Rien qu’une vache- Les plantes officinales
Alors que nous marchons en montagne, notre nez est chatouillé par mille senteurs : dans l’air frais et vivifiant se répandent en effet les parfums des herbes et des fleurs.
En Vallée d’Aoste, il y a une grande richesse de plantes officinales qui poussent spontanément. Des plantes riches en propriétés médicinales, parfois encore méconnues et inexplorées. C’est pour exploiter pleinement les bénéfices que peut apporter l’herboristerie que des exploitants ont pensé de semer les plantes officinales, en transformant les productions de naturelles et spontanées à cultivées et sources de revenu.
Notre principal protagoniste d’aujourd’hui est Cristina Faoro qui, avec son copain Lorenzo Croce et le petit Giacomo, vit à Saint-Denis, où elle est en train de transformer sa passion pour les herbes officinales en véritable boulot.
Avant de démarrer dans cette aventure d’entrepreneur, elle s’est renseignée auprès du Centre agricole démonstratif de Saint-Marcel. Son responsable est Ugo Lini, qui nous a présenté la structure qu’il dirige avant de nous décrire les différentes qualités et propriétés des espèces les plus répandues de plantes officinales.
Ugo Lini – le centre agricole démonstratif de Saint Marcel il est né il y a une vingtaine d’années. On a commencé avec les plantes médicinales, à faire des expérimentations sur le champ. On a cultivé huit espèces, à ce temps là c’était autour du 1990, on a emplanté ici dans le centre 8 espèces, la mante, le thym, la sauge disons c’étaient les plantes plus communes, les plante officinales. On a fait des expériences, on a vu les qualités de ces plantes ( ?) et après on a commencé à faire des projets inter reg avec la France et avec la Suisse. Vu qu’on est une région alpine on a décidé avant tout d’utiliser des plantes alpines et on a fait des recherches sur le génépi. On a fait des sélections de plantes de génépi « nome latino » maintenant sont cultivées en VdA, il y a une dizaine de producteurs, ils ont autour du trois hectares de cultivation de ce génépi là. Disons que ce génépi on l’utilise, c’est les industries de transformation, les distilleries qui utilisent ce produit.
Le génépy (ou Artemisia glacialis qu’on veuille le dénommer) on le connaît très bien en Vallée d’Aoste. Mais depuis quelques années, grâce aussi au travail du Centre, on a la possibilité de découvrir et apprécier en se promenant une bien plus grande quantité d’espèces de plantes.
Ugo Lini – puis après on a dit bon on a vu la plante alpine maintenant on faut avoir aussi des autres plantes qui peuvent avoir d l’intérêt pour la vda. On a vu qu’ici en vda on a le thym qui c’est une plante particulière qui pousse disons autour du Verrayes et Saint Denis, c’est un lieu assez méditerranéen comme climat, il a les propriétés d’avoir des huiles essentielles très hautes. Disons si un thym normal qui vient de la Ligurie ou de la Grèce peut arriver au 3% de huile essentielle, le thym de la vda arrive à 8% d’huile essentielle et en plus il arrive au 60 juste à 80% de pureté de thymol, c’est une molécule qui est très utilisée dans la pharmacopée surtout. Et alors il y avait un gros intérêt et on a commencé à faire là aussi des sélections pour adapter cette culture disons à grand partie de la vda. On a été chercher des plantes en altitude que des plantes disons à côté de Verrayes, on a mélangé les deux, on a obtenu des plantes qui ont une très bonne production d’huile essentielle, ils produisent entre le 5-6% constamment disons dans toute l’année et en plus ils ont cette pureté de thymol.
Nous nous sommes alors rendus à Saint-Denis auprès de la ferme « Aglio, olio e peperoncino », gérée par Cristina Faoro. Inévitable de nous faire raconter comment sa passion pour ces plantes bénéfiques est née et de quelle façon elle est arrivée à avoir une bonne connaissance des herbes qu’elle utilise pour faire mille et mille choses.
Cristina Faoro – la passion pour les herbes a commencée depuis longtemps parce que j’aime beaucoup aller chez les prés à recueillir mes herbes et j’ai fait beaucoup de cours de herboristerie et puis j’ai fait une école de naturopathie à Gênes. Et les deux années derrières j’ai fait un cours très intéressant pour reconnaître et cuisiner les herbes sauvages qui on trouve partout dans les prés. Et ça ma beaucoup intéressée, je le fait toujours maintenant. Je vais chez les prés et je fais mes cours, je cuisine l’ortie, plutôt que toutes les petites herbes qui sont très bonnes en printemps. Ils ont beaucoup de vitamines, de choses qui font bien au corps. Et j’ai commencé à recueillir les herbes parce que je trouve que ça me fait du bien, sa me fait du bien au corps et à l’esprit, parce que quand je suis dans la nature comme ça je me sens bien.
Quelles sont les plantes qu’on trouve aux alentours de Saint-Denis et de Verrayes ?
Cristina Faoro – près de ma maison il y a beaucoup de ressources naturelles, beaucoup des herbe. Bon il y a beaucoup des herbe à cuisiner, à manger en printemps mais maintenant ils font les foins et il n’y a presque plus rien. Mais bon il y a le timo partout, puis il y a de la sauge selvatique très bonne, puis il y a du sanbuco que, je fais aussi une chose très bonne, une boisson un peu frizzante et puis il y a l’iperico que je fais de l’huile pour quand on a des brûlures comme ça. Puis sinon il est bon pour le bon humour, l’iperico c’est l’herbe du bon humeur, c’est la base des anti-dépressifs chimiques. Et puis il y a l’achillea c’est très intéressant et puis il y a l’acacia.
Le Centre de Saint-Marcel est articulé selon la même morphologie de la Vallée d’Aoste. Commençons-y notre promenade (qui nous fait presque sentir comme les alpinistes qui parcourent les Alte Vie ou comme un pilote d’hélicoptère) en découvrant l’hysope et ses propriétés.
Ugo Lini – voilà on est ici devant l’hysope, comme je disais avant c’est une plante qui pousse tranquillement ici à côté de Nus, disons Saint Christophe elle pousse bien. C’est une plante qui a des caractéristiques balsamiques. Si on prend la plante et puis on fait comme ça et puis on sent l’odore, sa rentre dans le nez, disons c’est pour libérer les voix respiratoires. Et pour les enfants qui ont des problèmes de toux ça c’est exceptionnel. Et puis c’est une plante disons que date déjà il y a des milliers d’années parce que si on regarde sur le psaume la bible à le psaume 51 il y a l’hysope pour la purification. Alors c’est une plante qui sert aussi pour purifier, c’est une plante très intéressante.
L’hysope n’est pas une plante autochtone mais elle s‘est très bien adaptée à la Vallée d’Aoste. Dans notre région, il y a des micros climats très particuliers, qui confèrent à ces plantes, comme l’hysope ou le thym, de la qualité.
Cristina Faoro – maintenant les herbes je les trouve dans la nature, je les cherche et je trouve les lieux où poussent naturellement le mieux possible et je veux continuer à chercher les herbes dans l’endroit ou poussent naturellement parce que je trouve que si sont là sont meilleur. Mais je voudrais aussi chercher de cultiver des herbes que je ne trouve près de chez moi. Et alors je suis en train de cultiver un peu de camomilla, de issopo, de la melissa, de la mante comme ça je l’ai là et je peux faire plus choses pour moi et à vendre.
Le thym est sans doute l’une des plantes les plus connues. Ici il pousse bien et développe beaucoup de propriétés.
Ugo Lini – alors ici on est devant le thym vulgaris, c’est le thym qui pousse très bien dans la zone de Verrayes – Saint Denis surtout. Il pousse bien où il fait chaud, des situations chaudes, et là particularité, comme je disait avant d’avoir beaucoup d’huile essentiel à l’intérieur. La plante qu’on a ici c’est déjà une sélection qu’on à fait avec l’inter reg, avec la Suisse. Ça c’est la plante disons qui garantie une homogénéité disons soi de croissance que de contenu en huile essentiel.
Cristina Faoro, qui n’a pas seulement son exploitation à Saint-Denis mais y réside aussi, utilise le thym pour réaliser des produits aux caractéristiques particulières.
Cristina Faoro – (…) j’ai choisi de venir à vivre ici à Saint Denis, c’est un lieu que j’aime beaucoup. Et ici on trouve le timo vulgaris qui pousse dans son maximum de énergie parce que il est plein partout ici de timo. Et moi avec le timo je fais beaucoup de chose. Je fais des médicaments pour moi et ma famille parce que je cherche à ne prendre pas des antibiotiques alors je fais des teintures pour quand j’ai mal à la gorge ou du rhume. Je fais des tisanes. Et maintenant je fais des gelées avec une base avec les pommes et aromatisées au timo et ça c’est tres bonne avec le fromage au seulement avec le pain c’est spécial.
Empruntant le petit chemin qui part tout près de la maison de Cristina on arrive là où on peut voir la grande quantité de thym qui pousse naturellement dans ce lieu.
Cristina Faoro – et voilà le timo typique de cette zone de Saint Denis et Verrayes. Il pousse en grand quantité ici si vous voyez c’est tout plein de timo partout. Et ici c’est la zone un peu méditerranéen où il aime rester.
et maintenant il n’est pas fleuri parce que les fleurs désormais sont passés et maintenant on peut le prendre et le faire sécher et utiliser pour faire à manger les viandes ou les soupes. Et quand il est fleuri on peut le cueillir, faire sécher et on peut faire beaucoup de choses. On peut faire de teinture qui c’est très bon pour le mal à la gorge, pour quand on est enrhumé comme ça et puis moi je fais aussi du vinaigre de thym pour manger comme ça avec la salade ou aussi moi je fais, après le shampoo je me lave les cheveux avec le vinaigre de thym. Et avec le timo je fais aussi la gélée à base de pomme et avec le thym et c’est très bon, c’est balsamique et l’on mange avec la viande, avec les fromages ou simplement avec le pain.
Avant de découvrir d’autres espèces de plante officinale, il est intéressant de parler des activités organisées par le Centre agricole démonstratif de Saint-Marcel qui, il faut le rappeler, est ouvert pendant toute la semaine aux gens désireux de se renseigner à ce sujet.
Ugo Lini – il y a déjà une cinquième d’années, on a ouvert le centre aux écoles. Les écoles viennent ici à faire des expériences avec nous, soit avec les plantes officinales soit avec les legumes, soit avec les abeilles. – 00452500 -00460221 – pour les écoles c’est aussi utile pour la géographie pour savoir où on vit, pour connaître les localités et puis on fait des expériences par exemple on fait retrouver, un sort de chasse au trésor, la plante. On lui donne un petit bout de feuilles ou bien de rameau de la plante, on les envoie avec des différents groupes ans la mini vda, ils doivent rechercher la plante, la reconnaître puis regarder dans les fiches techniques à quoi ça sert et tout en faisant ça sur un feuille et puis ils doivent retourner en arrière en mineur temps possible.
Les enfants sont très intéressés et ils posent fréquemment une question en particulier…
Ugo Lini – on peut parler avec les plantes ? Et ça quand on fait les exercices avec les sens, je lui montre que c’est possible d’avoir une communication avec les plantes. Maintenant existe disons Internet, les connections Internet moi je lui enseigne la connexion avec les plantes. Sa suffit de mettre les mains sur la plante, des enfants qu’ils ont à partir de 5 ans pour arriver jusque à 16 – 17 ans en touchant la plante, moi je lui fait des questions, et leurs tiennent un petit peu la plante dans les mains et après quelques minutes ils arrivent à me donner les réponses tranquillement. La plante arrive à donner les réponses. Des gens qui ne savent pas à quoi sa sert la plante ils me disent je sent quelques chose dans la bouche peut être sa sert pour les dents, sa sert pour la gorge et effectivement c’est ça.
Nous continuons à nous renseigner. Il y a par exemple l’absinthe (immagini 00502015) qui pousse partout, au bord de la route ou dans les talus. Elle résiste très bien à la sécheresse et on peut tranquillement l’utiliser pour aider la digestion, grâce à son amertume prononcée. Et la sauge ?
Ugo Lini – ici on est devant la sauge, on l’appelle aussi la reine des plantes médicinales parce qu’on peut l’utiliser disons partout. On peut l’utiliser en cuisine, sur la viande ou bien dans les rôtis ou dans les soupes aussi on peut l’utiliser, ou bien on peut l’utiliser, si on n’a pas de brosse à dents, on peut l’utiliser pour se laver les dents. Et puis après si on a mal à la gorge, on peut l’utiliser. Si on a des problèmes de digestion aussi on peut l’utiliser. Disons que c’est une plante qui vient utilisée disons dans beaucoup des emplois.
Cristina nous fait découvrir la « plante de la bonne humeur ».
Cristina Faoro – ceci c’est le iperico c’est le fleur d’iperico. Celui là c’est un fleur beaucoup intéressant parce que il est la base de, il s’appelle le fleur du bon humeur, c’est la base des anti-dépressifs chimiques et moi je le cueille le 24 juin parce ce que c’est San Giovanni et ça s’appelle aussi l’erba de San Giovanni. Et je mets les fleurs dans l’huile d’olive et je fais l’oliolito qui sert pour les brûlures. On peut faire aussi de l’( ?), ça veut dire toujours les fleurs dans l’alcool et ça sert pour donner le bon humeur. Et voilà on peut faire aussi la tisane et c’est tout.
En été on s’expose parfois trop au soleil et les conséquences pour notre peau sont néfastes. Les plus renseignés savent qu’il y a beaucoup de crèmes qui peuvent soigner la peau brûlée. Mais ils ne savent peut-être pas quelle est la base de ces crèmes !
Ugo Lini – (…) maintenant on va voir la calendula officinalis, c’est une plante particulière disons qu’on peut utiliser tranquillement sur tout pour faire des crèmes, surtout des crèmes pour les brûlures. Disons des problèmes de peau. Ça c’est une plante qui vient utilisée maintenant en cosmétique. C’est aussi une jolie fleur, on peut l’utiliser tranquillement aussi comme plante ornementale, on peut la mettre dans le propre jardin.
En cas de blessures, au contraire, Cristina nous conseille l’achillée.
Cristina Faoro – e cette c’est l’achillea mille foglium, s’appelle aussi « ferma sangue » parce que les feuilles sont hémostatiques. Quand on fait des blessures on la passe et sa ferme le sang. On peut faire aussi la tisane quand elle est fleurie pour des problèmes d’estomac, des colites et c’est une herbe qui sert surtout pour les femmes.
Parmi les symboles des régions alpines la primauté va sans doute à l’edelweiss. Depuis quelques années, des chercheurs suisses ont individué des propriétés particulières et caractéristiques de cette plante.
Ugo Lini – voilà on allait parler aussi de l’edelweiss, vous voyez ici peut pousser tranquillement aussi à 500m d’altitude, elle pousse un peu plus haut, vous voyez c’est les tiges un peu plus longues. Elle a la fleur quand même jolie comme celle qu’on trouve en montagne. Disons ici on peut les récolter tranquillement en montagne faut éviter de les récolter.
l’edelweiss une foi était considérée disons la plante de la montagne mais on savait pas à quoi sa pouvait servir comme plante. Maintenant ils ont retrouvé des chercheurs qui a des propriétés disons à l’intérieur qui sont des filtres pour les UV, disons pour les ultraviolets du soleil et maintenant ils sont en train de faire des crèmes pour disons le soleil. Ils ont des hautes protections pour disons se mettre à l’exposition du soleil et fonctionnent très bien.
C’est important enfin de savoir reconnaître les plantes. En effet pas toutes sont comestibles et bénéfiques.
Cristina Faoro – on doit dire aussi que c’est beau, sa fait du bien aller chercher les herbes dans les prés, dans la montagne mais on doit vraiment les reconnaître bien parce que pas tous les herbes sont bonnes il y a quelques herbes qui peut être se ressemble mais l’une c’est bien et l’autre sa peut faire vraiment du mal et alors c’est bien s’informer.
Si on est intéressé, on peut commencer à se renseigner par la lecture de livres spécialisés.
Cristina Faoro – un bon moyen pour reconnaître les herbes c’est consulter les livres. Bon on doit choisir bien les livres parce que il y a beaucoup de livres des herbes mais pas tous sont bons. Je trouve que les meilleurs en absolu se sont celui de Aldo Poletti parce qu’il est, parce qu’il y a des belles photos et il y a écrit les propriétés thérapeutiques, comment on utilise tous les fleurs, les feuilles, comment faire tout les teintures, les tisanes, les infuses comme ça et celle là je trouve vraiment complète et vraiment utile pour pouvoir reconnaître bien les herbes.
Notre tour au Centre de Saint-Marcel approche à son terme et nous rencontrons une belle plante qui peut être utilisée comme protection des jardins, grâce à ses aiguilles piquantes. Mais surtout elle produit de très bons fruits.
Ugo Lini – on est ici devant l’argousier. C’est un arbuste qui pousse très bien en vda on le trouve disons aussi dans la zone de Cogne, il y en a beaucoup. C’est une plante comme vous voyez, on l’appelle en italienne l’ « olivello spinoso », il ressemble beaucoup à l’olivier. Vous voyez les feuilles ressemblent beaucoup à l’olivier qui fait les olives. Voyez puis les fruits aussi sa ressemblent à des petites olives quand ils sont verts puis ils deviennent orange et on les peut tranquillement manger et ici à l’intérieur on a de la vitamine c pure au 100%.
Pour conclure, nous avons choisi l’ortie. Combien de fois, au cours de nos promenades, nous avons maudit cette plante à cause de ses piqûres. Cela n’empêche qu’elle soit l’herbe préférée de Cristina qui, avec le petit Giacomo, nous explique un emploi particulier de cette plante.
Cristina Faoro – avec l’ortie je fais ce pesto là qui c’est avec l’ortie de base puis il y a des noix, des mandorle, puis il y a de parmesan, de pecorino et bon c’est très bon, c’est particulier et c’est un peu originel et sa fait du bien parce que l’ortie c’est riche en sali minéraux, c’est riche de calcium et bon il c’est bon
Pubblicato / aggiornato
il 02/05/2022 alle 20:30
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Cultura / Video