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2003 – Rien qu’une vache – Les 50 ans de la société d’élevage de Donnas

Commune renommée pour ses vignes et ses vins, Donnas a été pendant très longtemps protagoniste des phénomènes d’industrialisation qui ont touché la Vallée d’Aoste. Une vocation associée à celle de centre administratif de la basse Vallée, puisque autrefois elle était le siège d’un mandemant et aujourd’hui de nombreux autres services.

Et pourtant, malgré la passion pour la vigne et le travail en usine, à Donnas, l’attention pour l’élevage n’a jamais fait défaut, comme en témoigne de nos jours la présence d’une trentaine d’exploitations avec plus de sept cents têtes de bétail.

Depuis 1951, l’activité des éleveurs des deux communautés historiques de Vert et de Donnas, l’envers et l’adret, est coordonnée par une société d’élevage. Née initialement pour améliorer d’un point de vue productif la qualité du bétail, cette société offrait à ses membres des services communs, comme celui, très important pour l’époque, de mettre à disposition un taureau d’amélioration.

Elle est aujourd’hui sous la direction du jeune Elmo Cheraz.

Pour témoigner de l’importance et du rôle que la société d’élevage a joué dans l’essor économique et l’évolution sociale de Donnas, il a été décidé de produire un livre, réalisé par Teresa Charles et Ilda Dalle, qui a été publié au mois de mars dernier.

Les photographies insérées dans le volume nous renvoient à un passé récent, fait de visages connus, d’enfants, de femmes et d’hommes liés à un territoire ingrat, avec des prairies aussi rares qu’inclinées et des alpages et cabanes très petits.

Les nombreuses interviews et l’étude des documents de l’époque confirment les difficultés auxquelles l’élevage et l’agriculture d’une façon générale se sont trouvés confrontés, et elles soulignent par-là même les avantages que les éleveurs ont pu tirer de l’activité de la société d’élevage.

Les cinquante et quelques années qui nous séparent de la fondation de la société d’élevage de Donnas, ont vu s’opérer bien des changements et pas seulement à Donnas mais dans toute la basse vallée, avec la transformation de la société agricole d’autrefois en un secteur certainement plus compétitif, mais qui toutefois a su conserver ses liens avec le passé.

Un autre aspect fondamental pour l’économie agricole de Donnas et de la basse vallée, c’est celui de l’élevage des chèvres. Un aspect qui ne pouvait en aucune façon manquer de figurer dans le livre.

La quantité des témoignages reçus, montre comme la population percevait dans l’activité de la société d’élevage une opportunité vers laquelle se tourna peu à peu la majeure partie des éleveurs de Donnas.

Que de changements du temps où les éleveurs de Donnas se rendaient à Aoste pour se procurer des taureaux de reproduction et qu’eux-mêmes définissaient comme la plus belle journée de l’année. Il est resté l’hérédité d’un travail de sélection qui s’est étalé sur des décennies.

Pour être productif, un élevage demande à l’homme une attention constante et nos jeunes sont la seule ressource restée à une agriculture de montagne qui se taille à grand peine un espace dans une économie qui se veut toujours plus globalisée.

C’est justement le thème de la mise en valeur des ressources locales et de la qualité des productions dérivant de l’élevage que nous vous proposons d’approfondir dans la prochaine émission de “Rien qu’une vache?”

Lundi prochain nous vous proposerons donc de suivre, depuis Jovençan, l’activité de la famille Quendoz, un exemple dans la production et dans la commercialisation de la fontine.

Pubblicato / aggiornato il 20/04/2020 alle 20:30
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Categoria: Economia e Lavoro / Video