2004 – Rien qu’une vache – La réaction des marchés à la production vinicole valdôtaine (1ère partie)
Les conditions climatiques et les caractéristiques des terrains valdôtains sont particulièrement adaptées à la production vinicole, qui aujourd’hui compte sur une surface cultivée de 600 hectares. Chaque année ils produisent 47 mille quintaux de raisin, transformés en plus d’un million de bouteilles. Leur qualité est désormais renommée non seulement dans notre région mais dans le monde entier.
Ce succès est fruit d’un long travail qui a été mené à partir des années Soixante, puisque, auparavant, la production valdôtaine était loin d’être renommée
Pour qu’un vin principalement destiné à la consommation familiale devienne un vin réputé, quelques passages sont fondamentaux, parmi lesquels l’obtention de l’appellation d’origine contrôlée. Les démarches nécessaires ont débuté au cours des années Soixante-dix et, dès 1985, la Vallée d’Aoste a obtenu que l’appellation DOC regroupe toutes les productions du terroir. Ainsi ces appellations sont au nombre de 16, dont 7 basées sur la provenance territoriale et 9 sur le cépage.
Le contexte productif valdôtain contemporain se partage donc entre coopératives et viticulteurs indépendants. Ce sont les premières qui dominent le marché sous le profil de la quantité.
Au cours de notre cycle d’émissions, nous avons déjà connu la Crotta di Vegneron de Chambave et quelques producteurs privés, avec lesquels nous avons parlé des vendanges et des différentes méthodes productives appliquées par une coopérative et par des particuliers. Ce soir et la semaine prochaîne nous allons approfondir notre discours en connaissant davantage les caractéristiques des vins valdôtains et en parlant de commercialisation et de promotion. Nous allons le faire grâce à l’aide d’un sommelier, M. Agostino Buillas, de la coopérative la Cave du Vin Blanc de Morgex et de La Salle, et du plus grand producteur privé, M. Costantino Charrère.
À Morgex, nous avons relevé des caractéristiques bien spécifiques.
En termes bien plus généraux, la production régionale a ses propres caractéristiques. Découvrons avant tout les rouges.
Les Crêtes produisent des vins rouges.
Et passons maintenant aux particularités des vins blancs.
Avec un cépage international, Les Crêtes réalisent un Chardonnay fort apprécié, mais la production du vin blanc se base aussi sur un cépage autochtone.
Le discours des mousseux nécessite une petite introduction. La Vallée d’Aoste en produit de différents types, mais on ne doit jamais utiliser la définition de « méthode champenoise ». En effet ce n’est que la région française de la Champagne qui peut à plein titre se parer de cette appellation. Dans tout le reste du monde, on travaille plus ou moins de la même façon, mais on parle de méthode traditionnelle. Et la Cave du Vin Blanc de Morgex et de La Salle qui, depuis au moins dix ans a pris ce chemin productif, travaille pour mettre au point et améliorer « sa » méthode traditionnelle.
Désormais, Morgex et La Salle ne sont plus les seuls à se consacrer aux mousseux : L’Institut Agricole régional s’est lui aussi lancé sur cette production et il y a d’autres pionniers.
La Cave du Vin Blanc de Morgex et de La Salle est renommée aussi pour la production d’un vin de glace.
Il y a quelques années, suivant la mode internationale, la barrique a fait son apparition même chez les vignerons valdôtains.
À propos de la barrique, M. Telloli juge opportun de faire quelques distinctions
Le temps à notre disposition touchant à sa fin, nous devons nous en arrêter là. Nous allons poursuivre notre discours la semaine prochaine, puisque nous devons encore parler de la promotion de ce produit valdôtain auprès des consommateurs et découvrir que bien souvent notre mode de consommation du vin valdôtain dénote quelques erreurs.
Pubblicato / aggiornato
il 16/11/2020 alle 20:30
Categoria:
Cultura / Video