Entre Mairie et Clocher – Torgnon
512 habitants, une altitude de 1489 mètres, un climat favorisé par un bon ensoleillement, une économie fondée sur le tourisme d’été et d’hiver ainsi que sur l’agriculture et, tout particulièrement, l’élevage.
C’est Torgnon.
L’altitude est de 1.489 m.
La position géographique le situe dans la Vallée de Valtournenche, à 16 Km de Châtillon et à 50 Km d’Aoste
La population est de 500 habitants environ
Le nom des habitants est torgnoleins ou torgnolentse
La fête patronale est le 11 novembre, jour de Saint Martin
Le curé s’appelle Maurizio Anselmet
Le syndic s’appelle Albert Chatrian
Situé dans la Vallée de Valtournenche, perché sur un large balcon morainique ensoleillé et à l’abri des vents, voici Torgnon. Son territoire riche en forêts, prairies et sources se développe des 800 mètres du torrent Marmore aux 3320 mètres d’altitude de la Pointe Tzan. Le village présente, autour de son église, 22 hameaux disséminés dans une nature florissante qui s’étendent sur une superficie de 4.232 hectares. La beauté du paysage est un attribut de sa position géographique qui, telle une terrasse panoramique, embrasse la vallée, mais c’est également celle de tout territoire caractérisé par un habitat alpin, des paysages agrestes, des bois de conifères, et de nombreux pâturages.
L’histoire de Torgnon se perd dans les détours des siècles, un pas en arrière et voilà la seigneurie de Cly dès le XIIème siècle, l’une des plus importantes du Duché d’Aoste. Depuis le château de Saint-Denis, les seigneurs de Cly contrôlaient leurs fiefs, Torgnon, Chambave et les territoires avoisinants mais leur domaine s’étendait aussi au-delà des Alpes, jusqu’à Sion. À cette époque la vie se déroulait ici comme ailleurs avec les restrictions imposées aux peuples par le système féodal.
Dès 1550, la seigneurie fut cédée à plusieurs seigneurs, jusqu’en 1750 quand les Bergera renoncèrent pour toujours à leurs droits féodaux sur la commune de Torgnon, en compensation de 9.730 lires. Les temps évoluent, le féodalisme reste seulement dans les pages des livres d’histoire, en laissant la place au conseil communal comme au conseil pastoral.
On ne connaît pas la date exacte de construction de la première église de Torgnon, mais le fait que celle-ci ait été mise sous la protection de Saint Martin indique qu’elle remonte à une époque très éloignée. L’élégante église, de style néogothique, à trois nefs, qui se dresse aujourd’hui, a été complètement reconstruite de 1864 à 1868, sur l’initiative du curé Perruchon. À l’intérieur de l’église un énorme crucifix du XVIème siècle en bois sculpté caractérise la nef principale avec ses 5 mètres de longueur sur 3 de largeur.
L’hospice de Chavacour témoigne des routes qui reliaient Torgnon au Valais par les cols de Chavacour, For, Collomb et Théodule, utilisés pour le commerce du bétail et du vin de Chambave.
De la période des seigneurs restent les canaux d’irrigations, entre autre celui de Pan Perdu dont les arcs surprennent encore par leur grandeur, les rascards, le moulin d’Etirol et les vestiges de l’hospice de Chavacour. Le rascard de Triatel figure déjà dans une reconnaissance de 1588, mais de récents sondages dendrochronologistes révèlent qu’il a été construit en trois étapes de 1462 à 1503.
L’histoire de Torgnon est jalonnée de notaires, avocats, professeurs, médecins et historiens, qui témoignent un amour atavique pour la culture. La fondation de la première école de filles remonte à 1704 tandis que celle de garçons arriva en 1786. Ensuite, de nombreuses écoles de village ont assuré à tous les enfants du pays le minimum de culture nécessaire.
Pôle culturel et social de Torgnon : la bibliothèque communale, ouverte depuis 1977. Son rôle ne se réduit pas au prêt de livres, mais il s’étend à l’organisation de cours, expositions, débats, recherches historiques sur le pays, qui contribuent à rendre plus vivante et dynamique cette petite communauté de montagne
Les changements survenus au fil du temps n’ont toutefois pas éloigné les torgnoleins de leurs traditions : le pain noir se fait toujours dans les fours communautaires ; les alpages sont entretenus et exploités; le patrimoine architectural se transforme tout en gardant ses lignes de bois et de pierre. Et un groupe folklorique, Les Sargaillons, veille au maintien du patrimoine musical et de danses.
Favorisé par sa forme d’amphithéâtre, ouvert au sud, abrité du vent froid du nord, le pays se prête à une agriculture florissante. Jadis, les forêts alternaient avec les champs de blé et de pommes de terre, cultivés en terrasses. Quand ce genre de culture ne s’est plus avéré rentable, les champs ont disparu, effacés par la progression des bois et la transformation des terrains en prairies. Seul l’élevage du bétail et la vie pastorale restent le vrai soutien du secteur agricole. La construction de routes, la mécanisation, la création d’un réseau d’irrigation informatisé et le remembrement parcellaire ont donné un souffle nouveau à l’agriculture de Torgnon. Jusqu’à la fin des années quatre-vingt, bon nombre de torgnoleins travaillaient dans les usines du fond de la Vallée. Suite à la crise industrielle, ils se sont tournés vers le tertiaire, et en particulier vers le domaine du tourisme. Ce secteur a démarré avec un certain retard, par rapport à d’autres communes de montagne valdôtaines. Les touristes anglais n’y trouvaient aucun sommet prestigieux et Torgnon ne fut pas touché par les premiers mouvements touristiques de la fin du XIXème siècle. Il a fallu attendre la construction de la route carrossable, en 1937, et l’apparition de deux premiers hôtels pour que le mouvement s’amorce.
À partir des années 60, un mouvement touristique rapide se réalise suite à la construction d’hôtels et résidences secondaires. Tant en été qu’en hiver, Torgnon offre l’attrait d’une station de moyenne envergure à caractère familial. Le domaine skiable devient de plus en plus ample et offre la possibilité de pratiquer ski de fond et de descente pour tous genres de passionnés, selon les différents degrés de capacité. En été, le paysage suggère au touriste de très belles promenades et excursions dans un milieu verdoyant et reposant.
Si le tourisme représente actuellement la principale ressource pour Torgnon, l’agriculture a le mérite d’avoir su conserver intactes et d’avoir valorisé les beautés naturelles du territoire. Quelles sont alors les perspectives pour le futur de cette commune ?
C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens.
Pubblicato / aggiornato
il 11/01/2021 alle 11:55
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Cultura / Video