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Entre Mairie et Clocher: Verrès

2.625 habitants, une altitude de 391 mètres, centre de service et pôle scolaire, un château en surplomb sur le village, en rappel d’un riche passé.

C’est Verrès.

Le nom des habitants est verrezzins

La position géographique la situe au début duVal d’Ayas à 39 Km d’Aoste

La fête patronale est le 1er septembre, patron de Saint Gilles

Le curé s’appelle Carlo Lazzari

Le syndic s’appelle Piero Prola

Dominé par un imposant château médiéval, au pied de la Vallée d’Ayas, voilà Verrès. Cette commune du fond de la vallée se présente comme un centre de services. On y trouve un siège de la « Guardia di Finanza », une gendarmerie, un Poste Forestier, une gare ferroviaire, de nombreux instituts bancaires, un bureau régional de l’emploi, les bureaux de la Communauté de Montagne Évançon, ainsi qu’un cinéma et une piscine. La population est assez importante (dans les proportions valdôtaines) et elle compte de nombreux immigrés venant de plusieurs pays du monde : Russie, Argentine, Maroc, Espagne, Vietnam. Cette caractéristique cosmopolite est probablement liée à son économie, fondée sur l’activité industrielle.  L’étymologie même du nom « Vitricium » fait penser que les premières agglomérations sont nées parallèlement au développement d’une industrie pour le travail du vitre. 

Fondée probablement par les Salasses, Verrès devint fief des évêques d’Aoste et des familles  De Verretis, De Turriglia et Alexini, aux XIème et XIIème siècles. En 1360, la famille de Savoie fit don de ces territoires à Ibleto de Challant qui commença la construction du château. Cette forteresse, un cube parfait de 30 mètres de côté, est considérée un exemple important de l’architecture militaire de l’époque. Le chapitre le plus intriguant de l’histoire de Verrès est sûrement celui lié à la famille de Challant. A’ la mort de Francesco de Challant, ses richesses revinrent à ses deux filles : Caterina et Margherita. La descendance féminine n’était pas conçue à l’époque et il fallait laisser le domaine à la famille des Savoie, Caterina risquait de tout perdre, la seule solution : se faire appuyer pas le peuple, mais comment ?  Par un coup de théâtre insolite :  le 31 mai 1450, Caterina et son mari (Pierre d’Introd), après un déjeuner chez le prévôt de la collégiale de Saint-Gilles, se promenèrent sur la place de l’église, c’était un jour de fête et tout le monde dansait. A’ un certain moment, et à la grande surprise des présents, la dame dansa avec les jeunes du village en obtenant, par ce geste, la faveur du peuple et la légitimation de son domaine. Les siècles ont passé, mais le bal de Caterina de Challant revient chaque année, les jours du carnaval.

Le château de Verrès est le plus visible des vestiges historiques de la commune. Il est là, retranché sur un promontoire, en surplomb au-dessus du torrent Lys. Sa construction demanda 30 ans, de 1360 à 1390, et ses caractéristiques sont celles typiques d’un château-fort : un pont–levis, de nombreuses meurtrières et une forme cubique défensive. Cette forteresse n’est toutefois pas le seul témoignage du passé : moins évidente mais tout aussi importante est la ferme Murasse, bâtie en 1512 par le prévôt Carlo de Challant, elle fut utilisée comme écurie. Cinq cents ans plus tard, elle est devenue le siège de la bibliothèque communale. Également très intéressante du point de vue artistique: l’église, enrichie de fenêtres gotiques et fresques du Vème siècle, elle cache une crypte où sont conservées les dépouilles des Challant

Au commencement du siècle dernier, Verrès devint le siège du premier grand complexe industriel de la Vallée d’Aoste : la filature Brambilla. L’industrie, touchée par la crise des années 70, fut fermée et son édifice, dont la restructuration est presque achevée,  deviendra un complexe scolaire de vaste dimension. Les instituts scolaires secondaires du deuxième cycle présents dans cette commune sont nombreux : l’ISITIP (avec plusieurs orientations d’études qui vont des services sociaux à la formation de techniciens électriciens) le lycée psycho-socio-pédagogique et le Lycée linguistique. On compte à Verrès diverses associations culturelles: un chœur fondé en 1951, un Corps Philharmonique, le comité du carnaval qui est actif toute l’année, un siège du Club Alpin Italien. La bibliothèque de cette commune, avec ses 400 m carrés de superficie et ses 20.000 livres, offre non seulement la possibilité d’enrichir la culture des citoyens, mais également de participer à de nombreux cours organisés : du yoga jusqu’à la broderie. Le passé parait être le fil rouge des manifestations organisées par la « pro loco », comme par exemple le petit marché des brocanteurs et l’exposition des livres d’antiquités. Toutefois, l’associationnisme se présente également sous d’autre formes.

L’économie de Verrès se base principalement sur quatre secteurs : industrie, bâtiment, agriculture et commerce. La torréfaction Coinca et l’industrie sidérurgique qui porte le nom même du village traversent une période qu’on ne pourrait définir ni florissante ni même de crise. Le commerce rencontre davantage de difficultés.

Un pays en expansion démographique, dont le commerce rencontre des difficultés, et avec une forte tradition historique, quel sera le futur de Verrès ?

Pubblicato / aggiornato il 18/04/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video