Entre Mairie et Clocher : Gaby
488 habitants, une altitude de 1.047 mètres ; une île linguistique francoprovençale englobée dans le territoire Walser et qui est blottie dans une belle cuvette entourée d’austères parois rocheuses.
C’est Gaby.
Le nom des habitants est Gabinçois, Gabistes, Gabençois.
La position géographique : Gaby se trouve dans la vallée du Lys à 19 Km de Pont-Saint-Martin.
La fête patronale est le 29 septembre, Saint Michel Archange
Le curé s’appelle Saverio Vallocchera
Le syndic s’appelle Pierluigi Ropele
Le village de Gaby s’étale sur 32,5 km carrés, à 1.047 mètres d’altitude, et se situe à 17 km de l’entrée de la vallée du Lys, la première vallée latérale qu’on rencontre en venant du Piémont, aux pieds du Col de la Vieille et du Col Mologna. Le col Petite Mologna a été l’un des passages les plus fréquentés pour les échanges entre la vallée du Lys et la ville de Bielle. Entouré de vastes forêts et sillonné de ruisseaux, le territoire de Gaby est bordé par les localités valdôtaines de Brusson, Gressoney-Saint-Jean et Issime, et par celles piémontaises de Piedicavallo, Rassa, Callabiana, Andorno Micca et Sagliano Micca.
Le territoire bénéficie d’un climat frais et d’une atmosphère de détente.
La vallée du Lys, comme d’autres vallées alpines qui entourent le Mont-Rose, a été
peuplée, à la fin du Moyen Âge, par une population d’origine alémanique, provenant du Haut Valais : les Walser. Gaby, bien qu’ayant été influencée par cette population qui habitait les territoires voisins, est restée une île francoprovençale ; en effet ses habitants provenaient du fond de la vallée et non des montagnes.
Même si on ne dispose pas de nobreux documents témoignant de l’histoire de Gaby, on peut dire que pendant le XIV siècle, Gaby fit partie d’un fief de la famille des Vallaise.
Celle-ci céda le territoire aux nobles locaux, les Troc-Drisquer, dont le nom est un exemple de fusion linguistique et culturelle entre le monde latin et celui germanique.
Gaby ne devint une paroisse qu’en 1786, une année au cours de laquelle, grâce à un décret épiscopal de monseigneur De Solar, elle se détacha – uniquement du point de vue ecclésiastique – de la région de Issime. L’ancienne chapelle Saint-Michel de Chamboursière a été remplacée par la paroisse de Saint-Michel. Ce n’est qu’en 1824 qu’on démolit cette chapelle pour construire la nouvelle église.
En 1952, Gaby obtint aussi la séparation administrative de la commune de Issime, grâce aussi à Mgr Jean-Joconde de Stévenin, auquel les habitants ont dédié un monument de commémoration, qui se trouve à l’entrée du village. Depuis 1994, le village fait partie de la Communauté de Montagne Walser, avec les municipalités de Issime, Gressoney-Saint-Jean et Gressoney-La-Trinité.
À Gaby, on peut noter l’influence Walser surtout dans l’architecture : en effet on rencontre plusieurs « stadels » : les maisons en bois et pierre d’origine alémanique.
Sur le territoire on peut trouver plusieurs « maisons-fortes » : la Maison-forte de Forvouill, appartenue aux Albert et Palatz, appartenu aux nobles de Troc-Drisquer, ont étés bâties pendant le XVIIème siècle.
Jusqu’au début du XIXème siècle, la chapelle de Saint-Michel joua un rôle important pour la communauté. Ce n’est qu’en 1824 qu’on la démolit pour construire la nouvelle église consacrée à Saint Michel. L’autel baroque de la chapelle, remontant à 1748, est alors devenu un autel latéral. L’église actuelle présente un beau presbytère orné de fresques. Sur l’autel il y a un dais de style baroque.
Autrefois, chaque hameau avait sa chapelle ou, au moins, un petit oratoire et un Saint-Patron : la chapelle la plus ancienne se trouve à Lihrla.
Le Sanctuaire de Voury, consacré à Notre-Dame des Grâces, est devenu un lieu de pèlerinage, célèbre surtout à partir de 1833, date où il fut transformé en Sanctuaire. Au début, il s’agissait seulement d’une chapelle ornée de deux autels et un clocher.
Dernièrement le sanctuaire Voury est la destination d’un pèlerinage diocésain qui a lieu le 12 août.
Si, dans le passé, on comptait des écoles aussi dans les hameaux, aujourd’hui il n’existe qu’une école maternelle au centre du village, qui accueille les enfants de Gaby et d’Issime.
Sur le territoire de Gaby, plusieurs associations travaillent pour le bien du village. En 1922, grâce à l’institutrice Teresa Yon, est née la fanfare de Gaby, organisme qui aide la formation musicale des jeunes, anime les fêtes et compte plus de 50 musiciens et plus de 20 jeunes étudiants. Le costume traditionnel aussi anime les fêtes du village : pendant le XIXème siècle, le costume était utilisé le jour du mariage par les femmes. Le drap noir contraste avec les couleurs changeantes du châle et du tablier de soie. Les détails sont très précieux : la riche oreillette est décorée avec fruits et fleurs et le ruban au cou a une croix et un cœur.
Dans le village de Gaby, comme dans tous les petits villages de montagne, il n’y avait ménage qui n’eût au moins une chèvre, pour s’assurer le lait, du printemps à l’automne. Mais le territoire de la vallée du Lys était appelé la “Krämerthal”, c’est à dire la vallée des marchands. Les habitants avaient coutume de traverser les cols pour faire du commerce avec les gens des localités voisines. L’artisanat de Gaby était connu pour “lli sock” : les pantoufles de production artisanale. En tissu matelassé très résistant, elles sont fabriquées de nos jours encore Aujourd’hui le tourisme apprécie cette localité de moyenne montagne: Niel connaît la première villégiature estivale. La proximité au domaine skiable du Mont Rose a encouragé l’afflux de touristes pendant l’hiver aussi.
Dans le passé le village de Gaby était appelé la vallée des marchands. Un village riche en traditions, qu’aujourd’hui le tourisme commence à gagner. Quel futur pour Gaby?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :
Pubblicato / aggiornato
il 18/07/2021 alle 20:30
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Cultura / Video