2004 – Rien qu’une vache – La Cofruits
La colline de Saint-Pierre : une des zones les plus favorables à la production de pommes. Une altitude autour des 800 mètres, un climat sec et une bonne exposition au soleil, constituent des conditions idéales pour les vergers. Et en effet, la pomme est sans doute le fruit le plus répandu dans toute la Vallée d’Aoste: la production annuelle dépasse les 40 mille quintaux. Les producteurs sont environ 600 pour 400 hectares de terrain cultivés. Il s’agit, pour la plupart, de prés de petite dimension et souvent isolés, où la production de pommes est complémentaire à celle de foin. Seulement une petite partie, environ 15%, est constituée par des vergers spécialisés, comme celui de Raimondo Paillex, qui s’étend sur 12 hectares, à Saint-Pierre.
Depuis que Raimondo Paillex a commencé à travailler dans le verger de famille, bien des choses ont changé : les pommiers traditionnels ont laissé progressivement place aux porte-greffes dénommés “M9“, qui répondent mieux aux exigences de mécanisation dans la production. Cette variété nanifiée, en plus, augmente le calibre des fruits, produit davantage et plus vite, trois ans seulement après sa mise à demeure.
La production du verger frôle les 400 quintaux par année. La plus grande partie est constituée de reinettes et de golden delicious. La renetta en particulier peut être considérée le véritable symbôle de la tradition fruitière valdotaine, une qualité sûrement plus délicate par rapport aux autres, mais extrêmement importante pour le maintien de la biodiversité et des caractéristiques particulières qui identifient la production valdôtaine.
Raimondo Paillex livre sa récolte à la Cofruits, qui regroupe 350 producteurs et commercialise, depuis une quarantaine d’années, près des deux tiers de la production valdôtaine. Pour l’instant, l’activité agricole ne l’occupe que moitié journée, mais il n’exclut pas de se consarer, un jour, entièrement à son verger et à sa vigne, qui s‘étend, tout près, sur une superficie de 7.000 m carrés.
Grâce à la conservation en atmosphère contrôlée, la période de commercialisation des pommes dure plus longtemps. Au lieu de mettre sur le marché toute la production en l’espace de deux mois à l’automne, les producteurs réunis en coopérative sont donc en mesure de vendre des pommes « fraîches » pratiquement toute l‘année. Quand le marché le demande, les fruits sortent de leur “létargie” et sont transférés à un atelier pour les opérations de triage et d’emballage.
La coopération, permettant de répartir entre associés les coûts de production et les frais d’investissement, peut donc être la réponse aux limitations qui dérivent d’un territoire difficile. Cette solution permet ainsi d’exploiter au mieux les atouts climatiques de la moyenne montagne valdôtaine, qui contribuent à réaliser des productions fruiticoles d’excellente qualité. En plus, le climat particulier, sec et ventilé, permet de modérer les traitements phytosanitaires et par conséquent de garantir un produit sain.
Si la qualité est donc assurée, quelques problèmes existent encore du point de vue de la quantité. La production livrée à la Confruits a en effet sensiblement baissé ces dernières années, car beaucoup de producteurs sont en train de réimplanter les pommiers et les nouveaux vergers ne sont pas encore en mesure de garantir une pleine production.
Si les producteurs gagneront, unis, le défi de la modernisation de leurs vergers, l’arboriculture peut gagner une place non secondaire par rapport à la viticulture dans le panorama agricole valdôtain: des exploitations plus rationnelles alliées aux nouvelles méthodes de conservation peuvent en effet garantir une rentabilité toute l’année, à condition, bien évidemment, de faire terminer le processus de production par une promotion et une commercialisation efficaces.
Une action de promotion du produit reste prioritaire, pour faire connaître et valoriser la typicité des productions. Dans cette perspective, un élément en plus pourra être l’attribution aux pommes valdôtaines, comme c’est déjà le cas pour celles du Trentin, de l’appellation d’origine protégée, un objectif qui est, finalement, tout près de se concrétiser.
Augmenter les productions en terme de qualité et quantité, spécialisation des vergers, valorisation des typicités des productions sont donc les objectifs qui devront être atteints pour garantir à la production fruitière valdôtaine ce saut de qualité nécessaire afin d’assurer un avenir aux agriculteurs qui ont décidé d‘investir dans le secteur.
Pubblicato / aggiornato
il 05/10/2020 alle 20:30
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