectar, il lui faut en effet au moins 17% de sucre pour qu’elle daigne butiner. Elle peut même aller jusqu’à prés de 4 km de sa ruche. Et ainsi, sans relâche, elle va transporter à chaque voyage dans son jabot 0,2 mg de nectar. L’homme, depuis longtemps, a appris à « élever » les abeilles, un nouveau personnage entre de ce fait dans la petite communauté jaune et noire : l’apiculteur

Toutes les abeilles ont en commun un régime exclusivement végétarien, à base de miel ou de nectar et de pollen. Les femelles possèdent d’ailleurs un organe de récolte du pollen appelé brosse et localisé au niveau des pattes postérieures ou sous l’abdomen. On rencontre plusieurs espèces sociales, qui vivent et travaillent en société, et même en sociétés permanentes dans quelques rares cas. Mais la plupart des espèces ne forment pas de sociétés évoluées ou sont carrément solitaires. On observe en effet une grande variation du degré de socialisation.

Dans cette vie sociale caractérisée par différents ordres, ainsi que par une adaptation écologique et éthologique particulières, l’homme entre comme observateur, utilisateur ou éleveur ? Quelle est la place de l’apiculteur au sein de cette petite mais nombreuse famille ?

Les abeilles sont réparties en groupes plus homogènes, les familles. Parmi celles-ci, la famille des Apidae regroupe les espèces dont le degré de socialisation est le plus élevé, mais aussi quelques espèces solitaires; ce sont des insectes à langue longue, par rapport à d’autres familles d’espèces solitaires peu évoluées et à langue courte. Des caractères morphologiques permettent également de distinguer les différents groupes.

Au sein de la famille des Apidae, se trouvent plusieurs genres, et notamment les bourdons, qu’il ne faut pas confondre avec les faux-bourdons, les mâles de l’abeille domestique; les abeilles du genre Apis vivent en colonies permanentes et se reproduisent par essaimage. Cette famille possède une seule reine.

Au sein du groupe des arthropodes, les abeilles présentent une série de caractères particuliers, ce qui conduit à les regrouper dans un ensemble homogène, la classe des insectes : les abeilles possèdent, en effet, six pattes, deux paires d’ailes et un corps divisé en trois parties distinctes : tête, thorax et abdomen. Les abeilles se distinguent par la présence d’une “taille de guêpe”, le thorax étant séparé de l’abdomen par un rétrécissement étroit, et d’un aiguillon (en forme de harpon qu’elle ne pourra donc pas retirer après la piqûre) chez les femelles. Pour pouvoir distinguer la physionomie de ce petit animal il faudrait mieux l’observer, et alors équipé de gants, de vêtements de protection, de casque et de bottes, on s’apprête à entrer dans la « maison » de  l’abeille en injectant de la fumée dans le trou à l’aide d’un enfumoir, pour découvrir ce monde fantastique.

Cette opération permet de contrôler l’importation du nectar et d’observer surtout  la reine. C’est la ” mère ” de la ruche car c’est elle qui donne naissance à toutes les abeilles. Elle est la seule féconde de la ruche. Elle est reconnaissable à sa taille plus longue que celle des ouvrières, elle atteint 18 à 20 mm, contre 14 à 15 mm pour les ouvrières. Son abdomen est très développé et contient des organes génitaux complets. Ses organes de succion et de récolte du pollen ou du nectar sont pratiquement absents. Elle sécrète de nombreuses phérormones dont l’influence s’avère extrêmement importante pour l’organisation de la colonie en favorisant le butinage, la construction de la cire ou l’élevage du couvain. Sa simple présence maintient la cohésion et la stabilité de la colonie. Pourtant elle se repose peu et passe son temps, non pas à commander ou donner des ordres, mais à pondre : une vrai machine à pondre. Certains jours elle peut arriver à pondre jusqu’à plus de 2000 œufs, soit un toutes les 45 secondes. Une merveille de la nature qui mérite une place d’honneur dans un musée…

L’abeille mellifère occupe une vaste aire de distribution où elle rencontre des conditions écologiques très diversifiées. Ces conditions variables se répercutent sur les différentes populations locales entraînant ainsi une variation géographique de l’abeille dont la finalité réside dans la meilleure adaptation possible aux conditions de vie. Cette variation, bien qu’évidente sur le plan morphologique, n’est pas suffisante pour assurer l’isolement sexuel des différentes populations et donc la formation d’une nouvelle espèce. Par contre, ces différences contribuent à l’apparition de diverses sous-espèces ou races géographiques..

En Vallée d’Aoste l’apiculture est soutenue par le syndicat apiculteurs et par le bureau de l’apiculture du service de l’essor des productions agroalimentaires de l’assessorat de l’agriculture, des ressources naturelles et de la protection civile.

Le soutien offert par le syndicat apiculteurs est souvent indispensable car le monde des petites abeilles est tellement mystérieux…

Les apiculteurs en Vallée d’Aoste sont environ 500, pour 8000 ruches. Bien évidemment on ne peut pas s’improviser apiculteur, mais concrètement, quel est le chemin à suivre pour élever des abeilles ?

Et alors…armé de casque, bottes et d’enthousiasme, bien sûr, on peut commencer le cours sur les abeilles. Il n’y a aucune limitation, il faut seulement apprendre à garder son sang froid car nos petites amies ne supportent pas les mouvements trop brusques, mais la curiosité est grande…

La précieuse armée jaune et noire est à présent à l’ouvrage, infatigable, dans sa ruche. Aux hommes qui silencieusement l’observe et l’admire on peut seulement demander,  « quel est le secret de l’abeille ? »

Pubblicato / aggiornato il 21/12/2020 alle 20:30
Visualizzato volte
Categoria: Cultura / Video