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Rien qu’une vache – Le Centre d’amélioration de la viande

Le patrimoine bovin du Val d’Aoste est constitué presque totalement de races autochtones (pie noire, pie rouge et châtaigne), dont la fonction principale est la production de lait destiné dans sa quasi totalité à la caséification, Fontine oblige. Toutefois, la race bovine valdôtaine peut être classée comme race à double aptitude : adaptée aussi bien à la production du lait que de la viande. Cela en raison de ses caractéristiques morphologiques, qui rendent la vache valdôtaine particulièrement prédisposée à avoir une bonne rente pour ce qui est de la viande. Dans le cadre d’un programme de sauvegarde et amélioration de la race bovine autochtone, l’association régionale d’éleveurs valdotains, l’Arev, a considéré l’opportunité de valoriser la production de viande qui, aujourd’hui, est nettement marginale par rapport à celle du lait mais qui, à l’avenir, pourra représenter une intéressante intégration aux revenus des éleveurs. 

Ce projet s’est concrétisé par la création d’un centre expérimental d’amélioration de la viande. Nous avons alors décidé de nous rendre à Verrès, pour visiter ce centre et en savoir davantage. Tout d’abord nous voulons mieux comprendre quels sont les objectifs.

Les objectifs étant clarifiés, c’est le moment de faire le tour de l’étable. Au premier coup d’œil, elle nous fait un certain effet : les bovins sont en stabulation libre, divisés en plusieurs secteurs et, naturellement, aucune vache, mais que des taureaux.

Tous les box où sont logés les taureaux ont été projetés et réalisés de façon à assurer  un complet bien-être aux animaux. Mangeoires et abreuvoir permettent une alimentation continuelle aux bovins. La laitière litière permanente peut être facilement déplacée mécaniquement, pour effectuer les opérations de nettoyage. 

Les taureaux, on l’a dit, vivent en stabulation libre, ils ne sont pas enclavés comme les vaches que nous sommes habitués à voir dans nos étables.

On passe alors au dernier secteur de cette étable, c’est ici que les taureaux logent avant d’être vendus.

Dans le but d’orienter les éleveurs valdotains vers une meilleure utilisation des veaux mâles et des femelles non destinées à la remonte, le Centre amélioration viande effectue une série d’expérimentations. Avant tout, une étude sur l’indice de croissance des animaux dès qu’ils ont un mois, jusqu’à la sortie de l’étable. Les données recueillies mettront en relation l’indice de conversion des aliments et le type d’alimentation administré aux bovins, pour créer une courbe de croissance optimale.

Ces expérimentations s’effectuent non seulement sur les races autochtones, mais également sur les races mixtes.

La gestion de ce centre est tout à fait différente de celle d’une étable à vaches : le travail sur l’expérimentation et l’étude sur la croissance prennent davantage de temps que les travaux « manuels » mais, il y a quand même, quelqu’un qui s’occupe de gérer les animaux.

Mais le travail d’Oscar sort aussi de l’étable.

Terminé le tour de cette étable « au masculin », nous avons encore une question, question qui dérive du fait que nous sommes habitués à connaître les vaches, avec toutes leurs caractéristiques, tandis que les taureaux sont pour nous plus mystérieux. Est-ce que les caractères des taureaux, comme pour les vaches, varient selon la race ?

Le type d’élevage destiné à la production de viande, nous l’avons vu, est très différent. Les expérimentations et les données conséquentes seront utiles à améliorer le marché de la viande de la race bovine valdôtaine.

Pubblicato / aggiornato il 21/06/2021 alle 20:50
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Categoria: Cultura / Video