Entre Mairie et Clocher : Issime
400 habitants environ, 953 mètres d’altitude, excellent point de départ pour les skieurs et les randonneurs, patrie de la communauté walser valdôtaine. C’est Issime.
Le nom des habitants est Issimiens
La position géographique : dans la Vallée du Lys, à 15 Km de Pont-Saint-Martin et à 66 Km d’Aoste
La fête patronale est le 25 juillet (Saint-Jacques)
Le curé s’appelle Saverio Vallochera
Le syndic s’appelle Christian Linty
Appelé par les Romains “Axima Salassorum”, Issime est une commune de moyenne montagne. Son territoire est situé dans la partie médiane de la Vallée du Lys. Il couvre 3.500 hectares et touche la commune de Gaby vers le nord, celle de Fontainemore vers le sud, le Val d’Ayas à l’ouest et la province de Verceil à l’est.
La cuvette où se trouve le Chef-lieu s’ouvre à 950 mètres d’altitude, entre deux versants abrupts et boisés. La roche est présente partout. Les versants encadrent la plaine alluviale et ses prés de fauche sillonnés par le Lys, le torrent qui prend sa source au pied du Mont-Rose. Les habitants d’Issime sont répartis en différents petits noyaux d’origine familiale qui gravitent autour du chef-lieu. Dans la plaine, les centres habités sont disséminés sur les cônes de déjection des torrents latéraux et au pied des versants. En revanche, en montagne, ils émaillent les clairières ou les plateaux des vallons suspendus de Saint-Grat, de Bourrines et de Tourrison. Le sommet le plus haut de la commune est celui du Mont Nery, qui dépasse 3000 mètres, mais on peut aussi citer la Becca Vlou, la becca Torché et le Voghel.
Issime est mentionné pour la première fois dans un document de 1184, qui comprenait une liste d’églises appartenant à la Collégiale Saint-Ours. Cela démontre que, à l’époque, Issime était déjà une paroisse autonome et organisée.
Quant à la Maison de Vallaise, très importante pour Issime, elle est citée pour la première fois par les sources en 1211. Il s’agissait d’un faux document, mais – malgré cela – Issime appartenait déjà par tradition aux Vallaise à cette époque-là.
C’est vers le XIe et le XIIe siècle que les “Walser” se sont installés à Issime. Là, ils ont commencé à défricher les terres, à construire leurs maisons – les « stoadla » que nous voyons encore aujourd’hui – et à vivre pratiquement en autarcie.
Au XIIIe siècle, les « Allemands » d’Issime ont commencé à être mentionnés par les sources écrites.
En ce qui concerne l’histoire religieuse, la première attestation de la paroisse est contenue dans une bulle papale de 1184. Au début du XIIe siècle, la paroisse d’Issime a obtenu son autonomie par rapport à la paroisse de Perloz. Pendant plus de cinq siècles, la paroisse d’Issime a étendu sa juridiction également sur Gressoney-SaintJean, Gressoney‑LaTrinité et Gaby, qui ne deviennent autonomes qu’à partir du XVIIe.
L’église paroissiale Saint-Jacques remonte au XVIIe siècle. Elle a été bâtie sur les ruines d’un édifice précédent, cité par les actes notariés dès le XIVe siècle. Il en reste des traces dans le mur latéral gauche. Au cours des restaurations de 1984, un arc en ogive a été laissé en évidence : c’était probablement la base de l’ancien clocher.
Le contrat de construction de la nouvelle église date de 1683.
Les fresques du début du XVIIIe siècle qui décorent sa façade sont célèbres). Réalisées par Francesco Biondi de Genève, elles représentent le Jugement dernier. Toute la façade est enrichie par les encadrements des portes en pierre travaillée à la main et par le magnifique portail central en bois sculpté, daté de la fin du XVIIe.
Un musée paroissial d’art sacré a été aménagé en 1986 au fond des nefs latérales : parmi les objets les plus intéressants, une statue de saint Jacques du XVe siècle.
Sur le territoire, il y a également de nombreuses chapelles. Dans le vallon de Saint-Grat, les peintures de la chapelle Sainte-Marguerite rapellent une légende d’après laquelle une légion de 6666 démons avaient pris possession du vallon pour punir les habitants. En effet, ces derniers tardaient à réaliser leur vœu de bâtir une chapelle.
Issime est une commune très active sur le plan culturel, en particulier grâce à l’association « Augusta », qui a plus de 40 ans aujourd’hui.
En ce qui concerne la vie sociale, la population a de nombreuses occasions festives pour se retrouver.
L’économie traditionnelle était fondée principalement sur l’élevage, jadis activité maîtresse dans le régime d’autarcie locale, avec l’émigration saisonnière des maîtres maçons dans le Duché d’Aoste et, surtout, en Savoie.
En montagne, là où quelques familles se déplacent aujourd’hui pour faire pâturer leur bétail en été, la présence sporadique de stoadla primitifs nous rappelle que la culture du seigle occupait les clairières et l’adret du vallon de Saint-Grat.
De nos jours, les champs de seigle et d’orge ont été abandonnés et la pomme de terre n’est plus cultivée que pour la consommation familiale. Cependant, l’agriculture et l’élevage demeurent une ressource économique de poids. La production de produits laitiers (beurre, fontine, tomme et fromage) est importante.
Souvent, dans les familles, le revenu agricole est complété par d’autres activités, liées surtout aux usines du fond de la vallée ou au secteur du bâtiment.
Pour ce qui est du tourisme, Issime est le lieu idéal, hiver comme été. C’est, en effet, un excellent point de départ pour les skieurs et pour les randonneurs, mais aussi un endroit calme où se reposer.
Issime est une commune dont l’histoire est essentiellement liée à l’univers agropastoral et à l’émigration saisonnière des maîtres-maçons. Il essaie aujourd’hui de profiter de sa position géographique pour développer un tourisme tranquille, sans délaisser les activités traditionnelles. Quelles sont ses perspectives d’avenir ?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :
Pubblicato / aggiornato
il 11/07/2021 alle 21:13
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Cultura / Video