Rien qu’une vache – Agriculteur d’hier, exploitant agricole d’aujourd’hui
Si l’agriculture signifiait subsistance pour nos ancêtres, aujourd’hui c’est une profession et il ne suffit pas d’élever deux, trois vaches ou de cultiver un lopin de terre pour être un exploitant agricole. Pour être reconnu comme tel, il faut tout d’abord s’inscrire au secteur correspondant de l’Institut national italien pour la prévoyance sociale (l’INPS). Et pour cela il faut répondre à certains critères : le temps dédié à l’activité, la surface cultivée ou le nombre de bêtes élevées, le revenu.
Comme toute profession, la conduction d’une exploitation agricole comporte ses obligations et exige son tribut administratif : il y a beaucoup de papiers à remplir. La catégorie peut heureusement compter sur des associations et des organismes qui opèrent pour le soutien et la défense des associés.
Nous allons, au cours de cette émission, voir quels sont, d’une part, les critères et les obligations du métier. Mais nous allons aussi écouter les témoignages que nous avons recueillis auprès de personnes directement concernées par la question : des agriculteurs de toute classe d’âge : les débutants, les enracinés et les retraités. Ils vont nous raconter ce que veut dire gérer une exploitation et nous parler un peu de leur expérience.
Pour commencer, une petite présentation de leur part s’impose.
Maintenant que les présentations sont faites, voyons, aux yeux des lois et règlements en vigueur, ce qu’est un exploitant agricole et comment on le devient. C’est à Erik Verraz, de la Coldiretti, que nous demandons les reinseignements
Lorsque l’agriculture n’est pas seulement l’activité principale mais qu’on peut dire qu’elle est aussi la seule, deux mains ne suffisent parfois pas et 24 heures non plus.
Outre le temps dédié à l’activité et la quantité de bétail ou de terrains cultivés, il y a encore une autre condition à remplir pour être enregistré comme exploitant agricole.
Lorsque toutes les conditions sont remplies, on peut alors s’inscrire à l’INPS.
L’institut national pour les accidents de travail (l’Inail) peut même reconnaître l’invalidité en cas d’accident grave dû à l’activité.
Quant aux cotisations versées à l’Inps, elles ne couvrent pas seulement la retraite : elles servent aussi aux femmes, en cas de maternité.
Mais revenons à nos agriculteurs. Que peuvent-ils nous raconter de leur expérience, de leur exploitation ?
Encore de la viticulture, mais une autre expérience, celle de Madame Dellio.
Monsieur Bionaz a, quant à lui, atteint l’âge de la retraite, mais il continue à conduire l’exploitation avec sa femme.
Alors quelles sont aujourd’hui les activités dans l’exploitation d’Elviro Bionaz ?
C’est toujours un tel plaisir d’écouter les anciens remémorer le temps passé que nous n’avons su résisté à demander à Monsieur Bionaz de nous en parler.
L’agriculture d’aujourd’hui n’est plus seulement élevage ou culture. Il y a des papiers à remplir, des registres à tenir, des formulaires, des déclarations à présenter.
Pour aider ces “géomètres agricoles” (entre guillemets), il existe des associations, des patronats, des syndicats.
Peut-être, aimeriez-vous, alors, en savoir un peu plus sur le rôle de ces associations, les services et aides que l’on peut y trouver ? Erik Verraz est justement bien placé pour nous en parler.
L’association joue un rôle de représentation syndicale de la catégorie auprès des institutions. Elle propose également différents services. Pour pouvoir en bénéficier il faut être associé et payer une cotisation annuelle. Dès l’instant que l’on a adhérer, on peut avoir de l’assistance en de nombreux domaines.
L’association peut aussi assister l’agriculteur dans la gestion de sa comptabilité. Cependant certains services sont offerts et ne comportent donc aucun paiement.
C’est un point qui a, d’ailleurs, touché l’exploitation de Madame Dellio, en particulier.
Il n’est pas nécessaire d’adhérer à l’association des agriculteurs pour recourir aux services de l’Epaca qui, eux, sont gratuits.
La bureaucratie est un peu lourde à gérer pour les agriculteurs et pas seulement pour la fiscalité. Avec toutes les demandes de prime, d’aide au développement rural, sur le plan régional comme sur celui européen, il n’est pas simple de s’en sortir. L’assistance de la part de l’association est alors la bienvenue.
Toutefois, l’association a également, nous l’avons dit, un rôle important de représentation syndicale.
Nous aimerions, à ce point, savoir quelles ont été les batailles menées et les conquêtes obtenues.
Malgré les avantages et la reconnaissance de la profession et de la personne obtenus à niveau syndical, malgré les subventions au niveau régional et européen, l’agriculture reste un métier difficile et plein de sacrifices. Comment expliquer alors cette étincelle qui illumine le regard de nos agriculteurs quand il parle de leur travail.
Pubblicato / aggiornato
il 21/02/2022 alle 20:30
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Cultura / Video