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Rien qu’une vache – Statistique et souvenirs pour raconter comme l’agriculture valdôtaine a changé

Souvent, au cours de nos émissions, nous avons raconté l’activité laborieuse de nos agriculteurs dans les champs, soignant vignobles ou bétail, avec ses rythmes épuisants : ce qui nous donne une image assez vive du rôle que tient le domaine agro-pastoral dans notre région. Mais un cadre plus précis et détaillé peuvent nous donner les chiffres ou, pour être plus clairs, les données statistiques. C’est vrai, elles sont un peu stériles et, quand l’échelon est trop petit, elles ne photographient pas une réalité avec précision, mais ce soir nous allons faire un essai : nous chercherons à raconter l’évolution récente de l’agriculture valdôtaine en nous appuyant sur la statistique et le souvenir de deux témoins qui ont vécu ces changements.

Les relevés nous disent clairement que l’agriculture, en Vallée d’Aoste, a été tout récemment modifiée par une mutitude de transformations, tout en restant un secteur bien florissant. À présent, les personnes qui travaillent dans les exploitations agricoles sont presque 17 mille et, selon le recensement effectué (en 2000) par le Bureau  de Statistique de l’Assessorat régional de l’Agriculture, 2822 sont les entreprises zootechniques (38%  en moins par rapport à 1990).

En matière d’élevage, les bovins sont actuellement au nombre de 37483 et ils produisent plus de 53 mille tonnes de lait par an. 4.834 sont les chèvres et 2.675 les brebis.

C’est aussi intéressant de savoir que, 96% des exploitations agricoles a une gestion familiale : 2.399 conducteurs d’exploitation sont des hommes, mais les femmes sont également nombreuses (1.445 celles qui étaient inscrites, en 2005, au registre régional). Quelques données encore à propos de la production agricole : les vignobles occupent une surface de 550 hectares (50 hectares en moins par rapport à 2000) et les vergers 226 hectares. Les céréales  sont cultivées sur 35 hectares du territoire régional.

Ces chiffres sont bien utiles afin de comprendre aussi l’évolution qui a intéressé, au moins dans les dernières dix années, le secteur rural.

Maintenant, assez de chiffres ! Laissons la parole à deux experts – l’un en zootechnie, l’autre en vitiviniculture – qui nous témoignent les mutations auxquelles ils ont assisté, au fil de ces dernières années, et qui sont Augusto Chatel, directeur du secteur de recherche et expérimentation de l’Institut Agricole régional, spécialisé en zootechnie et produits laitiers–fromagers, et Vincent Grosjean, viticulteur encaveur de Quart.

Viticulture et élevage : deux domaines encore fortement liés à la tradition, en Vallée d’Aoste, mais qui visent également à la modernisation.

Quelle aubaine, la mécanisation, pour nos exploitants ! Mais, tout compte fait, agriculture et élevage restent deux activités bien absorbantes. C’est pour cette raison que les jeunes entre 18 et 35 ans ne s’en approchent pas toujours volontiers et ils ne représentent que 13% de la population employée dans ces secteurs. 38% environ des exploitants se situe entre les 51 et les 65 ans et le dernier 31%, dépasse les 65 ans. Le danger c’est de ne pas arriver à assurer la relève.

C’est en fonction de cela que, par rapport aux années ’90, on remarque une diminution de l’effectif de bétail : 37.483 bovins aujourd’hui, face aux 40.816 de l’an 2000.

Cette aptitude n’est heureusement pas la même pour la viticulture qui traverse, sous ce point de vue, une période assez féconde.

La question se porte maintenant sur les vendanges, pour savoir si elles ont beaucoup changé au fil des décennies.

Ne pouvant évidemment pas compter sur une production copieuse, cela a imposé, au cours du temps, de faire de gros investissements sur la qualité des races élevées.

Il en va de même pour le produit, qui se veut le plus naturel possible. Cela rencontre une grande faveur auprès des consommateurs, toujours à la recherche de saveurs qui délectent le palais.

Étant donné que la législation alimentaire a changé, au fil de cette dernière décennie, on se questionne sur les limitations que le nouveau règlement a posées aux agriculteurs et aux éleveurs.

Et sous le profil économique, le rendement que nos exploitants en tirent ne répond pas nécessairement aux attentes.

Pour l’élevage aussi la période n’est pas si facile.

Dans un souci de pouvoir tirer de l’expérience du passé des enseignements pour l’avenir, nous avons demandé à nos témoins de faire des prévisions pour les prochaines années : deux domaines, deux pensées.

Pubblicato / aggiornato il 14/02/2022 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video