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Rien qu’une vache – Vaches multi race

En Vallée d’Aoste, l’élevage bovin est caractérisé par des bovines dans leur quasi totalité de race valdôtaine : pie noire, pie rouge et châtaine pâturent dans les près de cette région depuis des siècles. La quasi totalité, nous avons dit, mais parmi les éleveurs il y a  qui, pour des raisons différentes, a décidé de gérer une étable avec des bovines non autochtones.

Dans l’émission d’aujourd’hui, nous irons visiter deux exploitations agricoles qui ont décidé d’approcher la zootechnie d’une façon différente.

Première étape : Nus, dans l’exploitation agricole d’Ennio Pont. Ici nous faisons la connaissance d’une race très peu répandue en Vallée d’Aoste.

Ces deux productions peuvent parfaitement s’obtenir avec plusieurs races bovines, pourquoi alors les Holstein ?

Bien prédisposées aux conditions d’élevage industriel, notamment grâce aux mamelles adaptées à la traite mécanique, les vaches de la race Holstein ont envahi les exploitations de plusieurs pays. Ses mensurations sont bien connues : poitrail et mufle larges, membres robustes, tête courte, et – bien sûr – mamelle volumineuse. Efflanquées, avec des hanches saillantes, elles pèsent tout de même en moyenne 700 kg.

La production laitière paraît donc être l’atout principal de cette vache tachetée, mais quels sont les chiffres de cette production ?

Cela permet de mieux saisir l’entité de la rente de la race Holstein, même par rapport à celle valdôtaine. Évidemment, les marchés touchent deux domaines différents : l’élevage d’autres races ne permet pas de produire de la Fontina, ni d’accéder à toute une série de contributions. En outre, il faut considérer de nombreux facteurs liés à la mise en valeur des produits locaux, tenant compte que la productivité (dans l’arc alpin) est notamment liée à la qualité plutôt qu’à la quantité. Ou peut-être que non ? Et alors la question reste ouverte, est-ce que l’élevage de races non valdôtaines  comporte des inconvénients?

L’exploitation de la famille Pont n’est pas la seule, en Vallée d’Aoste, qui gère un troupeau de races non valdôtaines. Pour acquérir un autre point de vue, nous sommes allés à Montjovet, dans une ferme qui s’appelle « Pink Panther ». Le nom est déjà surprenant …

Et cette étable est vraiment polyédrique, voire multi raciale : les vaches présentes sont presque toutes de races différentes. Leurs tailles, leurs manteaux et leurs museaux cachent les provenances les plus variées.  Mais pourquoi mélanger, dans la même étable, toutes ces races ?

C’est le moment de faire le tour de l’étable pour en savoir davantage ;  la première génisse que nous rencontrons s’appelle Lunetta. Elle porte un joli cœur blanc sur son front et elle provient de très loin.

Deuxième bovine, deuxième race : c’est le moment de Sirenetta, à l’aspect une Montbéliarde.

Troisième bovine, troisième race…

Voici un museau connu, c’est celui d’Ely.

Nous passons tout de suite à la vache suivante, non pas pour des raisons particulières, mais simplement pour le fait  que Gerry, la voisine d’Ely, ne cesse d’attirer notre attention.

C’est le moment d’une autre américaine, une sorte de Star de la génétique.

Dans le dernier secteur de l’étable nous apercevons deux vaches de race Holstein, les mêmes qui se trouvaient dans l’exploitation de  Nus, mais nous découvrons que, sous le même nom, cette race cache des différences.

À un certain moment, nous apercevons la pigmentation rouge et blanche d’une de ces vaches et, tout à coup, une phrase de Mathieu Pont nous revient à l’esprit.

Nous sommes à la fin de notre visite, qui se termine avec Trudy.

La famille Pont et M. Trèves, nous l’avons vu, sont des souteneurs enthousiastes de leurs variétés. Et nous avons l’impression qu’ils sont également orgueilleux de leur choix, inusuel mais, à leurs mots, gagnant.

Pubblicato / aggiornato il 02/08/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video