Rien qu’une vache – Saveurs du Val d’Aoste
Bientôt, les touristes qui visitent notre région pourront découvrir, affiché sur les vitrines de certains exercices commerciaux, restaurants et agritourismes, un symbole particulier, qui résume en soi la tradition et la culture valdôtaine. Il s’agit d’une coupe de l’amitié stylisée, rouge pour les restaurants, bleue pour les cafés et verte pour les commerces : elle a été choisie par l’Administration régionale afin d’identifier le nouveau label de qualité « Saveurs du Val d’Aoste ». Ce simple dessin cache un projet ambitieux. La coupe de l’amitié certifie l’origine valdôtaine des produits proposés, le respect des traditions de la part des restaurants, cafés et commerces en général, et la qualité de l’accueil réservé aux clients. L’union fait la force, dit-on. En effet, le label « Saveurs du Val d’Aoste », qui va caractériser l’offre œnogastronomique valdôtaine, est le fruit d’un long travail d’équipe. La première étape a été franchie : dans le mois de mars une vingtaine d’entrepreneurs ont suivi un cours de formation, en remplissant ainsi l’un des critères indispensables pour avoir accès au label. Vally Lettry, directeur du bureau de la formation, de la qualification et du développement des professionnels du tourisme et du commerce de l’assessorat régional du tourisme, nous explique le sens général de cette initiative. (IMMAGINI : è pieno di grolle, quelle del logo e quelle vere, tra le interviste ai tre personaggi, Vally Lettry, Camillo Rosset e Guido Bertolin)
Vally Lettry – Ce label peut être attribué a tous les établissements de fourniture d’aliments ou de boisson au publique et tous les commerces de vente au détail. Ce qui veut dire que un produit saveur, disons, peut être goûté dans un restaurant, peut être apprécié dans un restaurant, mais aussi peut être acheté tout simplement, et quand il est acheté dans un magasin, par exemple, il est essentiel que le touriste comprenne qu’il est en train d’acheter un produit valdôtain, un produit œnogastronomique, donc il y a tout un accompagnement disons au moment de la vente de ce produit, et au restaurant, bien sur, les menus et tout ça doivent bien donner l’idée qu’il s’agit d’un produit qu est inséré dans le disciplinaire, donc c’est un produit du terroir, il y aune recherche sur ce produit, il y a des produits qui ont, qui sont typique, qui ont vraiment, qui portent vraiment cette âme Val d’Aoste.
Pour mieux comprendre ce que l’adoption de ce label signifie, nous sommes obligés de faire un pas en arrière.
Vally Lettry – Avant tout je voudrais signaler que il s’agit d’un travail d’équipe entre structures de l’administration régionale, c’est-à-dire l’assessorat à l’agriculture et l’assessorat au tourisme. Ce qui n’est pas évident, bien sur, parce que d’un côté nous avons intérêt de travailler sur les produits de notre terroir, évidemment, les produits œnogastronomiques de la tradition valdôtaine, et de essayer de travailler sur notre tourisme, dons c’était essentiel de travailler en équipe. Mais l’équipe, disons, a concerné aussi nos entrepreneurs, c’est-à-dire des gens du terroir qui travaillent dans le commerce, qui sont venus dans nos groupes de travail pour essayer de définir ce que nous avons fait, c’est-à-dire le disciplinaire, des critères, des conditions à remplir pour avoir notre label.
Guido Bertolin est l’un des entrepreneurs qui ont suivi le projet dès le début, en adhérant au comité de pilotage composé par les représentants de l’Administration régionale et des catégories économiques et sociales concernées.
Guido Bertolin – il Comitato di pilotaggio è rappresentato un po’ da tutte le associazioni di categoria dagli albergatori ai produttori diciamo di prodotti vinicoli piuttosto che di prodotti agricoli, dai ristoratori, dai rappresentanti degli esercizi commerciali, diciamo da tutto questo gruppo di persone è uscito un gruppo un po’ più piccolo ……
Da questo gruppo di pilotaggio è nato un gruppo di lavoro che ha definito diciamo i punti più importanti di questo disciplinare del Saveurs du Val d’Aoste .
Ce disciplinaire a permis d’établir quels sont les critères d’admission requis pour faire partie du réseau de « Saveur du Val d’Aoste ». Aux entreprises qui avaient posé leur candidature, selon le degré d’accomplissement des objectifs définis par le disciplinaire, a été assigné un score.
Guido Bertolin – Un punteggio minimo che veniva dato su tre punti fondamentali che erano la struttura, la struttura diciamo vasta dalla parte dell’esterno della propria attività, internamente, come vengono proposti i prodotti valdostani, come vengono diciamo anche, come viene data l’informazione al turista che viene appunto nelle nostre attività e il secondo punto molto importante era quello legato ai prodotti, non so, la scelta di prodotti che comunque avessero la produzione o completamente in Valle d’Aosta o una produzione diciamo parziale in Valle d’Aosta. Senza contare l’utilizzo indispensabile dei prodotti dop e doc che abbiamo nella nostra regione.
Una cosa che vorrei aggiungere credo sia importante nei prossimi anni andare a definire in un modo chiaro è per le produzioni che ci sono in Valle d’Aosta diciamo con una filiera parziale, ritengo che il nome Valle d’Aosta sia giusto, sia giusto utilizzarlo sui nostri prodotti ma dall’altra dobbiamo avere la garanzia che chi utilizza il nome Valle d’Aosta faccia almeno una produzione parziale in Valle d’Aosta che crei un minimo di economia e nello stesso tempo utilizzi dove possibile le materie locali, (…..) proprio per dare la possibilità magari a delle aziende più piccole che hanno cominciato da poco che hanno creato una piccola azienda agricola, che si sono messi anche loro sul mercato e che sicuramente stanno facendo fatica poterle aiutare, questo credo sia una cosa molto molto importante.
La contribution donnée par les différentes catégories professionnelles dans la définition du disciplinaire a été importante. Le résultat est l’effet d’une multiplicité de regards différents, qui ont essayé, chacun à sa façon, de répondre à une question pas du tout banale : qu’est-ce qui caractérise un produit, une maison, un endroit comme « valdôtain» ?
Guido Bertolin – C’è stata la possibilità di dare il proprio contributo nelle singole esperienze che uno può avere vissuto finora, e dall’altra parte c’è stata anche la possibilità di avere un confronto ci sono stati diversi punti di vista magari anche diversi, ma con la possibilità di confrontarsi si è riusciti ad arrivare a dare questi paletti sul disciplinare che credo siano dei paletti che con un po’ di buona volontà qualunque azienda possa aderire a questo contrassegno, ecco, qualunque azienda che voglia diciamo promuovere i prodotti e la cultura valdostana, ecco.
Une grande possibilité est alors offerte au système agro-touristique valdôtain, mais il faut être prudent, puisqu’on n’est qu’au début.
Vally Lettry – Nous sommes dans une période expérimentale, ce qui est important à souligner, puisque c’est la première fois que en Vallée d’Aoste que nous travaillons un label de qualité dans ce domaine, bien évidemment, nous avions intérêt à rédiger des textes, donc un texte de disciplinaire, et de bien nous interroger puisque ces critères, ces conditions techniques que nous allons, nous avions décrit, soient disons absolument de qualité. Et c’est un travail difficile, parce que bien sur il faut parler de produits, mais puisque notre label parle de produits mais aussi de structures, donc de maisons, du mobilier, de tout ce qui fait la qualité dans un hôtel ou bien dans un restaurant, c’était essentiel de bien, bien comprendre qu’est-ce que nous pouvions donner comme référence en tant que tradition et culture de la Vallée d’Aoste. Et donc le travail a été souvent un travail de confrontation, un travail aussi, un peu, aussi de recherche historique, et ça a été vraiment quelque chose d’important, mais ce sont des éléments qui nous devons absolument essayer de vérifier.
Un travail qui a eu ses étapes successives.
Vally Lettry – Avant tout nous avons cherché à bien expliquer notre disciplinaire, de réfléchir sur tous les aspects du disciplinaire, d’essayer aussi de faire des propositions pour le modifier, parce que ce sera seulement dans un deuxième temps, quand nous serons à régime, que nous pourrons donner aussi des éléments disons plus culturels, plus générales etcetera. Maintenant c’est vraiment le groupe, le premier groupe qui a travaillé, c’est vraiment, disons, un groupe de personnes qui se sont mises un peu à la disposition de nous tous pour essayer de vérifier ce que nous avions construit sur le papier.
Derrière chaque produit régional il y a une histoire, faite de travail, de tradition et de patience. Cette histoire, toute entreprise qui exposera le label sur sa vitrine doit la connaître et être en mesure de la raconter aux touristes et aux clients. Le rôlede la formation est donc essentiel.
Vingt commerçants et entrepreneurs ont déjà suivi le premier cycle de leçons, organisées au mois de mars dernier pour perfectionner leurs connaissances à l’égard des produits valdôtains et pour évaluer le chemin à faire pour pouvoir bénéficier du label. Parmi eux, il y avait Camillo Rosset, qui nous a livré ses impressions sur cette expérience
Camillo Rosset – On a fait un cours, on a suivi un cours fait pendant différentes leçons, donc on a parlé de l’architecture valdotaine, de l’alimentation, des produits, des produits valdotains et le cour a été un cour très intéressant, la chose surtout intéressante que je veux souligner c’est que le fait de se rencontrer entre opérateurs qui ont la même philosophie, qui ont beaucoup d’idées en commun, donc se rencontrer c’est très important puisque on cherche.. on parle la même langue. La langue qu’on parle c’est la langue, c’est la langue de notre région, c’est valoriser la production de notre territoire, valoriser les activité qui travaillent sur notre territoire et qui produisent sur le territoire.
Le but fondamental de ce parcours était celui d’encourager les commerçants à améliorer leur offre.
Camillo Rosset – C’est une chose très importante puisque ce label, Saveurs du Val d’Aoste , est un label qui dans le temps j’espère qu’il prendrait, prendra un chemin intéressant. Puisque c’est un label qui aide surtout le monde campagnard qui a besoin de présenter ses produits sur le territoire. Le monde campagnard qui a besoin de vendre ces produits aux hôteliers et aux commerçants.
Toutefois, au cours des rencontres, des problèmes ont immédiatement mis en évidence…
Camillo Rosset – On a parlé beaucoup dans le cours avec les hôteliers les commerçants de la difficulté de trouver de trouver des produits valdôtains sur le territoire. Donc cela serait aussi di chercher un lien entre campagnards et commerçants
Parce que sans agriculture on reste sans tourisme.
Les résultats futurs sont encore difficiles à imaginer.
Guido Bertolin – A cosa possa portare questo contrassegno a livello turistico, credo che in questo momento non sia così facile, così facile riuscire a immaginare a cosa possa arrivare. Sicuramente si dà la possibilità di avere un punto di partenza su cui proporci ai turisti che vengono in Valle in un modo molto chiaro, in un modo competente e credo il punto più importante sia quello che permetta a tante piccole aziende che ci sono in Valle e che hanno bisogno di crescere e che hanno sicuramente delle difficoltà ad avere un loro spazio sul mercato
« Confrontation », voilà le mot clé de toute cette expérience. Tous ceux qui y ont adhéré font partie d’un réseau qui doit être soudé pour pouvoir se présenter avec efficacité sur le marché. Le dialogue est un instrument essentiel pour renforcer cet esprit de collaboration entre les participants.
Guido Bertolin – Un punto importante che è previsto anche nell’iter per riuscire a raggiungere questo contrassegno, è che prevede nonostante un minimo di ore di corso, che poi non è forse neanche giusto chiamarlo corso, ma sono dei momenti di incontro dove ognuno può anche, giustamente, dire le proprie perplessità, che ci sono , come è stato diciamo in questo primo gruppo su alcuni punti che magari ci sarà anche la possibilità di rivedere, ma il disciplinare prevede che almeno una volta all’anno ci sia poi un incontro tra tutte queste aziende che hanno aderito al contrassegno, e sarà sicuramente un momento di confronto e un momento di crescita per migliorare per gli anni futuri.
Vally Lettry – C’est quelque chose sur laquelle nous voulons absolument travailler dans le sens que c’est vrai ces gens ont posé leur demande, ont décrit qu’est-ce que c’est leur entreprise, du point de vue des paramètres disciplinaires mais, ces personnes, nous avons absolument l’intérêt à ce qu’ils continuent à faire des réunions pour comprendre toujours mieux ce qui est Saveurs du Val d’Aoste. Et c’est seulement les gens du terrain qui peuvent nous dire ça, qui dans des discussions entre eux, dans des confrontations, peuvent toujours plus augmenter cette qualité de l’offre que nous voulons absolument bâtir.
Donc cette idée de réseau sera sans doute soutenue par l’administration régionale, nous ferons une ou deux séances chaque année pour essayer de, justement de bien discuter sur l’évolution de Saveurs.
Les premiers participants aux cours n’ont pas trahi ces attentes. Camillo Rosset témoigne l’intérêt suscité par cette démarche chez ses collègues.
Camillo Rosset – On a déjà parlé beaucoup avec les commerçants qui ont décidé d’adhérer à ce réseau, on se rencontrera puisque la chose la plus importante c’est de se rencontrer.
Les personnes qui ont fait le cour entre eux ils ont compris une chose : l’important c’est de se voir , de discuter, et de parler puisque on a la même philosophie de travail donc de se trouver pour ensemble faire un chemin précis et qui nous va donner des résultats pendant le temps.
Les perspectives de ce, de ce label dans le futur c’est de continuer le chemin que j’ai déjà entrepris et de quelque coté de améliorer , améliorer, améliorer encore, chercher , ce label nous aide a nous améliorer et a trouver de.. de se perfectionner toujours.
Donc dans le temps si il y aura beaucoup de monde qui (…) sera intéressé pour avoir ce label, on chercherait de devenir, d’être toujours plus exigeants, j’espère qu l’administration voudra être toujours plus exigeante dans le temps s’il y aura beaucoup de personnes qui voudront obtenir ce label
La prochaine étape du projet est encore orientée à la formation, qui est un atout indispensable pour créer un réseau de personnes réellement intéressées et compétentes.
Vally Lettry – Nous avons au mois de septembre de nouveau, nous aurons un autre groupe d’entrepreneurs qui pourrons au mois d’août poser leurs demandes, rentrerons dans le parcours de formation et par la suite aurons les vérifications que un sujet externe à l’administration doit faire pour vérifier justement si le tel, la telle entreprise a toutes les conditions pour avoir, pour obtenir ce label.
Ceux qui désirent faire partie du projet « Saveurs du Val d’Aoste » n’ont qu’à s’inscrire, en remplissant un formulaire.
Vally Lettry – On vient ici, auprès de l’assessorat au tourisme, le service du commerce, nous avons une demande tout à fait simple, où le commerçant donne ses coordonnées et avec ça il est mis dans un placement et puis nous, les prochains vingt personnes premières personnes qui poserons leur demande pourront rentrer dans la deuxième, dans le deuxième groupe de formation.
Quarante labels seront décernés pour l’année 2008 aux commerçants et restaurateurs qui s’engagent à remplir les conditions fixées par le disciplinaire. Un organisme indépendant va contrôler la pleine adhésion des entreprises aux paramètres de « Saveurs du Val d’Aoste ». Seulement après cette visite, les commerçants pourront obtenir leur certification. Il faut aussi s’assurer que la qualité des services offerts ne baisse pas pendant les saisons de basse affluence touristique, mais qu’elle reste toujours aussi élevée.
Camillo Rosset – On a, on a présenté notre dossier à la Finaosta, qui dans ce cas elle suit l’argument, ça serait la Finaosta qui vient dans chacune des notres maisons à voir si on a les caractéristiques pour obtenir ce label. Ca c’est une collaboration très importante, les visites de Finaosta elles sont déjà démarrées et on croit d’obtenir, on espère d’obtenir ce label pour la fin de juin, debout de juillet.
La promotion et le marketing sont des conditions nécessaires pour décréter le succès de l’initiative.
Camillo Rosset – On doit commencer à faire un travail de marketing, l’administration a déjà commencé par ce travail, donc un jour les touristes auront de la documentation et pourront voir dans une façon précise quelles sont les activités qui ont ce label. Donc c’est un travail de marketing qui va démarrer, je crois, depuis cette été.
Vally Lettry – Alors avant tout c’est vrai que chaque entreprise qui a eu a obtenu ce label peut utiliser ce logo, donc la coupe de l’amitié, pour lancer ses propositions personnellement, et pour ce qui est le rôle de l’administration, justement, dans tout ce processus le rôle de l’administration est celui de valoriser, valoriser des choix que chaque entrepreneur a déjà fait auparavant, donc de soutenir cette promotion, et pour cela sans doute dans l’automne on fera des brochures spécifiques sur le label, et on espère bien pouvoir participer au salon du goût au mois de novembre, avec un stand spécifique pour lancer Saveurs.
Cette démarche pourrait ouvrir des perspectives nouvelles pour le tourisme en Vallée d’Aoste. Le label « Saveur du Val d’Aoste » pourrait arriver à représenter, aux yeux des touristes, l’un des atouts de l’offre touristique régionale et un synonyme de la typicité, de la tradition et de la qualité des produits du terroir.
Vally Lettry – On sait très bien que les touristes aujourd’hui cherchent dans leurs vacances, dans leur séjour des possibilités de contact avec le territoire. Nous pouvons donc, avec nos produits et avec nos structures de qualité, donner des possibilité d’expériences nouvelles pour nos touristes. Nous devons, tout le monde nous dit ça, nous devons être différents, parce que si tout le monde donne la même offre c’est vrai que ce sera seulement le coût de la vacance qui va, qui va être important, donc pour nous c’est venir en Vallée d’Aoste pour trouver des endroits, des personnes, des relations, des possibilités de contact effectives, réelles, avec une tradition, une culture, une civilisation valdôtaine, et pour ça nous savons très bien que nous sommes très riches
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il 14/03/2022 alle 20:30
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Cultura / Video