Rien qu’une vache – Le remaniement foncier est en train de changer l’aspect de nos versants
La beauté des montagnes valdôtaines n’est plus à déclamer. Toutefois… depuis quelques années les versants les mieux exposés à l’ensoleillement (et donc plus favorables aux cultures) semblent connaître une nouvelle jeunesse. Ils offrent, de plus en plus, un charmant spectacle de prés et prairies bien ordonnés et soignés. L’un des principaux acteurs à l’origine de ce phénomène est certainement le remembrement foncier, appliqué depuis quelque temps désormais, auquel nous allons nous intéresser au cours de cette émission.
Grâce au progrès technologique et à la mécanisation, entretenir ses terres est, aujourd’hui, moins astreignant qu’autrefois. Mais un autre genre de problème se pose aux agriculteurs modernes : les exploitations doivent être rentables et ne doivent être conduites qu’avec un minimum de personnes. Faute de produire, en certains cas, l’abandon des cultures et des terrains. Ce qui est assez simple, en plaine, mais qui devient assez difficile quand le terrain commence à grimper. Nos anciens avaient trouvé une solution à cette problématique par les terrasses. De nos jours le principe est presque le même, mais on y fait face dans l’optique de rendre les terres accessibles aux engins mécaniques.
Il existe un autre problème encore : le morcellement parcellaire qui, de génération en génération, d’hérédité en hérédité, a porté certains propriétaires à ne plus posséder que des petits lopins de terre, incultivables et peu rentables.
Deux problèmes, une solution : le remembrement foncier, qui sert pour redistribuer la propriété des surfaces et pour effectuer une série d’interventions finalisées à une meilleure exploitabilité.
La création de consortiums d’amélioration foncière a contribué, sans nul doute, à favoriser cette pratique. Les aides de l’Union Européenne et les subventions régionales ont fait le reste.
Tout d’abord, voyons en quoi consiste le remembrement foncier. Pour le savoir, nous avons interrogé Dafné Michelutti, fonctionnaire de l’Assessorat de l’Agriculture et des Ressources naturelles.
Alors comment sont définies les actions de remaniement et par qui ?
C’est intéressant de connaître les procédures correctes à appliquer, mais nous allons les apprendre par deux témoignages différents : la voix de l’Administration publique et celle des propriétaires. Dans le cas particulier, nous avons questionné Mauro Vallet, président du consortium l’Enfer d’Arvier. Ici, grâce au remaniement foncier, les vignes de l’Enfer ont connu un véritable lifting, … un nouveau souffle, pour ainsi dire. Il s’agit d’un projet de longue haleine qui a vu le jour il y a déjà quelques années et qui n’a pas encore atteint sa pleine réalisation.
Suivons maintenant le parcours chronologique. Lorsque les propriétaires membres du consortium se sont mis d’accord sur les interventions à opérer, le président peut déposer une demande auprès de l’Assessorat régional de l’Agriculture. L’assessorat envoie alors ses techniciens sur le terrain pour rendre un rapport sur la base duquel la demande pourra être acceptée. Si la demande est approuvée, on entre dans une deuxième phase de la procédure, qui est celle de l’élaboration d’un avant-projet…
L’avant-projet, une fois élaboré, doit être approuvé par l’assemblée du Consortium. Cela fait, ce sera au tour de l’Assessorat de l’agriculture de donner son approbation. Après, encore une phase : le projet proprement dit.
Dès ce moment, les travaux peuvent commencer. Lorsque ceux-ci seront terminés, le Président du Gouvernement régional émettra un arrêt de clôture qui ouvrira le transfert des droits de propriétés. Pour cela, il est nécessaire de connaître la valeur objective des terrains de chaque propriétaire. Pour parvenir à attribuer cette valeur, il faut faire un classement des terrains.
Le classement des sols est en partie soumis au jugement de l’Administration régionale, mais pas seulement…
Regroupement, partage, échanges, vente : au niveau des propriétaires membres du consortium l’Enfer d’Arvier comment cela s’est-il passé ?
En Vallée d’Aoste, le marché des terrains est un peu particulier…
C’est là une particularité dont on cherche à tenir compte également à Arvier.
Pour un remaniement foncier, l’appartenance à un consortium n’est pas une condition absolue, mais elle présente tout de même de gros avantages.
La notion de remembrement foncier est presque toujours, en tout cas en Vallée d’Aoste, associée à la présence de consortiums d’amélioration foncière. Pour un fonctionnement optimal, quels sont les critères et les objectifs à atteindre ?
Mais revenons à Arvier parce que nous avons tant parlé de bureaucratie que nous ne savons pas encore quels ont été les terrains intéressés par les travaux et en quoi ont consisté ces derniers.
Dans le cas des terrains cultivés à vignoble intéressés par le remaniement foncier, à Arvier, une partie des propriétaires sont également membres de la Coopérative “L’Enfer d’Arvier”, les autres, tout en restant propriétaires de leur terrains en laissent l’exploitation à cette même coopérative. Nous nous sommes alors adressés à son président, Christian Alleyson, pour savoir ce que les travaux de remaniement foncier à travers le consortium ont signifié pour la production.
Au début, il y avait des rêves, des projets…
Le remembrement qu’a-t-il apporté, quelles en ont été les répercussions directes?
Des résultats décidément plus que qu’encourageants.
L’action des consortiums en matière de remaniement foncier n’a pas des retombées que sur le secteur agricole. Cela va bien plus loin. Mais en quoi, au juste ?
Pubblicato / aggiornato
il 20/12/2021 alle 20:30
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Cultura / Video